jeudi, décembre 8, 2022
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Sanctions contre l’Iran: nouvelles discussions à six à l’ONU

Agence France Presse – Les six grandes puissances qui discutent du dossier iranien à l’ONU ont de nouveau discuté jeudi d’un projet de sanctions contre l’Iran pour son refus de suspendre l’enrichissement d’uranium et sont convenues de se revoir lundi.

Les ambassadeurs des cinq "Grands" du Conseil de sécurité (Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie) et de l’Allemagne ont tenu leur seconde réunion informelle en deux jours, à la mission française auprès de l’ONU, sans parvenir à s’entendre sur un projet de résolution présenté par les Européens et auquel la Russie et les Etats-Unis veulent apporter des amendements, respectivement pour l’édulcorer et pour le renforcer.

"Nous avons parlé de diverses questions, du champ des sanctions", a déclaré à la presse l’ambassadeur des Etats-Unis, John Bolton, après la réunion. "Je pense que nous avons fait des progrès (…) nous nous reverrons lundi après-midi".

Son homologue chinois, Wang Guangya, a qualifié les discussions de "lentes" tandis que l’ambassadeur russe, Vitaly Tchourkine, évoquait "une bonne séance de travail, sérieuse".

"Sur plusieurs questions, nous ne sommes pas encore au stade où nous pouvons nous entendre", a ajouté M. Tchourkine.

La Russie a soumis d’importants amendements à un projet de résolution européen prévoyant des sanctions économiques et commerciales contre l’Iran dans les domaines liés au nucléaire et aux missiles balistiques.
Le projet prévoit également des sanctions individuelles -interdiction de voyager et gel des avoirs financiers à l’étranger- contre les Iraniens associés aux activités nucléaires.

Mais il ne vise pas les activités liées à la construction de la centrale nucléaire civile iranienne de Bouchehr, à laquelle la Russie coopère, exemption indispensable pour obtenir l’accord éventuel de Moscou à la résolution.

Les changements proposés par Moscou visent à supprimer, entre autres, toute mention des sanctions individuelles.

La Russie et la Chine, qui ont d’importants intérêts économiques en Iran, rechignent à lui imposer des sanctions trop sévères. En revanche, les Etats-Unis, qui poussent à l’adoption rapide de sanctions, souhaiteraient renforcer encore le texte européen.
 
Le négociateur en chef du nucléaire iranien, Ali Larijani, est attendu vendredi à Moscou pour des "négociations" avec la Russie, les deux parties affichant l’ambition de débloquer la crise autour du nucléaire iranien.

Le texte européen est en discussions entre les six puissances depuis plus de deux semaines.

En juillet, leurs ministres des Affaires étrangères s’étaient entendus pour donner une date limite à l’Iran pour suspendre ses activités d’enrichissement, sous peine de sanctions. La résolution 1696 du Conseil avait ensuite donné jusqu’au 31 août à l’Iran pour suspendre cet enrichissement, ce que Téhéran n’a pas fait.

 
 

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