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Rohani reconnaît que le budget des forces armées a augmenté de 145 pour cent en Iran sous son mandat

Rohani reconnaît que le budget des forces armées a augmenté de 145 pourcent en Iran au cours de son mandat

Le 18 avril, Hassan Rohani, président de la dictature religieuse au pouvoir en Iran, a reconnu que : « Les chiffres révèlent que durant le onzième gouvernement (le gouvernement de Rohani), le budget de la défense a enregistré une croissance de 145% par rapport au début de ce gouvernement.

Cela signifie que même dans le contexte économique difficile actuel, les efforts du gouvernement ont visé à renforcer les capacités des forces armées du pays. Le onzième gouvernement est fier d’avoir pris des mesures en 3 ans et demi, du point de vue de l’équipement stratégique et des installations des forces armées, qui égalent ceux qui étaient en place dix ans avant lui. » Dans un éloge abject vis-à-vis de Khamenei, le guide suprême des mollahs, et des organes répressifs, il a ajouté : « Une caractéristique de nos forces armées est qu’elles ont un commandant en chef qui provient de l’islam, de la jurisprudence islamique, de la justice et de la modération. »

La réalité est que l’augmentation réelle du pourcentage du budget militaire du régime est beaucoup plus élevée. Les versements spéciaux effectués par Khamenei aux pasdaran, par le biais d’Astan Qods Razavi et d’autres fondations affiliés au Guide Suprême, ne sont pas pris en compte dans le budget officiel et atteignent des dizaines de milliards de dollars. De même, la plupart des dépenses militaires et sécuritaires du régime en Syrie, ne sont pas pris en compte dans le budget. Un budget, dont par ailleurs la plus grande portion revient aux pasdaran et aux organes sécuritaires.

Le budget officiel de l’appareil militaire et sécuritaires en 2017 est d’environ 70 000 milliards de tomans (~ 19 milliards de dollars), tandis que le budget du ministère de l’Éducation avec 13 millions d’étudiants et un million d’enseignants est de seulement 31 000 millions de tomans (8,4 milliards de dollars) et le budget de la santé et de la formation médicale est d’environ 9900 milliards de tomans (2,67 milliards de dollars). Ainsi, le budget militaire est 2,2 fois plus élevé que le budget de l’éducation et plus de 7 fois plus élevé que le budget de la santé.

La Résistance iranienne a révélé, dans un communiqué il y a deux ans et demi, le compte rendu d’Ali Shamkhani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale du régime, après sa visite en Syrie. « Khamenei a alloué à la Syrie le budget et les dépenses militaires et politiques d’un pays et, en tant que tel, il a déclaré que la Syrie est notre ligne rouge. Si cela n’y avait pas eu la sagesse du Guide, tout aurait été fini à l’heure actuelle. Et dans ce cas, nous aurions été confrontés à une calamité en Irak, au Liban et même Téhéran aurait été affecté ». (Communiqué du Secrétariat du CNRI, 12 octobre 2014).

La montée en flèche du budget des pasdaran et des forces répressives intervient au moment où plus de la moitié des Iraniens vivent sous le seuil de pauvreté et, d’après le ministre adjoint de la Santé, « 30 pourcent de la population ne mage pas à sa faim » (Médias officiels, le 21 août 2016). L’économie du pays souffert d’une récession accablante et la banque centrale a déclaré que le taux de croissance nationale, mis à part le pétrole, au cours des six premiers mois de 2016, a été inférieur à 0,9%.

Cela représente juste un aspect de la gouvernance calamiteuse du régime théocratique qui a plongé l’économie dans une crise endémique. Le seul moyen de sortir de cette crise est le renversement de la dictature religieuse qui recherche sa survie à travers la répression et l’exportation du terrorisme ainsi que des projets nucléaires.

La montée en flèche du budget alloué aux pasdaran, qui n’a pas d’autre mission que la répression interne et les ingérences déstabilisatrices dans la région, en particulier en Syrie, en Irak et au Yémen, prouve encore une fois que les différentes factions du régime, quelle que soit leur appellation, ne sont nullement différentes en matière de répression, de bellicisme et de création des crises. Les rivalités électorales pour les mollahs, ne visent qu’à obtenir une plus grande part du pouvoir et des richesses du pays.

Secrétariat du Conseil National de la Résistance iranienne
Le 19 avril 2017

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