mardi, février 7, 2023
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Un étudiant emprisonné en Iran pour blasphème

Un étudiant emprisonné en Iran pour blasphème

CNRI – Le directeur de la cyberpolice à Téhéran, connu sous le nom de FATA, a affirmé : « Selon les récentes observations des experts de FATA sur le net, une personne a publié du contenu sur les réseaux sociaux qui insultait les valeurs sacrées et semait le doute dans l’esprit des gens. FATA a identifié cet étudiant à Robat Karim (au sud-ouest de la province de Téhéran) et l’a arrêté sur ordre de l’appareil judiciaire. »

Le colonel Haj Ali Salehi a ajouté : « La promotion du vice dans le cyberespace est interdite. La cyber police iranienne poursuivra les cybercriminels sans pitié. »

Il faut noter qu’un autre jeune homme, Sina Dehghan, 21 ans, a également été accusé d’insultes aux valeurs sacrées et condamné à être exécuté par la 1ère branche de la Cour pénale d’Arak. Sa peine a été rendue en février 2016 par la Cour suprême iranienne.

La cyber Police (FATA) est chargée de contrôler les activités sur internet. Leur bévue le plus notoire est celui du blogueur Sattar Beheshti tué sous la torture en novembre 2012 pour avoir posté sur son blog du contenu dénonçant le Guide suprême des mollahs.

La cyber Police annoncent régulièrement l’arrestation de jeunes blogueurs, les accusant de « crimes cybernétique. » Le chef de la police FATA dans la Province de Gilan, a déclaré récemment : « la production [illicite] de distribution et d’accès à des données, de logiciels ou de tout type d’appareils électroniques illicites sont considérés comme des délits informatiques et quiconque commet de tels actes sera condamné de 91 jours à un an d’emprisonnement, ou devra payer une amende de 5 millions à 20 millions de Rials (US $166 $-662 $) ou les deux. »

En mars 2016, Reporters sans frontières (RSF) a déclaré que l’Iran est l’une des cinq plus grandes prisons de la planète pour les journalistes et est classé 173e sur 180 pays dans l’index de la liberté de presse de Reporters sans frontières en 2015.