samedi, novembre 26, 2022
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Nouvelles accusations portées contre des prisonniers politiques iraniens

Nouvelles accusations portées contre des prisonniers politiques iraniens

Le régime des mollahs a porté de nouvelles accusations absurdes contre deux prisonniers politiques et militants des droits humains pour avoir osé protester contre l’exécution de trois prisonniers politiques kurdes et avoir refusé une inspection physique.

Le procès d’Atena Daemi et de Golrokh Iraee, qui s’est tenu le mardi 18 juin à la 26e chambre du Tribunal révolutionnaire de Téhéran, n’a duré que deux heures, ce qui est à peine suffisant pour que la défense puisse présenter ses arguments lors d’un procès.

Les deux militants des droits civiques ont comparu devant le tribunal pour les vagues accusations d’outrage au fondateur du régime Rouhollah Khomeiny et au Guide Suprême Ali Khamenei, de trouble de l’ordre au sein de la prison en s’opposant à une inspection et en chantant des hymnes de protestation le jour où les trois prisonniers politiques kurdes furent exécutés, et de propagande contre l’État en envoyant des lettres ouvertes à l’extérieur de la prison.

Il n’est pas rare que des prisonniers politiques soient rendus coupables de vagues accusations comme celles-ci. C’est une façon pour le régime de les intimider pour qu’ils gardent le silence sur les conditions qu’ils subissent eux aussi et les injustices qu’ils voient encore à l’extérieur des murs de la prison.

Daemi et Iraee, qui ont été accompagnés au procès par leurs avocats, devraient être condamnés dans les 10 jours à venir.

Daemi, qui purge actuellement cinq ans de prison pour ses activités civiles, a été arrêtée le 21 octobre 2014. Elle a commencé à purger sa peine en décembre 2016 à la prison d’Evin.

Iraee a été libérée le 8 avril 2019, après avoir purgé sa peine. Elle était emprisonnée depuis le 24 octobre 2016. Si elle est reconnue coupable, elle pourrait bien être renvoyée de force en prison.

Autres militants

Par ailleurs, trois militantes des droits des femmes ont été convoquées cette semaine au bureau du Procureur de la prison d’Evin. Maryam Mohammadi, Esrin Derkaleh et Nargess Khorrami sont toutes membres de l’association Neday-e Zananan-e Iran (Voix des femmes d’Iran).

D’autres membres du groupe – Akram Nasirian et Nahid Shaqaqi – ont été arrêtées le mois dernier. Nasirian a été libérée sous caution après 27 jours dans le pavillon 209 (le pavillon du ministère du Renseignement) d’Evin. Shaqaqi est toujours incarcéré.

La militante syndicale, Neda Naji, qui avait été arrêtée lors des manifestations de la fête internationale du travail à Téhéran, a, quant à elle, été transférée du pavillon 209 d’Evin à la sinistre prison de Qarchak à Varamin le samedi 15 juin.

Au moins 15 militantes syndicales ont été arrêtées lors des manifestations devant le Majlis (Parlement des mollahs) le 1er mai.

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