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Une résolution de la Chambre des représentants des États-Unis condamne la minute de silence de l’ONU pour Raïssi

Une résolution de la Chambre des représentants des États-Unis condamne la minute de silence de l’ONU pour Raïssi

La commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis a présenté la résolution 1256, condamnant les Nations Unies pour avoir observé une minute de silence en mémoire d’Ebrahim Raïssi, l’ancien président du régime iranien. Cette résolution, soumise le 23 mai 2024 par sept membres du Congrès, critique cet hommage comme un mépris flagrant des principes de la Charte des Nations Unies.

Raïssi, qui a été le 8e président du régime de 2021 à 2024, a été largement dénoncé pour son rôle dans les violations des droits humains. Son implication dans les exécutions massives de 1988, qui ont coûté la vie à 30 000 prisonniers politiques, lui ont valu le surnom de « Boucher de Téhéran ». Raïssi a défendu ses actions, déclarant qu’il était fier d’être un « défenseur des droits de l’homme et de la sécurité du peuple ».

La résolution a été présentée par la représentante Carol Miller (R-WV), aux côtés des représentants Guy Reschenthaler (R-PA), Bill Huizenga (R-MI), Andy Biggs (R-AZ), Brian Babin (R-TX) , Tim Burchett (R-TN) et Claudia Tenney (R-NY). Il met en lumière la présidence de Raïssi marquée par une répression sévère des manifestations, notamment après la mort de Mahsa Amini, au cours de laquelle le régime « a tué plus de 500 personnes et en a vu plus de 22 000 arrêtées ». Les avocats des droits de l’homme attribuent des dizaines de milliers d’incarcérations, de tortures et d’exécutions sous le gouvernement de Raïssi.

La résolution affirme que la minute de silence de l’ONU, tenue à la demande de la Chine, de la Russie et de l’Algérie après la mort de Raïssi et du ministre des Affaires étrangères du régime Hossein Amir-Abdollahian, contredit l’engagement de l’ONU en faveur des droits humains fondamentaux.

Il dénonce en outre l’ambassadeur adjoint des États-Unis auprès de l’ONU, Robert Wood, pour avoir participé à la minute de silence, reflétant la profonde désapprobation des membres du Congrès à l’égard de ce geste.

Cette résolution souligne l’engagement des États-Unis en faveur des droits de l’homme et s’oppose à toute action perçue comme honorant les individus responsables de graves violations des droits de l’homme.

Le 29 mai, un responsable américain anonyme avait déclaré à Reuters : « Les États-Unis boycotteront jeudi un hommage des Nations Unies au président iranien Ebrahim Raïssi ».