AccueilActualitésActualités: Iran & MondeUn juge argentin désigne l’ancien dirigeant iranien comme un fugitif

Un juge argentin désigne l’ancien dirigeant iranien comme un fugitif

By Mayra Pertossi

Associated Press, Buenos Aires — Un tribunal vendredi a déclaré que l’ancien président iranien Hachemi Rafsandjani et huit autres suspects étaient des fugitifs de la justice argentine et qu’ils étaient recherchés en relation avec l’attentat à la bombe de 1994 contre un centre culturel juif.

Le juge Rodolfo Canicoba Corral a déclaré que ces neuf individus devaient être  considérés comme des fugitifs pour n’avoir pas répondu aux mandats d’arrêt lancés au début du mois de novembre, où il avait dit posséder des preuves “sérieuses” sur l’implication des suspects dans cet attentat.

85 personnes avaient été tuées et plus de 200 blessées, il y a douze ans lorsqu’une bombe avait explosée dans un camion devant l’immeuble de 7 étages de l’AMIA, dans la capitale Buenos Aires.

L’Iran a démenti tout implication et a dit qu’il ne reconnaissait pas la validité des mandats d’arrêt. Il a dit qu’il s’opposerait à toute tentative d’arrêter l’ancien président ou tout autre citoyen iranien. 

Canicoba Corral a également nommé des avocats pour la défense de Rafsandjani et des autres parce qu’ils n’en ont pas choisis.

Le procureur général Alberto Nisman a affirmé que la décision d’attaquer le centre juif avait été prise en 1993 “par les plus hautes autorités” à Téhéran, et que l’attentat avait été confié au groupe du Hezbollah.

La destruction du centre de l’AMIA, symbole d’une population juive de plus de  200.000 personnes, était la seconde attaque visant les juifs en Argentine dans les années 1990. En 1992, une bombe avait détruit l’ambassade d’Israël à Buenos Aires, tuant 29 personnes dans un attentat attribué aussi au Hezbollah.

Rafsandjani a été président en Iran de 1989 à 1997. Il est actuellement à la tête du Conseil de discernement des intérêts de l’Etat, qui sert de médiateur entre le parlement et les religieux au pouvoir. On trouve parmi les huit autres suspects touchés par les mandats d’arrêt d’anciens membres du gouvernement iranien et des autorités militaires et un ancien chef de la sécurité du Hezbollah.