CNRI – Le 25 janvier à Bruxelles, le sénateur Dirk Claes remettait à Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, une déclaration de soutien signée par une majorité de sénateurs belges. L’initiative s’est déroulée dans une conférence transatlantique portant sur « Le camp d’Achraf et la politique vis-à-vis de l’Iran ». Mme Radjavi y recevait de hauts responsables des administrations Clinton, Bush et Obama, ainsi que des leaders politiques européens et de grandes figures du droit international et de la défense des droits de l’homme.
Avant de faire la lecture de la déclaration, le sénateur Claes a pris la parole :
Tout d’abord je voudrais souhaiter la bienvenue à nos invités venus de l’autre côté de l’Atlantique pour se joindre à cette conférence internationale sur l’Iran et une opposition démocratique.
Il y a quelques années, lorsque nous avons commencé à contester l’inscription de l’OMPI sur la liste noire, en Belgique et en Europe, nous étions très peu. Nous avons eu un travail difficile, dans les parlements nationaux et assurément au Parlement européen. Je me souviens qu’alors M. Stevenson, M. Casaca et M. Quadras étaient les trois hauts responsables politiques et courageux qui travaillaient dur au Parlement européen, merci pour tous vos efforts.
En Belgique, nous avons adopté plusieurs résolutions dans les deux Chambres, à la Chambre et du Sénat, pour demander le retrait de l’OMPI de la liste du terrorisme. Et finalement, sous l’excellente direction de Mme Radjavi, la Résistance iranienne a pu voir, sur les décisions de plusieurs tribunaux en Grande-Bretagne et en Europe, le nom de l’OMPI retiré de toutes les listes noires en Europe en 2009.
Maintenant, après ces jours difficiles, nous voyons que le soutien international à notre campagne s’étend dans le monde entier et s’accroît de jour en jour.
En Belgique, nous avons récemment reçu le soutien de la majorité des sénateurs de tous les partis politiques pour Achraf, l’OMPI et la troisième voie de Mme Radjavi.
Texte de la déclaration
Le Sénat de Belgique,
Considérant que 3.500 parlementaires des deux côtés de l’Atlantique ont signé une déclaration en faveur des résidents du Camp d’Achraf en Irak, soulignant l’impératif de fournir et de garantir une protection à ces habitants par les forces de l’ONU et des États-Unis, tout en exprimant leur soutien à la Troisième Voie proposée par la Présidente élue du Conseil national de la Résistance iranienne, Mme Maryam Radjavi ;
Considérant que le Parlement européen a adopté une résolution le 24 avril 2009 sur le camp d’Achraf en Irak, où résident 3.400 opposants iraniens dont mille femmes, avec le statut de personnes protégées en vertu de la Quatrième Convention de Genève;
Considérant que le mouvement d’opposition iranien les Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI ) a été retiré des listes noires du Royaume-Uni et de l’Union européenne respectivement en 2008 et 2009 à la suite d’une série de décisions de justice;
A. Vu que des parents des résidents d’Achraf ont été condamnés à mort par le régime iranien après avoir visité le camp ;
B. Vu que le gouvernement irakien poursuit son siège inhumain d’Achraf, commencé début 2009, et créé un grave risque de massacre des habitants;
C. Vu que des restrictions sont imposées à Achraf sous prétexte de l’inscription de l’OMPI sur la liste noire des États-Unis;
D. Vu que dans son jugement de juillet 2010 en faveur de l’OMPI, la Cour d’appel fédérale du District de Columbia a ordonné au Département d’État de revoir sa décision concernant l’inscription sur la liste noire de l’organisation;
1. Nous appelons le gouvernement de Belgique à:
• Exhorter le gouvernement américain à retirer l’OMPI de sa liste noire;
• Exhorter les États-Unis à garantir la protection d’Achraf et à demander à l’ONU d’établir une équipe de surveillance dans le camp;
2. Nous demandons au Secrétaire général des Nations unies et à la Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Irak (MANUI) de réaffirmer le statut juridique des résidents d’Achraf comme des personnes protégées en vertu de la Quatrième Convention de Genève, et d’interdire tout déplacement forcé des habitants à l’intérieur de l’Irak ou toute violence contre eux.

