AccueilActualitésActualités: Droits humainsUn prisonnier exécuté avant la fin de son procès en Iran

Un prisonnier exécuté avant la fin de son procès en Iran

Un prisonnier exécuté avant la fin de son procès en Iran

CNRI – Un prisonnier dans le couloir de la mort a été exécuté la semaine dernière alors que sa famille a déclaré que son cas était toujours en train d’être étudié et sous la supervision du bureau du procureur et sa sentence n’avait pas été confirmée et juste mise en suspension. Lundi 2 janvier, la peine de mort de Nasrollah Khazaei sur les charges de « transport et possession de drogues » a été mise en œuvre dans la prison de Qazvin avant le lever du jour.

Après que la famille du prisonnier exécuté ait suivi son cas, plusieurs membres du pouvoir judiciaire du bureau du procureur du régime iranien à Téhéran ont déclaré que le prisonnier n’aurait pas dû être exécuté.

Le frère du prisonnier, dans une interview en persan avec une agence de presse, a expliqué : « Mon frère n’avait pas de casier judiciaire (concernant un crime). Le cas a été envoyé à Téhéran selon l’article 20 demandant la revue, mais on n’a donné aucune réponse. Ils ont déclaré que le cas prendrait deux ans. Depuis lors, la mise en œuvre avait été retenue dans ce cas suivant un ordre. »

Il a déclaré : « J’ai appelé le procureur et demandé une réponse. Ils ont dit que le cas de mon frère est toujours en appel et m’ont dit de rappeler le mois suivant. Je leur ai dit que mon frère avait été exécuté il y a sept jours. Ils m’ont demandé pourquoi ils l’avaient exécuté. Son affaire est toujours ouverte et n’est pas transmise à Qazvin. Il n’aurait pas dû être exécuté. Puis, ils ont transféré l’appel à plusieurs bureaux et fonctionnaires, ils ont tous dit qu’il n’aurait pas dû être exécuté. Ils ont affirmé que la sentence avait été suspendue et que la prison de Qazvin n’aurait pas dû procéder à l’exécution sans permission. »

Le frère de Nasrollah Khazaei a souligné : « Dimanche 1er janvier, lorsque nous avons rendu visite à mon frère, ils ne nous ont pas dit qu’ils allaient l’exécuter. Lundi, vers 6h, mon frère nous a appelés et nous a dit qu’ils l’amenaient pour l’exécuter. J’ai alors crié disant que le cas était toujours en train d’être étudié. Mon frère m’a dit qu’ils n’en avaient rien à faire de ce qu’il disait, et qu’ils n’acceptaient rien. Après cela, ils l’ont emmené et ont raccroché. »