Agence France Presse – Les deux candidats en tête des sondages pour la présidentielle française, Nicolas Sarkozy à droite et Ségolène Royal à gauche, ont prôné une "grande fermeté" et des sanctions à l’encontre de l’Iran qui retient 15 marins britanniques.
"Retenir prisonniers les marins britanniques, c’est inadmissible, je le condamne avec la plus grande fermeté", a déclaré lundi M. Sarkozy à la presse.
"Je ne pense pas du tout qu’une frappe sur l’Iran arrangerait le moins du monde une situation déjà assez complexe, assez dangereuse", a-t-il ajouté. Il a dit croire à "l’unité de la communauté internationale, à la nécessité du dialogue, à la nécessité des sanctions" qui "commencent à faire leur effet".
Ségolène Royal, qui est la seule candidate en France à s’opposer à l’accession de l’Iran au nucléaire, même civil, a qualifié dimanche "d’otages" les 15 marins britanniques capturés le 23 mars par les forces iraniennes dans le nord du Golfe.
"Il faut une très très grande fermeté pour obtenir la libération immédiate de ces otages", a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle sur la chaîne de télévision Canal+, se disant en faveur de sanctions de l’Union européenne contre Téhéran si les marins n’étaient pas libérés.
Evoquant sa position controversée contre l’accession en l’état de l’Iran à toute forme de nucléaire, Mme Royal a déclaré: "toutes ces affaires prouvent que j’ai raison et qu’il n’y a aucune faiblesse à avoir".
Se déclarant "totalement solidaire" des autorités britanniques, elle s’est dite "choquée" par la diffusion d’images des marins.

