vendredi, février 3, 2023
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Toujours un penchant pour la complaisance ?

Toujours un penchant pour la complaisance ?      Editorial

The Washington Times – C’est avec une transparence extraordinaire, que le président Bush a dit clairement dans une interview publiée ce week-end qu’il ne se faisait aucune illusion sur l’attitude du président Mahmoud Ahmadinejad ou sur ce qui est en jeu dans la crise nucléaire avec l’Iran.

"Quand il dit vouloir détruire Israël, le monde doit le prendre au sérieux”,  a dit M. Bush dans une interview avec Bild am Sonntag, un hebdomadaire allemand. Selon une transcription non officielle de l’interview de Bild, M. Bush aurait également dit : "c’est une menace sérieuse, contre un allié des Etats-Unis et de l’Allemagne. Ce que veut dire aussi Ahmadinejad, c’est que s’il est prêt à détruire un pays, alors il est aussi prêt à en détruire d’autres. C’est une menace dont il faut s’occuper. »

L’interview fait suite à une rencontre à la Maison Blanche avec la chancellière allemande Angela Merkel, dont le président dit qu’elle est le partenaire clé dans les efforts internationaux pour mettre un frein aux efforts d’armement nucléaire de l’Iran. Alors que Mme Merkel est une amie des Etats-Unis qui a fait beaucoup pour changer le climat empoisonné des relations avec Washington que lui avait légué Gerhard Schroeder, l’Allemagne et l’Union européenne semblent généralement encore paralysées par la peur et l’indécision quand il s’agit de l’Iran. Par exemple, le propre ministre de la justice de Mme Merkel, Franz Josef Jung, a été cité par le New York Times mercredi disant qu’il serait difficile d’obtenir un succès diplomatique sans des négociations directes entre les Etats-Unis et l’Iran. 

En termes de progrès concrets vers l’élimination du programme d’armes nucléaires de l’Iran, la voie diplomatique a apparemment abouti à peu de chose. Le sous-secrétaire d’Etat Nicholas Burns a dit mardi à la presse à Paris (où les Etast-Unis tenaient des discussions préliminaires avec les représentants de la Grande-Bretagne, de la France, de l’Allemagne, de la Russie et de la Chine pour trouver un terrain d’entente sur la question iranienne) que le Conseil de Sécurité de l’ONU n’avait « aucune option » que celle d’entreprendre une action contre l’Iran en vertu du Chapitre 7 – une disposition de la Charte de l’ONU qui rend les résolutions obligatoires selon la loi internationale et peut être un précurseur à des sanctions ou une action militaire. » Les six nations devront reprendre les discussions à New York ce soir. 

Cependant, toux ceux qui espèrent qu’une action significative pour forcer l’Iran (que ce soit des sanctions ou des actions militaires) sortent rapidement de ces négociations vont être déçus. La Russie et la Chine font tout pour affaiblir ou bloquer des sanctions. Qui plus est, M. Burns a dit que des sanctions en pétrole et en gaz (en d’autres termes des sanctions douloureuses qui puissent vraiment gêner la capacité du régime à financer ses recherches sur l’armement et le terrorisme)  n’interviendront que plus tard, si les négociations échouent. Il a dit que cela pourrait prendre un mois ou deux de négociations et/ou de débat pour produire une résolution du Conseil de Sécurité. Cet emploi du temps offre à M. Ahmadinejad et à son régime plus de temps pour menacer et intimider les autres nations qui pourraient être tentées de soutenir des sanctions.

Effectivement, menacer c’est précisément ce que fait l’Iran. Mardi, par exemple, un commandant supérieur des gardiens de la révolution iranien a laissé entendre que le régime répondrait à une action militaire américaine de la même manière que l’avait fait Saddam Hussein il y a quinze ans quand le premier président Bush était entré en guerre pour libérer le Koweït, en attaquant Israël. Hier, M. Ahmadinejad a menacé de se retirer du Traité de Non-Prolifération nucléaire .

Les Européens ne peuvent pas écarter de telles menaces comme de simples bravaches. Comme l’écrivait  le 28 avril James Hackett, qui suit de près le programme d’armement de l’Iran, le missile Shahab-3 de l’Iran, avec une portée de 800 miles, peut atteindre toutes les parties d’Israël. S’il est combiné au Shahab-2, la portée du missile sera de plus de 2000 miles, lui permettant de toucher Berlin. L’Iran possède entre 50 et 100 Shahab et on pense qu’il en produit un par mois. Cette combinaison de missiles balistiques, d’armes nucléaires et d’idéologie révolutionnaire islamiste est ce qui rend le gouvernement iranien si dangereux. 

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