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Sanctions contre l’Iran : L’ambassadeur iranien met le Japon en garde

Sanctions contre l’Iran : L’ambassadeur iranien met le Japon en garde Reuters – L’ambassadeur d’Iran au Japon a vivement conseillé à Tokyo mercredi de ne pas se joindre aux nations désirant imposer des sanctions à Téhéran pour son programme nucléaire, affirmant qu’un tel acte pourrait nuire au Japon, a rapporté l’agence de presse Kyodo.

 

Mohsen Talaei a également exprimé son espoir que le Japon, en sa qualité de président du conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA), participerait à renvoyer le dossier nucléaire iranien, qui est actuellement traité par le Conseil de Sécurité de l’ONU, à l’AIEA, selon Kyodo.

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré mercredi que la suspension des travaux sur le combustible nucléaire en échange d’avantages offerts par l’UE était exclue, avançant que les Européens voulaient échanger des « bonbons contre de l’or ».

Lorsqu’on lui a demandé quelle serait la réaction de l’Iran si le Japon se joignait aux Etats-Unis pour imposer des sanctions, Talaei a répondu lors d’une conférence de presse à Tokyo que selon lui leur réponse serait « une action contre le Japon », a rapporté Kyodo.

Les Etats-Unis et ses alliés européens demandent que l’Iran cesse ses activités sur le combustible nucléaire afin de s’assurer que le pays n’est pas en train de développer des armes atomiques. Téhéran prétend que le combustible sera uniquement utilisé pour alimenter des centrales électriques.

La Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne (les trois principales puissances de l’Union Européenne) envisagent d’offrir à l’Iran un réacteur à eau légère dans le cadre d’une série de mesures devant inciter Téhéran à geler son programme d’enrichissement d’uranium, qui selon l’Occident revêt une dimension militaire.

Les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU et l’Allemagne ont reporté une réunion sur l’Iran prévue cette semaine afin de se laisser plus de temps pour préparer la proposition de l’UE, a annoncé le porte-parole du Bureau des Affaires étrangères britannique.

Le Japon, qui importe environ 15 pourcent de son pétrole brut d’Iran, a conservé de bonnes relations avec la République Islamique. Les dirigeants japonais ont affirmé dans le passé que cela conférait à Tokyo un rôle unique à jouer pour calmer les tensions.

Mais avec le conflit nucléaire entre l’Iran et l’Occident, le Japon se retrouve face à un dilemme, puisque le pays désire conserver des relations diplomatiques cordiales avec les Etats-Unis, tout en poursuivant le développement d’un champ de pétrole iranien considéré comme vital par Tokyo pour sa stratégie énergétique.

Malgré les objections des USA, Tokyo a conclu il y a deux ans un contrat pour un projet d’un milliard de dollars pour développer le champ de pétrole d’Azadegan en Iran, qui selon les estimations recèlerait la deuxième réserve en pétrole la plus importante du monde.

Talaei a déclaré que le projet Azadegan était « l’élément le plus important de la stratégie énergétique du Japon pour le futur » et que des sanctions japonaises nuiraient plus à Tokyo qu’à Téhéran, d’après Kyodo.

Les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU et l’Allemagne ont reporté une réunion sur l’Iran prévue cette semaine afin de se laisser plus de temps pour préparer la proposition de l’UE, a annoncé le porte-parole du Bureau des Affaires étrangères britannique.