Geoff Elliott, Correspondant à Washington
THE AUSTRALIAN John Howard et George W. Bush sont tombés daccord sur le fait que « toutes les options restent à lordre du jour » dans le conflit iranien, mais leurs discussions hier à Washington se sont concentrées sur la recherche de solutions diplomatiques aux ambitions nucléaires controversées de Téhéran.
Alors que le président américain refuse dexclure la possibilité de frappes militaires, toute lattention se concentre sur la recherche de soutien pour des résolutions sévères de lONU contre lIran et de lappui des plus grandes institutions financières du monde pour que celles-ci excluent Téhéran du système commercial international.
Selon des personnes présentes hier à la réunion entre le président et le Premier ministre, il y a eu une « discussion générale sur les options stratégiques » dans la manière de faire face aux ambitions nucléaires de Téhéran, dont lenrichissement duranium serait destiné selon lOccident au développement darmes.
Comme la rapporté hier The Australian, les Etats-Unis travaillent avec Canberra sur un système de sanctions financières suite aux négociations en mars dernier entre la secrétaire dEtat américaine Condoleezza Rice et le ministre des Affaires étrangères Alexander Downer.
Les Etats-Unis tentent déjà de persuader les gouvernements européens, les banques et les sociétés disoler le gouvernement iranien en imposant des sanctions de facto, stratégie utilisée pour la première fois lannée dernière contre la Corée du Nord.
Washington a sérieusement limité la possibilité pour Pyongyang de déplacer des capitaux à létranger, en augmentant la pression sur la banque de Macau Banco Delta Asia, qui daprès les USA aide la Corée du Nord dans un vaste plan de contrefaçon de dollars américains.
La pression américaine sur lindustrie bancaire a poussé certaines institutions européennes, dont UBS et Crédit Suisse, à suspendre leurs transactions avec lIran cette année.
Le secrétaire au Trésor, John Snow, a reconnu ce programme de manière tacite plus tôt ce mois-ci à loccasion du deuxième anniversaire du Bureau du terrorisme et du renseignement financier, établi au sein du département du Trésor américain pour traquer et condamner le financement terroriste.
« Lorsque les Etats-Unis sont confrontés à une menace qui nest pas réceptive à la stratégie diplomatique et lorsque laction militaire nest pas une solution, les outils (financiers) constituent parfois le meilleur moyen à disposition pour exercer une pression », a déclaré M. Snow, ajoutant que « lexistence et la propagation de toutes les menaces espiègles reposent sur un réseau financier ».
Mais les experts jugent quisoler lIran avec des sanctions serait un véritable défi puisque Téhéran est bien plus ancré dans le système monétaire international que ne létait la Corée du Nord.
Le FMI évalue les exportations de lIran lannée dernière à 51 milliards de dollars américains et ses importations à 48 milliards de dollars. Mais le commerce iranien qui utilise principalement le dollar confère aux Américains une certaine influence.
Les requêtes de Washington pour des mesures fermes du Conseil de Sécurité de lONU contre Téhéran nont toujours pas été entendues, et la Russie sopposent aux injonctions demandant que Téhéran cesse ses recherches nucléaires.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a soulevé linquiétude de la communauté internationale en déclarant quIsraël devait être rayé de la carte.

