mardi, décembre 6, 2022

Un cadeau aux mollahs

Par James Morrison

The Washington Times, 1er mars – La secrétaire d’État Hillary Rodham Clinton offrira « un cadeau aux mollahs » qui oppriment le peuple en Iran, si elle ne supprime pas la résistance iranienne de la liste noire américaine des groupes terroristes, a déclaré mardi un membre du Parlement européen en visite.

« J’ai vu les éléments de preuves classifiés à l’encontre de la résistance, et c’est parfaitement risible », a déclaré Struan Stevenson, coprésident du comité parlementaire pour un Iran Libre à l’Embassy Row.

Le Département d’État est sous le coup d’un ordre d’une cour fédérale lui enjoignant de réexaminer le statut des Moudjahidines du peuple d’Iran et sa coalition, le Conseil national de la Résistance iranienne.

« Si elle les maintient sur la liste, ce sera un cadeau pour les mollahs », a déclaré M. Stevenson, membre du parti conservateur d’Écosse qui copréside le comité iranien avec un socialiste portugais.

M. Stevenson était à Washington lundi et mardi pour une tournée éclair de rencontres avec des responsables du Département d’État et des membres du Congrès pour renforcer les appuis à la radiation de la résistance iranienne de la liste terroriste.

L’ancien président Bill Clinton avait inscrit la résistance sur la liste pour satisfaire une demande essentielle du gouvernement iranien en 1997, quand il tentait d’établir des relations avec la théocratie intégriste islamique. Avant qu’elle soit listée comme groupe terroriste, la résistance travaillait ouvertement à Washington depuis des années.

M. Stevenson est un membre important du Parlement Européen qui déploie des efforts pour soutenir la résistance. En 2009, la Haute Cour européenne a ordonné à l’Union Européenne de supprimer la résistance de la liste des organisations terroristes européenne.

L’année passée, M. Stevenson a aidé à organiser une résolution parlementaire, appelant les États-Unis de suivre l’exemple de l’UE.

La résistance iranienne est le groupe « d’opposition le plus efficace » en Iran, a-t-il déclaré. La résistance a révélé l’existence du programme nucléaire iranien, et ses membres en Iran risquent leurs vies pour rendre compte des développements du régime.

« Pourquoi leur lions-nous les mains? » a demandé M. Stevenson.

La résistance civile en exil est à présent basée à Paris. L’aile militaire du groupe, désarmée par l’armée américaine en 2003, demeure à son siège, appelé le camp d’Achraf, en Irak.

La visite de M. Stevenson fait suite à une conférence majeure de partisans de la résistance qui s’est déroulée le mois dernier à Washington. La conférence bipartite incluait l’ancien procureur général Michael B. Mukasey, l’ancien sénateur Robert Torricelli, un démocrate du New-Jersey, l’ancien ambassadeur aux Nations Unies Bill Richardson, ainsi qu’un ancien gouverneur démocrate du Nouveau Mexique et l’ancien ambassadeur Dell Dailey, coordinateur de la lutte contre le terrorisme du Département d’État de 2007 à 2009.

M. Mukasey a applaudi Mme Clinton et le président Obama qui ont accusé le régime iranien d’hypocrisie pour avoir salué les soulèvements dans le monde arabe tout en réprimant brutalement l’opposition intérieure.

« Nous devons surmonter notre propre hypocrisie inhérente à notre politique à l’égard de l’opposition iranienne », a-t-il déclaré.

« Le département d’État maintient la [résistance] sur la liste des organisations terroristes. Cela a pour effet d’évincer du débat politique le groupe d’opposition iranien le plus important et le plus organisé, qui est redouté par les mollahs au pouvoir ».

M. Mukasey a servi sous le président George W. Bush, qui a aussi refusé de supprimer la résistance de la liste.

M. Torricelli a déclaré, « Nous comprenons tous la vérité. La [résistance] a été placée sur une liste d’organisations terroristes dans une stratégie de complaisance ».

 

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