vendredi, décembre 2, 2022
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Protestations des enseignants dans 28 villes d’Iran

Manifestation des enseignants – communiqué n°3

Ce 1er mars, des rassemblements de protestation des enseignants ont eu lieu à Téhéran et 27 autres villes de province, comme Chiraz, Marivan, Khoramabad, Boroujerd, Ilam, Kermanchah, Ravansar, Javanroud, Zandjan, Yassoudj Bouchehr, Ardebil, Bandar-Abbas, Sanandaj, Arak, Ghazvine, Ispahan, Racht, Ghaemchahr, Hamedan, Paveh, Saghez, Abadan, Gonaveh, Tabriz, Abhar et Karadj. Ces manifestations, qui rassemblaient des milliers d’enseignants dans beaucoup de villes, répondaient à un communiqué du 16 février de l’association des enseignants.

Les protestataires réclamaient « la fin des discriminations contre les enseignants, un salaire minimum égal au seuil de pauvreté, une augmentation du salaire alignée sur l’inflation et une assurance maladie ».

Les protestations des enseignants ont commencé la semaine dernière de manière éparpillée à travers le pays. Pour contrer le mouvement, le régime des mollahs a convoqué des enseignants et les a menacés, en soulignant la situation critique du pays, de ne pas organiser de rassemblements. Malgré les menaces et les sanctions, dimanche les protestations ont eu lieu à une grande échelle dans tout le pays. Les femmes très nombreuses y ont joué un rôle important et appelé à la fin des discriminations.

A Téhéran où manifestaient environ 6000 enseignants devant le Majlis (parlement des mollahs), des personnes, notamment des protestataires avec des affiches « libérez les prisonniers politiques », ont été arrêtés par des agents des services de renseignement.

Les pancartes affichaient : « aidez les enseignants qui construisent la culture du pays », « ni prison, ni menace, ni licenciement, libérez les enseignants emprisonnés », « la place des enseignants n’est pas en prison », « il faut assurer la sécurité des enseignants », « le droit d’association est notre droit inaliénable », « un toit, de quoi vivre, sont nos droits absolus », « une assurance maladie complémentaire est notre droit absolu », « nous voulons un salaire au-dessus du seuil de pauvreté », « Rohani, tu devrais douter de ta justice », « jusqu’à quand l’humiliation sociale et économique des enseignants », « nos salaires ne sont pas adaptés à l’inflation qui nous écrase », « nous voulons la fin des discrimination à tous les niveaux de l’enseignement », « les enseignants son éveillés et ne veulent plus de discrimination », « stoppez la privatisation des établissements », « nous voulons un enseignement de qualité égal et gratuit », « nous voulons un enseignement moderne qui réponde aux besoins de la société ».

La Résistance iranienne appelle l’ensemble des élèves, la jeunesse et le peuple épris de liberté en Iran à soutenir et se montrer solidaires des protestations des enseignants privés des droits les plus élémentaires par le régime du guide suprême. La majorité de cette profession vit sous le seuil de pauvreté et ne peut subvenir à ses besoins. Bien qu’elle soit respectée et honorée par la population, cette profession a vu sa dignité foulée au pied par ce régime ennemi de la culture. Pendant 35 ans, le fascisme religieux a non seulement refusé aux enseignants leurs droits, mais il ne leur verse pas non plus leur salaire pendant des mois et transforme leur vie de plus en plus difficile.

Commission de l’Education du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 1 mars 2015

 

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