CNRI – Dans une conférence de presse à Londres le 31 mars, la Résistance iranienne a révélé les détails du plan de la prise d’otage des marins britanniques par le régime au pouvoir en Iran.
Hossein Abedini, membre de la Commission des affaires étrangères du CNRI a déclaré, que la Résistance avait obtenu des renseignements précis de l’intérieur du corps des gardiens de la révolution (CGR) indiquant que la capture des marins britanniques avait été minutieusement planifiée.
Le 23 mars, a-t-il précisé, les forces de la garnison de Khorramchahr, de la troisième région maritime de Mahchahr (marine du CGR) ont capturé les 15 marins britanniques. Selon ces renseignements, dès la veille la garnison de Khorramchahr avait été placée en état d’alerte afin de se préparer à lopération.
Le général Rachid Hosseini, commandant la troisième région maritime, a personnellement mené l’opération, durant laquelle il était en contact direct à Téhéran avec le général Morteza Safari de la marine des gardiens de la révolution.
Morteza Safari est un des officiers touché par les sanctions de la résolution 1747 du Conseil de Sécurité de l’ONU.
Le chef du service opérationnel de létat-major interarmes du CGR, le général Dehghan à Téhéran était le responsable de la coordination entre létat-major interarmes du CGR et létat-major général des forces armées.
Le général Rachid Hosseini a donné pour instructions de maintenir secrète cette capture et dinterdire la moindre fuite sur cette opération, insistant sur le fait que personne ne devait savoir quelle unité avait arrêté les marins.
Le dossier est à présent entre les mains dune cellule commune du ministère des Renseignements, du ministère des Affaires étrangères et de létat-major interarmes du CGR sous contrôle direct du Conseil suprême de sécurité nationale. Les forces du CGR et du ministère des Renseignements ont filmé et interrogé ces marins.
Létat-major de la marine du CGR est en état d’alerte et à létat-major de crise, il a été décidé de dissimuler que cet événement a été planifié à lavance, parfaitement exécuté sans la moindre fuite.
Hossein Abedini a également révélé que létat-major commun avait estimé que les démarches de l’Angleterre et l’inquiétude exprimée par le Conseil de Sécurité de l’ONU étaient de la simple propagande et avait qualifié de faible la position de l’Angleterre.
Cest pourquoi Laridjani, le secrétaire du Conseil suprême de sécurité national a déclaré que la femme soldat britannique nallait pas être libérés à cause de comportement insultant de l’Angleterre.
Hossein Abedini a poursuivi en précisant que le régime avait planifié cet acte de chantage international pour détourner lattention de ses projets nucléaires, en avançant pour prétexte que les marins se trouvaient dans les eaux territoriales iraniennes, ce qui est totalement faux. En réalité cette prise dotage sinscrit dans le cadre de sa politique d’exportation du terrorisme et de l’intégrisme.
La Résistance iranienne appelle à une politique de fermeté et à l’adoption de sanctions générales contre ce régime, comme le seul moyen efficace pour le contrer.
Cette prise d’otage des marins britanniques est un signe manifeste de terrorisme international et le résultat de deux décennies de la politique de complaisance qui a encouragé les mollahs dans le terrorisme et l’intégrisme. Labsence de fermeté face à cet enlèvement et ce chantage permet aux mollahs den tirer de grands profits dans leur politique étrangère.
Aujourd’hui il est temps dabandonner la politique de complaisance pour empêcher les mollahs de mettre davantage en péril la sécurité de l’Europe.
La seule politique juste vis-à-vis d’un régime qui met en danger la paix, cest la fermeté. Une politique composée de deux éléments : d’une part, la rupture des relations politiques et économiques et la mise en uvre de sanctions, et dautre part la levée des obstacles et des restrictions dont est victime son opposition, en particulier le retrait de l’étiquette illégale de terroriste collée aux Moudjahidine du peuple.
Hossein Abedini a affirmé que l’insistance du gouvernement britannique ces trois derniers mois pour ne pas appliquer le verdict de la Cour européenne de Justice annulant cette étiquette a assuré aux mollahs que la violation de la résolution de Conseil de Sécurité, la poursuite de lenrichissement d’uranium et son ingérence en Irak ne rencontreraient aucune réaction sérieuse.

