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« Nous soutenons le CNRI et sa présidente élue » – déclaration de la majorité du Sénat italien

Sigle du sénat italienCNRI – Le 22 octobre , lors d'une conférence au sénat italien, à laquelle était conviée Maryam Radjavi, présidente élue de la résistance iranienne, une délégation de sénateurs a rendu publique une déclaration de soutien au CNRI et à la Troisième voie en faveur d'un  changement démocratique en Iran, dont voici la traduction du texte:

La politique à l'égard de l'Iran et de son opposition

En Iran, le régime dictatorial opprime son peuple sans pitié et devient de plus en plus une menace pour le monde entier. Le régime iranien, en transgressant les résolutions du Conseil de sécurité et en insistant sur la production d'armes nucléaires et l'exportation de l’intégrisme et du terrorisme en Irak, en Afghanistan et dans tout le Moyen-Orient, conduit cette région vers une guerre aux dimensions catastrophiques.

Les 5000 manifestations qui ont eu lieu en 2007 témoignent de la volonté de changement des Iraniens, auxquels le régime iranien répond par la répression et les pendaisons publiques : 29 à Téhéran le 27 juillet 2008, des arrestations arbitraires de masse, la torture, les amputations, le fouet en public et les graves discriminations contre les femmes et les minorités ethniques et religieuses.

La politique de mesures incitatives adoptée par de nombreux pays occidentaux dans un effort pour renforcer les modérés du régime et influer sur l’attitude du régime, a poussé les mollahs à poursuivre dans l'impunité la répression sociale, l'exportation du terrorisme et la folie du projet atomique.

Si la communauté internationale ne veut pas d'un Iran nucléaire et ne veut pas faire éclater de guerre désastreuse, elle doit renoncer à la politique de complaisance avec Téhéran et soutenir le changement démocratique par le peuple et sa résistance organisée. Cette troisième voie a été proposée Maryam Radjavi et approuvée par 70.000 Iraniens réunis à Paris le 28 juin dernier.

L’inscription des Moudjahidine du peuple d'Iran Iran (OMPI), le principal groupe de la coalition démocratique du Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI), dans la liste européenne des organisations terroristes, s’est faite à la demande du régime des mollahs, et constitue le plus grand obstacle à ce changement.

La Cour européenne de Justice le 12 décembre 2006, le tribunal anglais POAC le 30 novembre 2007 et la Cour d'appel le 7 mai 2008 ont déclaré cette inscription non fondée et l’ont annulée.
En particulier, la Cour d'appel de Londres, tenant compte des documents publics et secrets, a déclaré que l’OMPI est totalement étrangère à des activités de type terroriste.

En juin dernier, les deux chambres du Parlement britannique ont approuvé le décret d'annulation du nom des Moudjahidine du peuple de la liste noire, qui a été officiellement appliqué par le gouvernement. Le Conseil des ministres européens, le 15 juin, a toutefois décidé de maintenir l’OMPI sur la liste. Les avocats européens les plus éminents, comme le Pr Antonio Cassese, italien, et le Pr Henry Labaye, français, ont jugé cette décision illégale et qu’elle constituait un abus de pouvoir.

Le régime iranien utilise l'inscription des Moudjahidine du peuple sur la liste noire pour justifier l'élimination de ses opposants, cette inscription est son seul prétexte pour justifier les complots et machinations contre les Moudjahidine du peuple de la Cité d’Achraf en Irak.

Vu ce qui précède, nous signataires de ce document :

1. Demandons au gouvernement italien d'exprimer au Conseil des ministres européen sa ferme opposition à l'inclusion du nom des Moudjahidine du peuple sur la liste noire et qu’il en demande l'annulation à la première session. Nous invitons la présidence du Sénat de la République italienne à en parler au gouvernement ;

2. Nous déclarons que les résidents d'Achraf sont des réfugiés politiques dans le sens de la quatrième Convention de Genève et qu’on ne peut donc les transférer ailleurs contre leur gré. Ils sont protégés par le droit international humanitaire et leur sécurité juridique doit être garantie.

3. Nous demandons que, compte tenu de la situation en Irak et en conformité avec les normes internationales, leur protection reste de la responsabilité des forces de la coalition, en particulier des États-Unis ;

4. Nous soutenons le Conseil national de la Résistance iranienne, sa Présidente élue, Maryam Radjavi, et son projet de troisième voie d’un changement démocratique en Iran.