mercredi, avril 24, 2024
AccueilActualitésActualités: Terrorisme & intégrismeDes documents divulgués révèlent comment le guide suprême dicte le Parlement et...

Des documents divulgués révèlent comment le guide suprême dicte le Parlement et usurpe les richesses de l’Iran

Des documents divulgués révèlent comment le guide suprême dicte le Parlement et usurpe les richesses de l’Iran

Parmi les documents obtenus par le groupe de cyber activistes GhiamSarnegouni suite à l’infiltration et la prise de contrôle des serveurs du parlement des mollahs, nous en trouvons un contenant une lettre confidentielle de Mohammadí Golpayegani, chef du bureau du Guide suprême, au président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf. Dans cette lettre estampillée « action urgente », les demandes suivantes ont été dictées au Parlement :

1- Augmentez les fonds pour le Centre de services aux séminaires religieux.
2- Allouez 100 milliards de tomans au Fonds de dotation pour les séminaristes étrangers de la Société des Compagnons du Prophète.
3- Allouez une ligne budgétaire aux sanctuaires saints.
4- Augmentez le budget des sanctuaires sacrés de 30 milliards de tomans à 80 milliards de tomans.

5- Allouez 100 milliards de tomans au Fonds Balagh pour soutenir les « prédicateurs autochtones » dans les pays étrangers.

6- Augmentez le budget de l’Assemblée mondiale de l’éveil islamique et de l’Assemblée mondiale d’Ahlul Bayt.

7- Demandez une allocation budgétaire à « certaines institutions affiliées et institutions liées au bureau » [le bureau du Guide Suprême].

8- Demande d’une augmentation de 100 % des fonds pour « soutenir les écoles religieuses sunnites et soutenir les moyens de subsistance des religieux sunnites ».

Dans ces dossiers, le bureau du guide suprême iranien, Ali Khamenei, étend son influence au-delà de simples directives. Il comprend en annexe une liste de diverses institutions cherchant des allocations budgétaires, drainant encore davantage les fonds de la population iranienne pour alimenter la propagande extrémiste à l’étranger et poursuivre les sinistres projets du régime.

Dans une dictature, la notion de branches indépendantes du pouvoir est inexistante comme en témoigne ce document révélant comment le parlement sert le règne de Khamenei. De la même manière que le président du régime Ebrahim Raïssi se conforme aux ordres de Khamenei, le parlement est obligé de promulguer ses directives, leur conférant un vernis législatif.

L’économie iranienne est dominée par des entités associées au Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) et au bureau de Khamenei, ce qui contraint les entreprises gouvernementales et privées à prospérer uniquement grâce à leurs relations avec les responsables ou leurs proches. Les banques, les établissements de crédit et même la bourse participent à l’exploitation des richesses populaires.

Le CGRI, en tant que plus grande force armée et principal instrument économique d’Iran, exerce un contrôle total sur les quais, les postes frontaliers et les activités illicites, notamment la vente aux enchères de matières premières et la contrebande de stupéfiants.

Dans ce cycle, le guide suprême du régime dicte, le parlement légifère, le gouvernement exécute et le pouvoir judiciaire punit la dissidence contre la corruption et la criminalité dominantes.

Suite à l’échec de la stratégie de guerre contre l’Irak, le régime des mollahs a eu recours à des crimes flagrants pour perpétuer son pouvoir. Cela comprenait le massacre de prisonniers politiques en 1988, les assassinats ciblés d’intellectuels (meurtres en chaîne), les projets nucléaires, de missiles balistiques et de drones, la promotion de réseaux mandataires dans les pays de la région et le soutien au terrorisme mondial.

Le budget principal du pays, provenant des réserves pétrolières, des richesses minières ainsi que de sources illicites, soutient financièrement un large éventail de responsables et d’agences essentiels au maintien du régime de Khamenei. Certains d’entre eux incluent :

– Centre des services des séminaires religieux

– Organisation islamique de propagation (Organisation islamique de développement)

– Conseil Suprême des Séminaires

– Société internationale Al-Mustafa (Université internationale Al-Mustafa)

– Organisation islamique pour la culture et la communication

– Conseil politique des séminaires des sœurs

– Bureau de propagation islamique du Séminaire de Qom (Séminaire islamique de Qom)

– Conseil de planification pour la gestion des séminaires du Khorasan

– Fondation et organisation caritative

– Conseil de coordination pour la propagation islamique (Conseil de coordination du développement islamique)

– Assemblée mondiale Ahl Al-Bayt

– Le Forum Mondial de Proximité des Ecoles de Pensée Islamique

– Siège pour la Promotion de la Vertu et la Prévention du Vice

– Centre des Affaires de la Mosquée

– Institut culturel et de recherche de la Révolution islamique

– Conseil politique des dirigeants des prières du vendredi

– Académie de langue et littérature persanes

– L’Institut de compilation et de publication des œuvres de l’Imam Khomeini

– Institut de recherche sur la culture et la pensée islamiques

– Institut d’éducation et de recherche Khomeini

– Siège de l’institution des prières du vendredi

– Centre de Recherche Informatique des Sciences Islamiques (CRCIS)

– Institution de l’Encyclopédie islamique Feqh

– Séminaire d’art de l’Organisation de propagation islamique

– La Fondation Encyclopédie Islamique

– Institut de réponse aux affaires des mosquées

– Université Imam Sadegh

– Université internationale Imam Khomeini

– Ahl al-Bayt

Université internationale (AS)

– Université Sura

– Secrétariat du Conseil Suprême de la Révolution Culturelle

– Fondation Saadi

– Séminaire et Institut de Recherche Universitaire

De nombreuses institutions ont des organisations affiliées et des représentants dans divers pays du monde. Ils effectuent des transactions avec des sociétés étrangères et même avec des gouvernements par l’intermédiaire du ministère des Affaires étrangères du régime iranien, souvent sous d’autres noms.

S’attaquer au réseau d’infiltration du régime iranien et à la contrebande est crucial pour protéger la nation et ses citoyens contre la tyrannie. Alors que quatre décennies de crimes commis par Téhéran sont désormais flagrantes pour la communauté internationale, le moment est venu de prendre des mesures décisives pour couper la portée des religieux dans les domaines ciblés. Atteindre cet objectif nécessite une volonté politique et une détermination sans faille des gouvernements occidentaux.