mardi, novembre 29, 2022
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Un prisonnier politique iranien se suicide pour protester contre la torture

Un prisonnier politique iranien se suicide pour protester contre la torture

Un prisonnier politique iranien s’est suicidé samedi dans la sinistre prison de Gohardacht, disant qu’il ne supportait plus ce traitement cruel, et les autorités essaient de le dissimuler, selon un rapport confidentiel.

Bahram Tajic a été très clair sur les raisons pour lesquelles il voulait se suicider dans la prison de Karaj, citant les conditions de détention atroces, la torture et d’autres pressions, mais le directeur et les autorités du régime ont menacé les autres prisonniers de ne pas révéler la cause réelle du décès et ont fait croire qu’il était mort « d’une crise cardiaque ».

Autres signalements d’abus

D’autres rapports indiquent des situations choquantes sur le traitement des prisonniers dans la prison de Gohardacht.

Ali Farhadi, un prisonnier détenu dans la section des mineurs de la prison, a entamé une protestation contre la confiscation de ses effets personnels par des agents pénitentiaires. Les agents l’ont battu jusqu’à ce qu’il soit inconscient. Il a été transféré inconscient à la clinique de la prison et il n’y a aucune autre information sur son état.

Parallèlement, des prisonniers sunnites ont protesté contre la discrimination, les violations des droits humains et les mauvais traitements infligés aux prisonniers. Ils protestent également contre l’interdiction des fournitures médicales et du matériel de santé, contre la mauvaise qualité des aliments et contre la hausse des prix des articles de mauvaise qualité dans le magasin de la prison.

Comment tout cela a-t-il commencé ?

Ces mauvais traitements des prisonniers ont commencé avec l’avènement du régime et les mollahs ont depuis utilisé plus de 70 méthodes de torture, notamment l’amputation des mains et des pieds, l’arrachage des yeux, la compression de la tête des prisonniers avec le vice, la détention des prisonniers dans des cellules en cage sur une période allant jusqu’à sept mois, et le viol.

En 1986, l’ayatollah Montazeri, le dauphin de Khomeiny, a demandé : « Savez-vous que beaucoup ont été tués sous la torture par des interrogateurs ? Savez-vous que beaucoup de prisonniers ont été aveuglés, devenus sourds, paralysés ou souffrent de douleurs chroniques dues à des tortures sévères ? »

Depuis 1979, le régime a exécuté 120 000 prisonniers politiques, y compris des jeunes de 13 ans. Quelque 30 000 personnes ont été massacrées en deux mois en 1988 sur ordre du fondateur du régime, Ruhollah Khomeini, pour avoir soutenu la principale organisation démocratique d’opposition des Moudjahidine du Peuple d’Iran (OMPI). Les gardes pénitentiaires ont même extrait le sang des prisonniers avant de les exécuter sur ordre de Khomeini.

Le 23 décembre 2000, le représentant du Guide Suprême à Urmia, un individu dénommé Mollahassani, a cité Khomeini qui a dit : « Si les prisonniers sont au nombre d’un million, j’ordonnerai d’ouvrir le feu et de les massacrer en une nuit. »

Ce traitement horrible se poursuit toujours. En 2009, à la prison de Kahrizak, il y a eu un grand nombre d’exécutions et de tortures brutales suite aux grandes manifestations contre le régime. En 2018, selon Amnesty International, plus de 7 000 personnes ont été arrêtées lors des soulèvements de 2017-2018, et de nombreux décès suspects ont été enregistrés.

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