lundi, janvier 30, 2023
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Suspicions autour de l’uranium iranien

Suspicions autour de l’uranium iranienPar Tom Walker

The Sunday Times – Les inspecteurs de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (AIEA) demandent aux dirigeants iraniens des échantillons prélevés sur des machines provenant d’un site nucléaire rasé en 2004 afin de confirmer la découverte de traces d’uranium enrichi au degré adéquat pour le développement de bombes.

 

Les diplomates en contact avec l’AIEA à Vienne ont déclaré hier qu’ils désiraient déterminer si le Centre de recherches physiques de Lavizan, au nord-est de l’Iran, était impliqué dans un programme d’armes illicite.

Cette demande de l’AIEA fait suite à une enquête préliminaire ayant conclu qu’une pièce de l’équipement du site portait des traces d’uranium hautement enrichi.

Ce dernier événement a toutes les chances d’alimenter les suspicions en Amérique et dans les autres pays occidentaux selon lesquelles l’Iran serait plus proche de la bombe nucléaire que pourrait le croire l’AIEA. Mais les traces d’uranium pourraient être aussi le résultat d’une contamination accidentelle de matériel obtenu par l’Iran auprès d’un pays étranger.

Le gouvernement du président Mahmoud Ahmadinejad, qui a déclaré qu’Israël devait être rayé de la carte, insiste toujours sur le fait que son équipement nucléaire est destiné uniquement à la génération pacifique d’énergie.

Une équipe de l’AIEA négociant avec les dirigeants iraniens veulent inspecter des machines et des équipements spécifiques provenant de Lavizan.

« C’est un travail minutieux et nous n’avons pas le droit à l’erreur », a expliqué un haut responsable de Vienne. « Nous examinons des parties par billion dans certains de ces tests ; il est très difficile d’en connaître la signification, c’est pourquoi nous demandons de nouveaux échantillons. »

Des tests similaires réalisés par l’AIEA dans le passé avaient démontré que l’isotope d’uranium-235 hautement enrichi trouvé sur d’autres machines provenait du Pakistan, a-t-il dit. On pense qu’il serait arrivé en Iran par le biais du réseau de prolifération d’A. Q. Khan, le « père » de la bombe nucléaire pakistanaise.

Tandis que les négociateurs de Grande-Bretagne, de France, des Etats-Unis, de la Russie et de la Chine se préparent pour des négociations au Bureau des Affaires Etrangères demain à Londres afin de proposer de nouvelles mesures incitatives à l’Iran et le persuader d’abandonner son programme d’enrichissement, un général en retraite de l’armée du Pakistan a divulgué les preuves de l’ambition de longue date des mollahs de se procurer la bombe nucléaire.

Le général Mirza Aslam Beg a évoqué une visite iranienne en 1990 à Islamabad, alors qu’il était chef d’état-major. « Ce n’est pas la technologie qu’ils voulaient », a-t-il dit. « Ils ont demandé : ‘Pouvons-nous avoir la bombe ?’ Ma réponse a été qu’ils pouvaient bien sûr l’avoir mais qu’ils devaient la faire eux-mêmes. Personne ne nous l’a donnée à nous. »

Il a affirmé qu’en janvier dernier, des dirigeants iraniens lui avaient demandé ce qu’ils pouvaient faire pour parer à une frappe contre leurs sites nucléaires et il leur avait conseillé de bien faire comprendre que la réponse de l’Iran serait une attaque contre Israël.

Ahmadinejad a continué de chercher à se rallier un soutien international pour ses ambitions nucléaires hier à l’occasion d’un sommet islamique en Indonésie. Il a fait pression sur ses homologues et a fait part de son désir de négocier avec n’importe quel pays, sauf Israël, mais pas sous la menace de la force.

 

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