lundi, juillet 22, 2024
AccueilActualitéssommet mondial Iran libreL’ancien ministre canadien des Affaires étrangères John Baird : Pas de statu...

L’ancien ministre canadien des Affaires étrangères John Baird : Pas de statu quo avec le régime iranien

S’exprimant lors du Sommet mondial Iran libre 2024 à Paris, l’ancien ministre canadien des Affaires étrangères John Baird a appelé à une clarté morale sans faille face au régime iranien. Baird a souligné le courage des unités de résistance dirigées par l’OMPI et le courage des femmes iraniennes au cours des deux dernières années, appelant les gouvernements occidentaux à résister à la tentation de l’accommodement et de la complaisance, qu’il a décrit comme des stratégies ratées face aux mollahs.

Baird a souligné que répondre aux ambitions nucléaires du régime iranien, à son exportation du terrorisme et à ses graves violations des droits de l’homme nécessite une position morale claire et ferme. Il a souligné l’importance d’une opposition agressive face au régime, déclarant qu’il ne fallait pas adopter une approche comme si de rien n’était. Baird s’est dit fier de la décision du Canada de rompre ses relations diplomatiques avec le régime en Iran et de contester constamment son bilan en matière de droits de la personne aux Nations Unies, ce qui rend la situation inconfortable pour les dirigeants du régime.

Concernant la récente désignation par le Canada du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) comme organisation terroriste internationale, il a salué la détermination du peuple iranien et de la communauté internationale dans leur lutte contre les mollahs, se disant convaincu que la fin du régime est proche.

Le texte du discours de l’ancien ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird :

Vous savez, aujourd’hui est un jour de clarté morale. J’espère que le courage des unités de résistance, le courage dont les femmes iraniennes ont fait preuve au cours des deux dernières années, inspirera les gouvernements occidentaux du monde entier à résister à la pression de simplement suivre, de s’entendre. C’est une mauvaise approche. Nous savons une chose depuis 50 ans : l’accommodement et la complaisance sont la recette de l’échec pour contenir les mollahs en Iran.

Si nous voulons vraiment affronter ce régime, si nous voulons vraiment nous attaquer au problème de son programme nucléaire, au problème de son exportation du terrorisme dans toutes les régions de la région et même dans d’autres parties du monde, si nous voulons d’abord et avant tout lutter contre la répression brutale des militants pour la démocratie et le bilan brutal des droits de l’homme en Iran, nous devons nous faire entendre, nous devons être clairs moralement et nous devons nous lever de manière agressive.

Cela signifie qu’il n’y a pas de statu quo. Au Canada, je suis très fier, je pense que nous sommes tous fiers, venant de différents partis politiques, que le Canada ait été l’un des premiers pays à rompre ses relations diplomatiques avec l’Iran et à déclarer que les affaires ne se poursuivront pas comme d’habitude.

Chaque année, les gouvernements successifs du Canada confrontent le bilan épouvantable de l’Iran en matière de droits de la personne à l’ONU et rendent très, très inconfortable pour les mollahs et leurs hommes de main et les porte-parole de l’ONU de rester à l’écart et d’espérer que personne ne les regarde.

Et nous sommes également très fiers qu’après de très nombreuses années, le Canada ait finalement désigné le CGRI comme organisation terroriste internationale.

Avec force et détermination, nous pouvons gagner. Je tiens à réitérer à quel point nous sommes inspirés par vous tous en dehors de l’Iran et en particulier par les habitants d’Iran qui ont fait preuve d’un tel courage et d’une telle détermination pour briser les chaînes des mollahs. C’est vraiment inspirant. Ce régime est à bout de souffle et sa fin est proche. Il faut continuer le combat.