
Une frappe aérienne de précision américaine a tué 70 militants houthis, dont des commandants de haut rang et des experts iraniens du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), selon le ministre yéménite de l’Information, de la Culture et du Tourisme, Moammar Al-Eryani.
La frappe, qui a eu lieu le 2 avril, visait un rassemblement houthi au sud de la zone côtière d’Al-Fazah, dans la province de Hodeida. Al-Eryani a déclaré que ce site était utilisé pour planifier des attaques terroristes contre des navires commerciaux et des pétroliers en mer Rouge, dans le détroit de Bab el-Mandeb et dans le golfe d’Aden, des voies navigables stratégiques essentielles au commerce maritime international.
Selon le ministre yéménite de l’Information, Mouammar al-Eryani, cette frappe s’inscrivait dans le cadre d’une vaste campagne américaine d’opérations aériennes concentrées menée ces deux dernières semaines. Ces attaques ont visé des installations militaires, des fortifications, des dépôts d’armes et des systèmes de défense aérienne houthis dans plusieurs provinces et auraient tué des dizaines de combattants, dont des commandants de haut rang. Cependant, le bilan des victimes reste controversé.
Al-Eryani a souligné que les opérations américaines ont semé le chaos au sein des militants houthis et des conseillers iraniens. Malgré les tentatives des dirigeants houthis de dissimuler l’étendue de leurs pertes par le black-out médiatique et la suppression des rapports de victimes, les dégâts causés par ces opérations ont été considérables.
Le responsable yéménite a souligné que les récentes opérations américaines marquent une escalade marquée dans la confrontation avec les insurgés houthis, délivrant un message fort : les menaces pesant sur la sécurité régionale et les voies maritimes vitales seront combattues par des mesures décisives.
Le Telegraph a publié un article le 3 avril, suggérant que le régime iranien a pris la décision stratégique de retirer progressivement ses forces du Yémen. Les analystes estiment que cette décision est en partie due à la pression croissante exercée par le nombre croissant de victimes parmi ses forces et aux contraintes financières liées à la poursuite des guerres par procuration dans la région.
Le 5 avril, l’agence de presse Tasnim, dirigée par le CGRI, a démenti les informations faisant état de pertes de forces iraniennes au Yémen, les qualifiant de « fausses » et de relevant d’une campagne de guerre psychologique visant à entraîner la région dans un conflit plus large. Dans un message publié sur X (anciennement Twitter), Tasnim a déclaré : « Le martyre des forces iraniennes au Yémen suite à l’attaque américaine est une fausse information. Ces fausses nouvelles s’inscrivent dans une guerre psychologique visant à pousser la région vers une guerre plus vaste. Les responsables iraniens ont affirmé à plusieurs reprises que les forces d’Ansarullah au Yémen combattent les États-Unis et Israël indépendamment.»
Le régime iranien a toujours nié toute implication directe dans le conflit en cours au Yémen, malgré les preuves de son important soutien à la milice houthie.

