La dirigeante de lopposition iranienne en exil dit que faire des concessions aux mollahs iraniens ne permettra pas déviter la guerre
Middle East Online Maryam Radjavi, dirigeante de lopposition iranienne en exil, était à Strasbourg, en France, le 10 avril pour une visite formelle au Conseil de lEurope, à linvitation du groupe du parti libéral de lAssemblée parlementaire du Conseil de lEurope.
La présidente de la République élue du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), sest exprimée en français lors de la réunion, sur la situation actuelle en Iran et la crise nucléaire entre lIran et le Conseil de Sécurité de lONU.
« Aujourdhui, je suis venue vous dire que la communauté internationale nest pas obligée de choisir entre des mollahs dotés de larme atomique et la guerre », a dit Mme Radjavi, ajoutant : « Il existe une Troisième Voie : un changement démocratique par le peuple iranien et sa résistance organisée . Faire des concessions aux mollahs nest pas une manière déviter la guerre. Cela ne fait quaugmenter la possibilité dune guerre. Il est nécessaire de réagir rapidement. Il ne reste pas beaucoup de temps. »
Maryam Radjavi a condamné lingérence étendue de lIran et ses activités terroristes en Irak, notamment le fait de fomenter une guerre civile entre les chiites et les sunnites et la mise en place de centres de torture et de détention secrets dans ce pays.
Elle a aussi rappelé que la justice suisse avait récemment lancé un mandat darrêt contre lancien ministre des renseignements iranien Ali Fallahian, pour limplication de ce dernier dans lassassinat du Pr. Kazem Radjavi, représentant du Conseil national de la Résistance iranienne en Suisse, en 1990 à Genève.
Elle a demandé à ce que la principale organisation dopposition de lIran, les Moudjahidine du peuple (OMPI), soit retirée de la liste terroriste de lUE, signalant que le ministre des Affaires étrangères britannique avait récemment reconnu avoir proscrit lOMPI à la demande du régime iranien. Elle a affirmé que « 500 juristes éminents et plus de 1000 parlementaires en Europe ont déclaré leur opposition à la marque de terroriste collé au mouvement, parce que cela permet aux mollahs de réprimer une résistance légitime. »
Mme Radjavi a présenté en dix grandes lignes la vision du mouvement sous sa direction pour lIran de demain. La présidente de la République élue du CNRI a affirmé quelle sengageait à instaurer un Etat laïc et pluraliste fondé sur le vote populaire, adhèrant à la Déclaration universelle des droits de lhomme, soutenant labolition de la peine de mort, reconnaissant le libre échange, aspirant à un Iran sans nucléaire et sans armes de destruction massive et recherchant des relations égales avec le reste du monde.
Lord Russel-Johnston, le président honoraire du groupe libéral et ancien président de lAssemblée parlementaire du Conseil de lEurope, a déclaré dans ses propos douverture que « Mme Radjavi et son mouvement représentent une véritable alternative démocratique aux dirigeants intégristes de Téhéran. Il nexiste pas de base pour les allégations contre lOMPI, son inscription sur la liste noire a également affecté les activités du Conseil national de la résistance iranienne. Il faut dire haut et fort que le CNRI est une coalition démocratique. »

