samedi, novembre 26, 2022
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Soutenez l’opposition en Iran, réhabilitez l’OMPI – Lord Temple-Morris

Soutenez l’opposition en Iran,  réhabilitez l’OMPI – Lord Temple-Morris CNRI – Dans un débat sur l’Iran à La Chambre des Lords jeudi à l’initiative de Lord Hurd of Westwell, de nombreux pairs ont critiqué la politique du gouvernement britannique dans ce domaine. Voici des extraits de l’intervention de Lord Temple-Morris, une figure clé de la politique iranienne de Londres :

Je n’ai jamais eu et ne possède aucun intérêt financier en Iran. J’y attache par contre un intérêt personnel puisque j’ai épousé, sinon le pays, du moins une de ses anciennes citoyennes il y a 41 ans.

Je suis le président depuis quelques années de la Société Iranienne. J’ai été un des responsables, principalement le président du groupe interparlementaire anglo-iranien dans cette enceinte pendant 31 ans. J’ai démissionné de cette fonction, quand j’étais dans cette Chambre, en même temps que plusieurs autres fonctions en rapport avec l’Iran – conservant le Société iranienne qui est purement culturelle et apolitique – à cause de ma profonde répugnance d’avoir quoi que ce soit d’officiel à faire avec le régime actuel en Iran.

Après la révolution, une guerre civile particulièrement sale et vicieuse s’est déroulée entre 1979 et 1983. La gauche séculaire, sous la forme d’une organisation qui existe aujourd’hui – les Moudjahidine du peuple d’Iran – a perdu et a dû finir par quitter le pays en 1983. Auparavant, durant et après la guerre, elle a souffert de persécutions dans des proportions monumentales et extrêmement déplaisantes, qui ont touché aussi biens les femmes que les hommes qui y adhéraient.

Sur le plan intérieur, l’Iran est dans un sale état ; c’est un gâchis économique et politique. Il compte plus de 60 millions d’habitants. Il n’y a pas de travail pour les jeunes. Il y a un gouvernement islamique. Personne n’est vraiment au pouvoir – une réponse différente ici, une autre là, mais avec une exception importante : la sécurité interne. Il est totalement dépendant de son pétrole, de son gaz et de ses ressources naturelles. Il a une mauvaise infrastructure. Ses avions s’écrasent ; ses ascenseurs ne marchent pas. Je pourrai continuer dans la même veine. Ses exportations non pétrolières sont minimes. Il est tragique de constater qu’ils ont même fait un gâchis de leur industrie du caviar. Ils dépendent de l’Occident pour leurs biens de consommation. D’honorables lords auront sans doute un autre point de vue, mais l’Est ne pourra pas remplacer l’Occident dans un pays qui a toujours penché du coté de l’Occident et qui continuera de le faire. Il est absurde de penser que l’Occident a plus besoin de l’Iran qu’il n’a besoin de nous. Nous avons besoin de son pétrole, mais il a besoin de l’argent avec lequel nous le payons.

L’Iran représente certains problèmes pour nous, le premier concerne le nucléaire. Je suis convaincu qu’ils vont vers la bombe atomique et je suis également convaincu qu’on ne peut pas leur faire confiance là-dessus. Cela souligne la gravité de ce débat.

Le terrorisme a largement été limité jusqu’à présent aux Arabes-Israéliens, au Hezbollah et au Hamas, mais une sérieuse ingérence en Iran n’augure rien de bon pour l’avenir. Des vies britanniques ont été perdues à cause de ça. C’est donc une situation sérieuse. S’il y avait une attaque militaire dans tout ou une partie de l’Iran, le terrorisme potentiel qui viendrait d’Iran minimiserait tout ce qui se passe en Irak, aussi atroce que cela puisse être.

Nous avons besoin d’un équilibre entre la pression et un maximum de sanctions et d’isolation. L’isolation est dangereuse et imprévisible, mais les pressions restent pertinentes. Certains verseront des arguments dans l’aune du dialogue J’ai passé 26 ans depuis la révolution iranienne à me consacrer au dialogue avec l’Iran. Le résultat m’a persuadé qu’il ne s’engagera pas véritablement et qu’il jouera pour gagner du temps. J’ai déjà mentionné ses points vulnérables : l’économie, l’infrastructure et la population. Nous devons soutenir les opposants en Iran et à l’étranger. Ils l’attendent et le veulent. Deuxièmement nous devons continuellement dénoncer – et pas juste dans une petite résolution d’une commission de l’ONU – les terribles violations des droits de l’homme. Nous devons tout le temps soutenir les protestataires dans le pays. Une grève lancée récemment par les chauffeurs de bus de Téhéran et sa répression a été largement ignorée par les médias occidentaux malgré les appels à l’aide – particulièrement aux syndicats. C’est un exemple de ce sur quoi nous devrions agir.

Finalement, une chose va vraiment blesser et illustrer où se trouve le gouvernement. J’y ai beaucoup réfléchi et je ne l’ai jamais préconisé auparavant. J’ai parlé plus haut de la guerre civile en Iran après la révolution. Lever la proscription pesant sur l’organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran – qui n’a jamais été une organisation terroriste en ce qui concerne ce pays et qui possède une aile politique respectable – en tant qu’organisation terroriste serait le plus grand signal à envoyer. Le dialogue n’est plus une priorité, l’action et les pressions le sont. En agissant et en exerçant des pressions, nous devons encourager le peuple iranien, pas le gouvernement, parce que, en fin de compte, c’est le peuple qui est le seul à pouvoir agir.

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