vendredi, décembre 2, 2022
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Sherman fait de l’Iran sa mission principale

Sherman fait de l’Iran sa mission principaleLos Angeles Daily News, 30 décembre, Par Lisa Friedman  – Quand le parlementaire de la Chambre des représentants américain, Brad Sherman, a trouvé un moment tout seul avec le président George W. Bush lors d’une récente réunion à la Maison Blanche pour une fête de fin d’année, le démocrate Sherman Oaks a souligné la possibilité que l’Iran se procure des armes nucléaires.

Des semaines plus tard, lors d’une cérémonie de signature d’un projet de loi au Bureau ovale, Sherman a encore soulevé le sujet de l’Iran, remettant à Bush un mémo de cinq pages détaillant les étapes qu’il estime que l’administration devrait suivre.
 
« J’ai eu à près d’une dizaine de conversations avec le président et elles étaient toutes sur l’Iran, » a dit Sherman. « Je pourrais lui parler des montagnes de Santa Monica, ça pourrait empirer. »

Même pour le démocrate Sherman, la menace posée par un Iran  possédant des armes nucléaires n’est pas une mince affaire. En fait, c’est devenu une des ses préoccupations majeures, poussant un haut responsable qui siège à la commission des relations internationales à l’appeler « Monsieur Iran ».

Tandis que la peur du congrès sur les centrales nucléaires iraniennes s’est intensifiée ces derniers mois, particulièrement dans le sillage de l’appel du président Mahmoud Ahmadinejad à rayer Israël de la carte du monde, il y a encore un petit nombre de parlementaires, dont Sherman – demandant constamment à l’administration d’être plus dure avec l’Iran.

 « Je pense qu’il est un des seuls membres du congrès à comprendre réellement la nature du régime iranien et les menaces que ce pays pose à la sécurité nationale des Etats-Unis, » a dit Sam Kermanian qui dirige la fédération Irano Américaine de Los Angeles.

« Il a une circonscription où il y a beaucoup d’Iraniens, » plus de 500.000 dans le sud de la Californie à lui seul, a estimé Kermanian, « et il est très familier avec les autres grands sujets du Moyen-Orient ».

Bob Einhorn, un vétéran démocrate qui a été haut conseiller au centre d’études stratégiques international à Washington a ajouté que « le congrès des Etats-Unis jouera toujours un rôle secondaire (par rapport à l’administration) sur l’Iran, mais une poignée de membres du congrès qui connaissent bien désormais la situation peuvent exercer une pression sur les politiques de l’administration. »
 
« Le parlementaire Sherman est parmi ces membres du congrès qui sont devenus experts en la matière », a-t-il ajouté. « Il est devenu un avocat, très doué et très savant, de la non prolifération. »

Membre de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants depuis longtemps et haut responsable démocrate siégeant à al sous-commission de la non prolifération, Sherman travaille sur le dossier iranien depuis 5 ans.

Il croit que Téhéran pourra développer des armes nucléaires dans six ou dix ans, et il voit ceci comme une des menaces les plus importantes à la sécurité américaine. Il accuse le président Bush d’avoir une politique de l’autruche à ce sujet. Il a aussi critiqué l’administration d’avoir permis à l’Iran d’entrer à l’OMC et d’avoir laissé la compagnie Boeing vendre des pièces détachées à l’Iran pour qu’il répare toute sa flotte commerciale.
 
« Nous n’avons rien fait et les choses sur le terrain se sont aggravées, » a dit Sherman. « Nous avions toutes les alertes au monde, et nous continuons d’en avoir, mais nous faisons rien ou très peu pour résoudre cette question. »

Les experts sont d’accord avec son analyse.

Einhorn estime que Washington a longtemps abrité ceux qui veulent entretenir un dialogue avec l’Iran et ceux qui veulent isoler le pays, laissant les Etats-Unis sans approche cohérente. Mais, a-t-il noté, les récentes actions d’Ahmadinejad ont servi à unir l’administration.

Grand partisan d’Israël, Sherman a maintenu qu’il considérait la menace nucléaire iranienne comme une menace pour la sécurité des Etats-Unis.

 « Les dossier iranien est un sujet de prolifération nucléaire entre les Etats-Unis et l’Iran avec des conséquences pour Israël », a-t-il déclaré.
 
Tandis que les parlementaires et les experts en diplomatie disent qu’ils reconnaissent en Sherman une figure importante sur l’Iran, quelques uns ajoutant qu’il utilise ce sujet comme un véhicule politique afin de faire perdre la face au président Bush.

Ilan Berman, auteur du livre « la montée de Téhéran : Le défi de l’Iran aux Etats-Unis, » qui se trouvait dans un panel récemment avec Sherman sur l’Iran, a fait l’éloges de la façon de travailler de Sherman mais a dit qu’ils opéraient dans des styles différents.

Le représentant Elton Gallegly, qui présidait le panel de non prolifération avec Sherman a ajouté, « Brad a une passion pour ce sujet, et je l’applaudis. Nous sommes d’accord sur la politique. Nous avons juste un style différent pour l’approche du sujet sur le nucléaire iranien.

Sherman maintient qu’il a aussi critiqué l’administration Clinton sévèrement. En 2000, il a dénoncé qu’il y avait du sang  dans le caviar que les Etats-Unis continuait d’importer d’Iran alors que se déroulait le procès de 13 juifs iraniens accusés d’espionnage.
« Je n’ai jamais dit des choses aussi durs contre l’administration Bush, » a dit Sherman. Plus tard, néanmoins, il a suggéré qu’en ne faisant pas pression sur les partenaires économiques des Etats-Unis qui font aussi des affaires avec l’Iran, comme la Chine, Bush « commet un crime en protégeant ceux qui font du commerce avec l’Iran ».

Il a aussi fait des reproches sévères à l’encontre des démocrates, qui « sont très suspicieux de toutes tentatives agressives pour essayer de protéger les Etats-Unis. »

Sherman fait partie des 333 parrains qui soutiennent la loi de Ileanna Ros-Lehtinen , Représentante de Floride, qui codifie les sanctions et les réglementations contre l’Iran et élargie la liste des entités qui pourront être sanctionnées pour avoir fait du commerce avec Téhéran.
 
Sherman a aussi son propre texte de loi similaire à celui proposé par le sénateur Sam Brownback, du Kansas, pour mettre fin à l’importation des biens iraniens jusqu’à que Téhéran mette fin à son programme nucléaire ; et de décourager la Banque Mondiale de faire des prêts à l’Iran. Ce texte est soutenu par 22 parlementaires.

Entre temps, il attend la réaction du président Bush sur son mémo.

La porte parole de la Maison Blanche, Blair Jones a déclaré que « nous avons reçu la lettre et nous l’examinons. Nous apprécions que le parlementaire Sherman partage ses points de vues sur ce sujet. »
 

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