CNRI – Une conférence de presse s’est tenu ce mercredi 14 février au Sénat pour annoncer la création d’un comité en faveur d’une autre politique pour l’Iran. Il a publié le communiqué suivant :
Le Comité Français pour un Iran Démocratique (CFID) vient d’annoncer sa formation dans une conférence de presse aujourd’hui au Sénat.
Formé à l’initiative de MM. Alain Vivien, ancien secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Jean-Pierre Michel, sénateur de Haute-Saône et François Colcombet, ancien député et magistrat, ce comité a présenté un rapport « pour une autre politique à l’égard de l’Iran ».
Le CFID a déclaré que cette position allait à l’encontre de l’arrêt du 12 décembre 2006 de la Cour de Justice des Communautés européennes supprimant l’OMPI de cette liste.
Le porte-parole du Quai d’Orsay, violant le principe de la présomption d’innocence et défiant l’état de droit, a déclaré le 9 février dernier à propos de l’OMPI que " cette organisation va rester sur la liste".
Le CFID demande l’application de la décision de la justice européenne et demande la fermeture du dossier totalement politique ouvert en France contre les membres du CNRI et sa présidente, Mme Maryam Radjavi. Aux yeux du CFID, insister pour maintenir l’OMPI sur cette liste revient à poursuivre les concessions au régime religieux en Iran, une politique qui n’a fait qu’encourager le régime iranien dans ses défis à la communauté internationale.
Dans son appel aux Français, le CFID demande justement l’abandon de cette politique. Une solution durable à la crise actuelle en Iran et au Moyen-Orient, déclare cet appel, ne peut aboutir ni par une politique de complaisance à l’égard du régime des mollahs ni par d’éventuelles interventions militaires dont l’engagement américain en Irak montre quotidiennement la dangereuse inefficacité.
La communauté internationale n’est en rien obligée de s’enfermer dans un dilemme et estime qu’elle n’est pas forcée de faire un choix inacceptable, voir une dictature se doter de l’arme atomique ou engager une nouvelle guerre dans une région déjà passablement explosive?
Etant donné que la France entre dans une année de consultations déterminantes pour son avenir, déclare le CFID dans son appel, les électeurs doivent connaître les positions qu’adopteront les candidats face à une menace capable d’entraîner une nouvelle guerre mondiale.
Il paraît nécessaire, aujourd’hui plus qu’hier, d’agir vite avant que l’arme atomique devienne un instrument de chantage à l’égard des démocraties et un moyen d’oppression durable pour le peuple iranien.
Sans doute, un consensus international serait l’acte le plus expédient. Il convient d’y travailler. Mais le CFID propose des mesures immédiates, notamment aider concrètement la résistance iranienne, des mouvements comme l’OMPI, qui défendent les valeurs universelles auxquelles un pays de liberté comme la France est profondément attachée.
Critiquant les déclaration récente du chef de l’Etat, le CFID déclare que ce n’est pas en inaugurant une tactique de conversations sélectives, comme le propose l’actuel président de la République Française, que l’on amènera le régime des mollahs à résipiscence. Cette inflexion surprenante de la diplomatie française fait bon marché de la solidarité européenne au moment même où l’Union donne l’impression de vouloir «élargir le champ des sanctions » infligées au pouvoir d’Ahmadinejad.
C’est dans cet esprit, conclut le CFID que nous avons décidé de créer en France un Comité Français pour un Iran Démocratique (CFID), comme il en existe déjà dans d’autres nations démocratiques. Nous appelons au rassemblement de tous les Français pour qui la vérité et la paix internationale passent avant toute autre considération.
Lors de cette réunion le sénateur Robert Badinter est intervenu pour condamner les violations des droits de l’homme en Iran, particulièrement les multiplications des exécutions depuis l’arrivée d’Ahmadinejad au pouvoir.
Jean-Pierre Béquet, maire d’Auvers-sur-Oise, a pour sa part annoncé son adhésion au CFID et dénoncé la duplicité des Etats qui ne veulent pas appliquer les décisions de justice européenne concernant l’opposition iranienne.
Comité Français pour un Iran démocratique

