CNRI – Un commandant des pasdaran a affirmé qu’en 2009, parmi les personnes blessées par balle lors des manifestations antigouvernementales en Iran, 830 personnes sont devenues paralysées à vie.
En 2009, le général Hossein Hamadani a été le commandant d’un régiment des pasdaran chargé de la répression des manifestations antigouvernementales à Téhéran. Il a fait ces déclarations dans une interview diffusée le 7 février par l’agence Fars. Après quelques heures, cette interview a été supprimée du site Internet de cette agence. L’agence Tasnim (liée à la Force Qods) a également publié cette interview avant de la supprimer à son tour.
Hamadani n’a pas révélé les noms des personnes paralysées à causes de leurs blessures par balle. Pendant le soulèvement de 2009 en Iran, plusieurs centaines de jeunes opposants ont été tués sous les balles des pasdaran et les paramilitaires de Bassidj. Néda Agha Soltan – une jeune-fille dont les images de l’agonie ont été diffusées sur Internet – est devenue le symbole des victimes de cette répression. Plusieurs victimes ont été renversées par des véhicules des pasdaran qui n’ont pas hésité à rouler sur la foule.
Les récentes déclarations d’un commandant des pasdaran selon lesquelles 830 personnes blessées par balle ont été paralysées à vie ont soulevé une vague d’indignation contre le régime des mollahs. Le dimanche 8 février, ce chiffre de 830 personnes a été démenti par un porte-parole des pasdaran.

