samedi, février 4, 2023
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Premier débat sur l’élection présidentielle en Iran : guerre des mots entre Jahangiri, Rohani et Ghalibaf

Premier débat sur l’élection présidentielle en Iran : guerre des mots entre Jahangiri, Rohani et Ghalibaf

Les candidats admettent que l’Iran souffre d’une économie austère et de problèmes sociaux

CNRI – Le premier débat télévisé de l’élection présidentielle en Iran s’est transformé en un échauffourée de mots entre Jahangiri, Hassan Rohani et Mohammad Bagher Ghalibaf. Jahangiri le premier vice-président de Rohani, s’en ait pris à Ghalibaf, affirmant qu’il essaie de résoudre les problèmes sociaux avec des tactiques « militaires ».

Ghalibaf qualifié en retour le gouvernement de Rohani de gouvernement des « quatre pour cent », soulignant qu’il ne représentait que les riches.

Ghalibaf a déclaré : « 4 % de notre population possèdent tout et 96% n’ont rien… Il y a 3 millions de résidences vides dans le pays, elles appartiennent toutes aux 4 %. »

Il a ajouté : « La valeur de 45 000 tomans (13 dollars) en aide financière a baissé à 15 000 tomans à peine (4,25 dollars). »

Quand le débat a commencé, Jahangiri a soulevé la question qui chauffe : qui a attaqué l’ambassade saoudienne à Téhéran et empêché 700 000 Saoudiens chiites de voyager en Iran.

Jahangiri a affirmé : « Nous ne pouvons pas attaquer les ambassades. M. Ghalibaf, était-ce le gouvernement qui a attaqué ? Qui était-ce ? Quelle campagne électorale ont-ils rejointe ? Quel candidat les a défendus et leur a donné de l’argent ? »

Jahangiri se référait à Hossein Kord-Mihan qui a été décrit par les médias de l’État comme un des principaux individus impliqués dans l’organisation de l’attaque contre l’ambassade saoudienne à Téhéran qui a été la cause de la rupture des relations de ce pays avec le régime iranien. Des photos de lui dans le quartier de Ghalibaf pendant l’élection de 2013 ont été publiées dans les médias.

Jahangiri a répondu aux remarques de Ghalibaf en affirmant que Ghalibaf et son cercle fermé dans la municipalité de Téhéran sont les principales raisons derrière les 3 millions de résidences vides.

Ghalibaf a également critiqué Jahangiri pour s’être présenté comme candidat, le décrivant comme un « instrument politique » au service de l’autre (Rohani).

Jahangiri a également accusé le gouvernement de l’ancien président Mahmoud Ahmadinejad d’avoir dépensé 700 milliards de dollars et de ne laisser derrière lui « que le chômage ».

Jahanguiri s’adressant à Ghalibaf a poursuivi : « Vous êtes le maire de Téhéran, rien de plus. Cependant, vous avez échoué dans les organes contrôlés par la municipalité. Vous devez envisager les problèmes sous un angle scientifique. »

Ghalibaf a décrit Rohani, comme « non fiable », car il a promis de résoudre tous les problèmes en 100 jours et s’est détracté ensuite. Il a également accusé Rohani de récompenser des compagnies controversées comme la compagnie pétrolière Tycoon de Babak Zanjani (condamné à mort pour détournement d’argent).

Ebrahim Raïssi quant à lui a avoué que l’écart entre les classes de la société a augmenté. Les statistiques montrent que les aides financières ont en réalité aggravé les problèmes de la population.

Il a déclaré : « Si des mesures urgentes ne sont pas prises à ce sujet, nous devons prévoir des crises sociales majeures. » Raïssi a admis qu’il y avait 16 millions de personnes vivant dans les banlieues des villes. En 2013, lorsque Rohani est arrivé au pouvoir, ce nombre était de11 millions.

10,2 millions de personnes en Iran sont illettrées selon l’autre candidat, Mirsalim.

Ces fuites d’une mise en scène bien contrôlé confirme les sondages qui démontrent que le mécontentement général se multiplie contre le régime en particulier contre les instances comme les municipalités, des banques et le pouvoir judiciaire.

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