jeudi, décembre 8, 2022
AccueilActualitésActualités: Iran & MondeTony Blair reste ferme face à l'Iran

Tony Blair reste ferme face à l’Iran

Agence France Presse – Le Premier ministre britannique Tony Blair a répété mardi à une commission indépendante américaine sur l’Irak qu’une solution globale au Proche-Orient était nécessaire et il est resté ferme face à l’Iran, taxé de "menace stratégique dans la région".

La résolution du conflit israélo-palestinien doit être la priorité absolue, alors que l’Iran et la Syrie sont "confrontés à un choix stratégique", a dit M. Blair, selon des propos rapportés à l’AFP par l’une de ses porte-parole. Téhéran, a-t-il répété, doit être mis "face à ses responsabilités" sous peine d’"isolement".

Le Premier ministre britannique avait estimé lundi qu’"un nouveau partenariat" était certes "possible" entre l’Occident et l’Iran, mais il avait énoncé des conditions draconiennes pour Téhéran: suspension de l’enrichissement d’uranium, arrêt de son soutien à des mouvements extrémistes en Irak, au Liban et à Gaza et soutien au processus de paix israélo-palestinien.

M. Blair, contrairement à certaines attentes, a ainsi repris sans les modifier les grandes lignes d’une allocution faite le 1er août à Los Angeles: l’Iran et la Syrie peuvent rejoindre la communauté internationale s’ils en acceptent les règles de conduite, sinon ces deux pays doivent être "affrontés".

Il a repris lundi soir, dans un discours à la City, le même terme ("confronted"), quelques heures à peine après que le président américain eut opposé une fin de non recevoir à ce qui pourrait être l’une des recommandations du Groupe d’études sur l’Irak: l’ouverture de discussions directes avec l’Iran et la Syrie pour qu’ils usent de leur influence pour rétablir une certaine stabilité au Proche et Moyen-Orient.

Le Premier ministre britannique a réexposé cette analyse mardi depuis Londres, par liaison vidéo, à cette commission américaine présidée à Washington par l’ex-secrétaire d’Etat James Baker et chargée de faire des recommandations pour une sortie du conflit irakien.

M. Blair a lui-même qualifié de "malentendu fondamental" les spéculations sur son intention supposée de préconiser une ouverture du dialogue avec la Syrie et l’Iran pour qu’ils s’impliquent davantage dans la stabilisation de la région.

Ce n’est pas la priorité, "bien au contraire", a dit M. Blair pour qui l’on doit commencer par la Palestine, puis le Liban dans l’approche d’une "stratégie globale au Proche-Orient".

Il a prévenu que le conflit israélo-arabe était exploité par les extrémistes dans la région – dont l’Iran – pour radicaliser les musulmans modérés.

Quant à l’Irak, où la guerre a changé de nature sous les coups du terrorisme, il faut faire évoluer la stratégie, un changement qui doit, selon lui, dépasser le simple cadre des frontières de ce pays.

Avant de mettre en demeure l’Iran, M. Blair avait lundi soir évité d’évoquer la Syrie qui a pourtant fait l’objet de démarches diplomatiques britanniques récentes.

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe