samedi, février 4, 2023
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Qui doit résister aux mollahs d’Iran ?

Face au dilemme iranien, l’option la plus réaliste, à ce stade et à tout autre stade, reste un changement de régime

Par Ali Safavi, membre du Conseil national de la Résistance, le Parlement iranien en exil
 
OC Register, 30 novembre – L’inscription par les Etats-Unis de plusieurs organes du régime iranien, notamment le Corps des gardiens de la révolution, le ministère de la Défense, ainsi qu’un certain nombre de banques et de personnes affiliées à ce ministère, sur leur liste noire du terrorisme a été un tournant majeur vis-à-vis de Téhéran. Dans le climat politique actuel où il existe une aversion générale à l’égard de la guerre, deux options politiques diamétralement opposées sont en vues.

D’une part, il y a une ligne politique qui considère qu’il faut maintenir les mollahs au pouvoir, en poursuivant la politique de complaisance. D’autre part, il y a une option, totalement opposée à la première, qui considère que la fin de la dictature religieuse en Iran est indispensable pour instaurer la paix et la stabilité au Moyen-Orient.
 
A la suite de la décision des États-Unis, les partisans de la politique de complaisance avec le régime des mollahs ont averti que l’administration Bush était sur la voie d’une guerre contre l’Iran. Ils ont plutôt recommandé de faire davantage de concessions aux mollahs. Or, si leurs recommandations étaient suivies, cela aurait conduit à une situation qui serait tout sauf  pacifique, et ceci pour deux raisons principales.
 
Tout d’abord, il y a des leçons historiques très importantes qu’il faut garder à l’esprit. Même s’il faut rester conscient des limites des analogies, nous constatons qu’il y a une ressemblance frappante entre le dilemme iranien au XXIe siècle et les atermoiements de l’Europe face au nazisme dans les années 1930.
 
Au nom de l’opposition à la guerre et de la préservation de la paix, la Grande-Bretagne et la plupart des pays européens avaient ignoré tous les signes inquiétants venant de l’Allemagne nazie qui violait le Traité de Versailles et toutes les règles fixées en Europe après la fin de la Première Guerre mondiale. La conséquence de la politique d’apaisement à l’égard de Hitler n’a pas été la paix, mais la Seconde Guerre mondiale.

À l’instar d’Hitler, les mollahs se préparent à de nouveaux conflits. Ils savent que leur seule chance de survie réside dans la poursuite d’une politique expansionniste et guerrière, et en l’occurrence, dans l’acquisition des armes nucléaires.

Ensuite, après trois décennies de politique de complaisance, c’est un fait incontestable que le régime de Téhéran est incapable de la moindre réforme. A l’heure actuelle, ce régime a de facto déclaré la guerre, non seulement au peuple iranien, mais aussi à la communauté internationale. Téhéran expédie des agents et des bombes de bord de route vers l’Irak, sape la sécurité fragile de l’Afghanistan, a provoqué la partition de la Palestine, incite à une guerre civile au Liban et refuse obstinément de se conformer aux exigences du Conseil de Sécurité de l’ONU sur la suspension de l’enrichissement d’uranium.
 
Par conséquent, l’idée selon laquelle l’Occident pourrait éviter le risque d’entrer en guerre contre ce régime en adoptant une approche conciliante n’est rien d’autre qu’une chimère.

Bien au contraire, la poursuite de la politique de complaisance, inévitablement et à terme, conduira le monde vers une autre guerre. L’absence de réaction face aux actes de provocation du régime rend la diplomatie inefficace et ouvre la voie à la guerre.
 
Face au dilemme iranien, l’option la plus réaliste, à ce stade et à tout autre stade, reste un changement de régime. La version la plus plausible de ce changement de régime est proposée  par la Résistance iranienne.
 
Une étape nécessaire vers un règlement pacifique et démocratique des conflits du Moyen-Orient constitue à priver les mollahs des ressources dont ils ont besoin pour mener leur politique expansionniste, pour renouveler leur machine de guerre et de répression et pour obtenir des armes nucléaires.
 
Mais, ceci n’est que la première étape. Pour être efficace, le changement de stratégie des Etats-Unis à l’égard de Téhéran doit aussi envisager une issue viable. Pour éviter de nouveaux conflits au Moyen-Orient, la politique de changement de régime doit s’appuyer sur le peuple iranien et sa Résistance organisée qui est le seul acteur ayant la légitimité et la capacité de renverser ce régime agressif. Toute autre tentative visant à introduire des changements, y compris par une intervention militaire étrangère, ne mènera nulle part, parce qu’il lui manque un plan stratégique.
 
Actuellement, la plus importante opposition démocratique en Iran, l’Organisation des Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) a été désigné comme une organisation terroriste par les Etats-Unis, le Canada et l’Union européenne, et ceci a été fait à la demande des mollahs.
 
Contrairement à la vision intégriste des dirigeants du régime iranien, l’OMPI a une vision moderne, tolérante et démocratique de l’islam. En 1992, dans une déclaration signée par une majorité des membres du Congrès des Etats-Unis, la Résistance iranienne a été reconnue comme un mouvement « ayant des racines populaires et religieuses profondes au sein de la population iranienne », et étant « le meilleur rempart contre l’instrumentalisation de la religion par le régime iranien ». Cette déclaration ajoute que soutenir ce mouvement « contribuera à instaurer la paix et la stabilité pour tous les pays de la région ».
 
Comme le leader de l’opposition iranienne, Maryam Radjavi, l’a déclaré le mois dernier devant le Conseil de l’Europe à Strasbourg, l’option d’un changement démocratique par le peuple iranien et sa Résistance organisée est à portée de la main.  Adopter cette option viable pourrait transformer le tournant stratégique actuel des Etats-Unis en une politique mûr dotées de perspectives prometteuses et pacifiques.

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