vendredi, décembre 2, 2022
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Un prisonnier politique écrit aux Nation Unies au sujet des abus en Iran

Un prisonnier politique écrit aux Nation Unies au sujet des abus en Iran

CNRI – Hassan Sadeqi, un prisonnier politique iranien actuellement derrière les barreaux dans la prison de Gohardasht (Rajai Shahr) à Karaj, au nord-ouest de la capitale iranienne, a adressé une lettre ouverte au Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies, protestant le refus des autorités de lui permettre de visiter son épouse détenue à Téhéran dans la sinistre prison d’Evin.

Voici le texte de sa lettre :

Au Conseil des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies,

Moi, Hassan Sadeqi, prisonnier politique détenu dans la prison de Gohardasht (Rajai Shahr) à Karaj, écris cette lettre pour m’exprimer au sujet de ma condition actuelle. Alors que j’ai prévu rendre visite à ma femme emprisonnée dans la prison d’Evin, un des gardiens de la prison, nommé Mohammadreza Shojai, a arbitrairement interdit ma visite avec ma femme. Quand j’ai demandé pourquoi il a répondu : « il y a une décision judiciaire qui t’interdit de rendre visite à ta famille. » Je lui ai demandé de me montrer la décision judiciaire qui a été émise pour moi et il a refusé de le faire, affirmant qu’il n’y était pas autorisé. Je lui ai demandé comment c’est possible qu’une décision judiciaire soit émise pour moi alors que je ne suis pas autorisé à connaître son contenu.

Quoi qu’il fût clairement entrain de mentir et qu’il n’y avait aucune décision judiciaire de ce genre, la structure judiciaire est si ignorante et abusive qu’un officier de rang inférieur aurait pu imposer arbitrairement des châtiments et du harcèlement aux prisonniers.

Il est important de noter que ma femme et moi sommes condamnés à 15 ans d’emprisonnement chacun depuis que nous avons été accusés de soutenir l’Organisation des Moudjahidine du Peuple d’Iran [OMPI ou MEK]. Le seul espoir pour nos enfants reste leur visite mensuelle avec nous. Dans de telles circonstances, les prisonniers politiques ne sont pas autorisés à passer des appels téléphoniques. Bien qu’il ait été accordé à mes enfants et moi les droits humains élémentaires afin d’avoir au moins un appel téléphonique, par tous les moyens, ils ont arrêté mon fils pour avoir fait l’effort de nous contacter et maintenant nous avons été tous privés de visites.

En effet, les pressions et la violation des droits proviennent d’une hiérarchie corrompue, de la répression et des tortures systématiques qui ont cours en prison. Torturer et harceler des prisonniers est devenu une norme. En tant que prisonnier dont les droits fondamentaux ont été violés, je veux que vous nous disiez quoi faire dans la situation actuelle où aucune justice n’existe.

Hassan Sadeqi
Prison de Gohardasht (Rajai Shahr) à Karaj

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