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Un ancien vice-ministre reconnait l’ampleur de la corruption financière au sein des organes étatiques en Iran

Un ancien vice-ministre reconnait l’ampleur de la corruption financière au sein des organes étatiques en Iran

CNRI – Mohsen Safaei-Farahani (directeur exécutif du « Front de participation », ancien vice-ministre de l’économie et ancien conseiller du ministre de l’énergie dans le gouvernement de Mohammad Khatami) a déclaré que la corruption dans les organes étatiques est un problème structurel du régime iranien. Il a dit que les droits du peuple ont été ignorés pendant les 38 dernières années.

Dans une interview datée du 11 février avec l’agence de presse officielle ILNA, Safaei-Farahani a déclaré :

« Alors qu’en Iran, il y a un système parlementaire depuis plus de 100 ans, il y a encore beaucoup d’efforts à faire pour établir un Etat de droit dans notre pays. Les responsables des organes gouvernementaux ne respectent pas les lois et ne connaissent même pas Constitution. Les droits du peuple qui sont stipulés dans la Constitution ont été ignorés durant les 38 dernières années. Tous les gouvernements successifs ont promis chaque fois qu’ils vont lutter contre la corruption. La réitération de ce type de déclarations montre que la corruption est enracinée dans les institutions étatiques depuis plusieurs décennies. »

Selon Safaei Farahani, a ajouté : « Alors qu’on aurait dû privatiser les industries, on a placé les industries sous le contrôle des institutions étatiques qui n’ont aucune compétence pour gérer les activités économiques et c’était une très grande erreur. »

Une grande partie de l’économie iranienne est placé sous contrôle des fondations comme « Bonyad Mostazafan », lesquelles sont directement liées au guide suprême du régime et ne rendent de comptes à aucune autre autorité. Par ailleurs, des pans entiers de l’économie iranienne sont contrôlés par « Le Corps des gardiens de la Révolution » (les pasdaran).

Les experts estiment que l’absence de tout contrôle public sur les activités économiques et commerciales des pasdaran et des fondations liées au guide suprême du régime est la principal cause de développement de la corruption dans l’économie iranienne.