
Libérer et renvoyer les agents poseurs de bombes auprès de leurs maîtres à Téhéran, via des moyens politiques ou judiciaires, encourage à la poursuite du terrorisme et des prises d’otages
Mehrdad Arefani, un agent du ministère du renseignement des mollahs, condamné à 17 ans de prison par le tribunal d’Anvers en Belgique, a demandé à être extradé vers l’Iran et remis au régime. Il a déjà purgé six ans de sa peine. Aujourd’hui, le tribunal de Bruxelles a rejeté la demande de ce mercenaire. Arefani faisait partie d’un groupe terroriste dirigé par Assadollah Assadi, un diplomate terroriste du régime, qui a orchestré le complot visant à faire exploser une bombe au Sommet mondial de la Résistance iranienne pour un Iran libre à Villepinte, près de Paris, en juillet 2018.
La Résistance iranienne salue la décision du tribunal et met en garde contre toute manœuvre politique ou judiciaire qui pourrait renvoyer ce mercenaire terroriste à ses maîtres à Téhéran. De telles actions ne feront qu’encourager le régime des mollahs à commettre d’autres actes de terrorisme et à se livrer à des prises d’otages.
La requête d’Arefani en faveur d’un rapatriement en Iran fait suite à un accord honteux impliquant le régime des mollahs, qui a vu la libération et le retour d’Assadi en Iran un an plus tôt. Dans un premier temps, Arefani a nié tout lien avec le ministère du renseignement et Assadi, affirmant que son arrestation avait été une erreur. Cependant, les enquêtes policières et les procédures judiciaires ont fermement établi son rôle actif dans le complot visant à faire exploser une bombe lors de l’événement à Villepinte. Le tribunal de première instance et la cour d’appel l’ont condamné à 17 ans de prison et l’ont déchu de sa nationalité belge et de son passeport. La Cour suprême de Belgique a confirmé cette condamnation le 17 novembre 2022.
Mehrdad Arefani a été recruté en prison pour agir contre l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI/MEK) au début des années 1980 et a ensuite été envoyé en Europe. Pour dissimuler son rôle d’agent du régime iranien, il s’est fait passer pour un intellectuel, un poète et un athée. Au cours de l’hiver 2017, il s’est rendu en Albanie sous prétexte d’accompagner la mère d’un martyr, dans le but de recueillir des informations sur l’OMPI et les lieux où elle se trouve dans le pays. Au cours de sa visite, Arefani a insisté, en vain, pour dialoguer directement avec des responsables de l’OMPI.
Les documents d’enquête de la police et du procureur révèlent qu’en plus de l’argent liquide trouvé au domicile d’Arefani lors d’une perquisition, plus de 226 000 euros avaient été déposés sur ses comptes en 2018, des paiements effectués par le ministère du renseignement.
La Cour d’appel d’Anvers, dans son arrêt du 10 mai 2022, a écrit qu’Arefani a également assisté à la réunion du 30 juin 2018 et disposait d’un téléphone portable opérationnel utilisé exclusivement pour ses contacts avec Assadollah Assadi. L’affirmation d’Arefani selon laquelle il utilisait un téléphone portable comme récepteur FM était fausse. On peut se référer au contenu de certains des messages échangés entre Arefani et Assadi le 17 juin 2018, plusieurs jours avant qu’Assadollah Assadi ne se rende en Iran pour achever les préparatifs d’un attentat planifié en utilisant le langage codé.
Le 10 mai 2022, la Cour d’appel a publié un communiqué sur son verdict, notant entre autres que Arefani, qui passait du temps près de la sortie de la salle, était parfaitement au courant de l’imminence de l’attentat à la bombe. Il a pu communiquer directement avec son commandant, Assadollah Assadi, qui lui avait donné l’ordre de le faire, a conçu l’ensemble du plan et a commandé les accusés Amir Sa’douni et Nasimeh Na’ami.
Le communiqué ajoute que Mehrdad Arefani a également recueilli des informations sur l’OMPI pendant cette période et les a envoyées à Assadollah Assadi depuis 2015. Il avait un téléphone portable opérationnel qui était utilisé uniquement pour maintenir le contact avec Assadollah Assadi.
Reconnaissant que les documents liant Arefani à Assadi sont irréfutables, l’avocat du régime auprès de la cour d’appel a tenté de faire passer l’implication d’Arefani pour de l’espionnage plutôt que pour du terrorisme, plaidant ainsi pour une peine plus clémente.
Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 27 mai 2024

