mardi, novembre 29, 2022
AccueilActualitésActualités: Droits humainsUn jeune militant meurt dans des circonstances suspectes dans une prison iranienne

Un jeune militant meurt dans des circonstances suspectes dans une prison iranienne

Un jeune militant meurt dans des circonstances suspectes dans une prison iranienne

Un jeune iranien arabophone, Benyamin Albughobeish, a été tué dans une prison iranienne, selon des sources locales de défense des droits humains à Ahvaz, dans le sud-ouest de l’Iran.

Le 26 juin, les membres de la famille de Benyamin ont reçu un appel téléphonique du bureau du ministère iranien du Renseignement à Ahvaz, les informant du décès de leur fils au centre de détention du ministère du Renseignement de la ville.

Benyamin Albughobeish, 29 ans, son frère Mohammad-Ali Albughobeish, 26 ans, et sa mère, Maryam Zobeidi, 52 ans, ont été arrêtés le 15 mars 2018 à Ahvaz par des agents du ministère du Renseignement et de la sécurité (VEVAK).

Benyamin Albughobeish et son frère ont été libérés sous caution plusieurs mois plus tard, tandis que leur mère a été transférée à la prison de Sepidar à Ahvaz, puis libérée sous caution vers décembre 2018. Les deux hommes ont été arrêtés de nouveau au début de 2019 et libérés sous caution après deux mois.

L’un des parents d’Albughobeish a déclaré : « Ils ont tué Benyamin sous la torture. Il était jeune, en bonne santé et n’avait aucun problème. Les agents des services de Renseignement l’ont torturé et menacé, lui et sa mère, qui était emprisonnée à la prison de Sepidar. »

Le 26 mai 2019, Benyamin Albughobeish, son frère et sa mère ont de nouveau été arrêtés. Benyamin a été transféré dans un centre de détention qui serait sous le contrôle des Gardiens de la révolution (pasdaran). Son frère a été transféré à la prison de Sheyban à Ahvaz et leur mère à la prison de Sepidar, où ils sont toujours détenus.

Vendredi 28 juin 2019, Amnesty International a dénncé sur son site Internet les circonstances suspectes entourant la mort de Benyamin Alboghbiesh.

Alboghbiesh a été arrêté le 26 mai. Un mois plus tard, le 26 juin, sa famille a été informée par un agent des services de Renseignement qui serait affilié aux Gardiens de la révolution (pasdaran) qu’il était mort dans un centre de détention à Ahvaz, dans le sud du pays. Les autorités n’ont pas encore rendu son corps à sa famille, a déclaré le groupe de défense des droits humains.

Compte tenu de l’utilisation systématique de la torture dans les centres de détention iraniens, la mort d’un jeune homme issu d’une minorité ethnique largement persécutée et sans problème de santé connu, si peu de temps après son arrestation, soulève de graves préoccupations quant au fait qu’il a été soumis à la torture ou à d’autres mauvais traitements, qui pourraient avoir causé sa mort ou y avoir contribué, selon Amnesty International.

« Benyamin Alboghbiesh était un jeune adulte en bonne santé quand il a été arrêté. Sa mort alarmante, un peu plus d’un mois plus tard, soulève de sérieuses inquiétudes quant à son traitement et aux conditions de détention, notamment le recours possible à la torture. Les autorités iraniennes doivent immédiatement ordonner une enquête efficace et impartiale sur sa mort, notamment une autopsie indépendante, a déclaré Philip Luther, directeur de la recherche et du plaidoyer pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord à Amnesty International.

« L’incapacité d’un État à enquêter de manière adéquate sur les décès potentiellement illégaux de personnes en détention constitue une violation du droit à la vie. Toute personne reconnue responsable de sa mort doit être tenue responsable dans le cadre d’un procès équitable et sans recourir à la peine de mort. »

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe