
Samedi une manifestation s’est déroulée devant l’ambassade du régime iranien sur la Place Iéna à l’initiative du collectif « la Révolution syrienne en France » pour condamner le rôle du régime iranien dans le carnage à Alep.
Une manifestation où à la fois la colère et l’espoir animaient les manifestants, syriens, iraniens et français. On pouvait apercevoir les drapeaux syriens et iraniens se cotoyer alors que des chants patriotiques étaient entonnés.
En plus des intervenants syriens et français plusieurs personnes ont pris la parole au nom de la Résistance iranienne lors de ce rassemblement dont Elham Zanjani et Hélène Fathpour de la commission des femmes du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI)
Hélène Fathpour a déclaré : La population d’Alep qui a donné au monde une inoubliable leçon de courage et de dignité. Comme l’a dit notre présidente Maryam Radjavi, Alep est le symbole éternel de la résistance et une source d’inspiration pour les peuples de la région et tous les défenseurs de la liberté qui veulent se débarrasser du fascisme religieux. Le régime de Téhéran est la source de la crise dans la région et des massacres en Syrie.
Elle a rappelé que « les mollahs d’Iran ont déployé à Alep 25 000 hommes en armes, des gardiens de la révolution et leurs milices irakiennes, le Hezbollah libanais, les Fatemyoun afghans, les Zeinabyoun pakistanais et une partie des milices syriennes.
Les gardiens de la révolution du régime iranien et leurs milices occupent de facto Alep-Est et y commettent des exactions sur la population, avec des cas d’exécutions collectives de civils, notamment de personnels hospitaliers et ils n’hésitent pas à ouvrir le feu sur les ambulances transportant des blessés. Le général Ghassem Soleimani, le boucher de Syrie, est à Alep et dirige ses hordes de chiens de guerre qu’il a lâchés sur le terrain pour multiplier les bains de sang.

En prolongeant le massacre de la population locale, le régime des mollahs entend modifier la composition démographique de la ville d’Alep et intensifier le climat de terreur », a-t-elle précisé.
Elle a aussi rappelé qu’en Iran, les dirigeants sanguinaires se sont félicités publiquement de la tragédie d’Alep et ont déclaré des jours de fêtes. Rohani, le président des mollahs, a téléphoné à Bachar Assad pour lui assurer que son régime, je cite « restera aux côtés du gouvernement syrien ».
Afchine Alavi, membre de la commission des affaires étrangères du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a pour sa part dénoncé l’attitude laxiste des puissances et de l’ONU il a déclaré : « Personne n’ignore, les raisons du blocage de la population d’Alep. La raison est la dictature sanguinaire des mollahs d’Iran et de leurs milices criminelles. Ils veulent anéantir toute résistance. » Il a ajouté : « Nous sommes ici pour dire avec le peuple syrien et le peuple iranien que le régime des mollahs doit être expulsé de Syrie, le Hezbollah et les milices sous les ordres des gardiens de la révolution (iranienne) doivent être expulsés. » S’adressant aux puissance il a dit : qu’attendez-vous de plus pour comprendre que le régime du Guide suprême iranien est le principal obstacle à toute solution et qu’il est la source de l’extrémisme, il est le parrain de Daech et le parrain d’Assad. »

