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A l’anniversaire de la mort de Soleimani, les autorités iraniennes profèrent des menaces terroriste

Ebrahim Raïssi, le chef du pouvoir judiciaire du régime (à gauche) et le cerveau du terrorisme en Iran, Qassem Soleimani

Le 3 janvier marque le premier anniversaire de l’élimination de Qassem Soleimani, l’ancien cerveau du terrorisme iranien. Les responsables du régime ont émis des menaces terroristes le jour de l’anniversaire de la mort de Soleimani, mettant ainsi en exergue la nature terroriste du régime.

Ebrahim Raïssi, chef du pouvoir judiciaire du régime, a déclaré vendredi : « L’ennemi devrait s’attendre à une vengeance implacable. Ils devraient s’attendre à une vengeance implacable. » Qualifiant les groupes terroristes de « forces de résistance », Raïssi a déclaré qu’ils « détermineront quand et où prendre leur revanche ». « Ceux qui ont joué un rôle dans ce crime ne seront en sécurité nulle part dans le monde. Les forces de résistance ont cette volonté de fer de se venger », a ajouté M. Raïssi.

Raïssi, l’un des principaux responsables du massacre de plus de 30 000 prisonniers politiques en 1988, a souligné l’intention du régime de continuer à répandre le terrorisme dans la région, en l’appelant « pouvoir ».

« Le pouvoir que Haj Qassem Soleimani a créé dans la région ne doit pas disparaître », a-t-il déclaré.
Le 3 janvier, Qassem Soleimani, chef de la force terroriste Qods affiliée aux Gardiens de la révolution (pasdaran), et Abu Mehdi al-Muhandis, chef de la Force de mobilisation populaire irakienne (PMF), ont été tués lors d’une attaque de drones américains près de l’aéroport de Bagdad.

Ebrahim Raïssi (2ème à partir de la droite), Qassem Soleimani (3ème à partir de la droite) et Abu Mehdi al-Muhandis (1er à partir de la gauche) lors d’un rassemblement à Machhad, Iran – 2018.

Avant Raïssi, Ali Khamenei, Guide Suprême des mollahs, a fait l’éloge de Soleimani et de ses actions meurtrières. « Les auteurs du meurtre du général Soleimani devront répondre de leurs crimes et [Soleimani] sera vengé. Cela pourrait arriver à tout moment, n’importe où », a-t-il déclaré le 14 décembre, lors d’une réunion avec la famille de Soleimani.

En raison des crimes de Soleimani en Iran et à l’étranger, sa mort a été célébrée dans de nombreux pays, dont l’Iran, l’Irak et la Syrie. Des ressortissants palestiniens et irakiens ont réitéré leur haine envers Soleimani et le régime cette année en détruisant ses photos. En Iran, des jeunes insurgés ont brûlé les bannières de Soleimani tout au long de l’année dernière, faisant ainsi écho à l’abhorrassions pour ce criminel de guerre éliminé.

Pourtant, les responsables du régime et les apologistes des mollahs considèrent Soleimani comme un « héros » et l’encensent.

پاره کردن بنر پاسدار قاسم سلیمانی در غزه

Ismael Qaani, successeur de Soleimani dans la force Qods, a proféré vendredi des menaces, soulignant que malgré l’élimination de Soleimani, qui a porté un coup majeur à l’appareil terroriste de Téhéran, le terrorisme du régime n’a pas pour autant pris fin.

« Ceux qui sont impliqués dans l’assassinat du martyre Soleimani devraient apprendre à vivre secrètement comme Salman Rushdie. Parce que la République islamique se vengera du sang de Soleimani », a-t-il déclaré.

Rouhollah Khomeini, l’ancien guide suprême du régime, a émis une fatwa pour tuer l’écrivain britanno-indien Salman Rushdie en 1989. Plusieurs tentatives ont été faites sur la vie de Rushdie en se basant sur la fatwa de Khomeini, et le Guide Suprême actuel, Ali Khamenei, l’a réaffirmé en 2005.

En plus de Qaani, le soi-disant « président modéré » du régime, Hassan Rohani, a déclaré que Soleimani et Mouhandis étaient « des âmes précieuses pour nous ».

« Au cours des 37-38 dernières années, j’ai parlé pendant des centaines, voire des milliers d’heures avec [Soleimani]. Nous avons eu des discussions au cours des 40 dernières années. Il était très confiant quand il s’agissait de plans dangereux et était toujours prêt », a déclaré M. Rohani. Il a également menacé le président des États-Unis de « mort dans les semaines à venir ».

Soleimani est responsable de la mort de milliers d’innocents en Syrie pour soutenir la dictature de Bachar El-Assad depuis le début de la guerre en Syrie en 2011. Il a formé et envoyé en Syrie de nombreux groupes de substitution, composés de combattants étrangers, qui ont massacré la population. Soleimani a également joué un rôle clé dans l’exportation du terrorisme du régime dans les régions, notamment en Irak et au Liban, en créant et en finançant des groupes terroristes par procuration.

Dimanche 27 décembre, Hassan Nasrallah, chef du Hezbollah, a fait l’éloge de Soleimani pour son « soutien logistique » au Hezbollah, ajoutant que Soleimani n’a reconnu « aucune ligne rouge » dans l’envoi de missiles 9M133 Kornet à Gaza pour le Hamas et le Jihad islamique. Nasrallah a reconnu qu’après la guerre de 33 jours en 2006, lorsque 200 000 maisons ont été détruites au Liban, Soleimani a payé un an de loyer et de dépenses aux familles qui ont perdu leur maison.

Malgré les crimes de Soleimani, les hauts responsables du régime continuent de l’encenser pour son rôle dans l’exportation du terrorisme et du chaos à l’étranger et pour avoir préservé la soi-disant profondeur stratégique du régime.

Lundi, Mohsen Baharvand, vice-ministre des Affaires juridiques et internationales du ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, a souligné les relations étroites de Zarif avec Soleimani. Baharvand a souligné qu’il n’y a aucune différence entre le cerveau du terrorisme et le principal démagogue du régime, Zarif.

« Le général Soleimani se rendait régulièrement au bureau d’étude à 6 heures du matin le mardi et avait une réunion de coordination avec le Dr Zarif jusqu’à 7h30 », a déclaré M. Baharvand.

Zarif et Soleimani ont coordonné leurs efforts sur l’exportation du terrorisme.

Conclusion

Les récentes menaces des dirigeants du régime indiquent que si la mort de Soleimani a porté un coup majeur à la machine terroriste du régime, le terrorisme est une partie inséparable de la théocratie au pouvoir. Les propos de Rohani, et les aveux de Baharvand concernant les visites régulières entre Zarif et Soleimani, prouvent qu’il n’y a aucune différence entre les soi-disant « modérés » et les dirigeants du régime qui sont ouvertement impliqués dans le terrorisme.

Les 27 novembre et 3 décembre ont marqué le procès historique en Belgique du diplomate-terroriste iranien Assadollah Assadi et de ses co-conspirateurs pour leur tentative de faire exploser le rassemblement de l’opposition en 2018 en Europe.

En tant qu’autorité supérieure d’Assadi, Zarif a facilité ce crime en accordant des privilèges diplomatiques à Assadi pour transférer la bombe de l’Iran vers l’Europe et était pleinement conscient de cette opération. Zarif a ordonné à Assadi de ne pas comparaître devant le tribunal, de remettre en question la légitimité du tribunal belge et de réclamer l’immunité diplomatique.

Zarif a également tenté de blanchir ce crime et a qualifié le complot d’attentat à la bombe d’opération « faux drapeau », alors que son diplomate a été pris en flagrant délit.

Pourquoi Zarif et son agent ne demanderaient-ils pas l’immunité diplomatique, ne mineraient-ils pas le pouvoir judiciaire belge et ne refuseraient-ils pas l’opération, alors que les dirigeants européens favorisent les négociations avec Zarif et son régime ? Les dirigeants de l’Union européenne ne font pas que nuire au peuple iranien en aidant ce régime barbare et en signant des accords économiques avec lui, mais ils mettent en danger la sécurité de leurs propres citoyens lorsqu’ils maintiennent leurs relations avec le régime et son principal apologiste, Zarif.

L’inaction de l’Union européenne a encouragé les mollahs à tenter de poser une bombe au cœur de l’Europe. La persistance de cette inaction a encouragé Téhéran à proférer des menaces de mort et à poursuivre ses activités malveillantes dans la région. Il est temps que les dirigeants de l’UE mettent fin à la politique de complaisance, ferment les ambassades des mollahs en Europe, expulsent les agents de Téhéran et sanctionnent Zarif et tous les autres responsables pour leur rôle dans le terrorisme et les violations des droits humains.