jeudi, février 9, 2023
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Pour que trouvions le chemin d’un Iran véritablement démocratique – Le député Terrot

CNRI – Le député , secrétaire de la Commission des affaires étrangères, participait la semaine dernière à une réunion à la salle Victor Hugo pour soutenir la démocratie en Iran.

Il a formé le vœu que la diplomatie française s’appuie sur la Résistance iranienne et adopte une politique de fermeté vis-à-vis du régime iranien. Voici le texte de son intervention à la conférence organisée par le Comité parlementaire pour un Iran démocratique (CPID):

 

C’est toujours très difficile de s’exprimer après les images dont la force témoigne d’une sauvagerie extrême, et ces images d’Achraf nous rappellent ce qu’est le régime aujourd’hui à Téhéran. Je suis secrétaire de la Commission des affaires étrangères et aujourd’hui c’est à la  France – c’est bien normal, et c’est le bonheur des députés du comité parlementaire qui sont présents aujourd’hui – de dire: n’oublions pas ce malheureux pays qu’est l’Iran aujourd’hui.

 

Je n’ai rien à ajouter, il n’y a pas une virgule à changer au discours que vous avez fait Mme Radjavi. Vous avez dit tout ce que nous pourrions répéter à l’envi tellement ces choses sont marquées du sceau de la vérité et de la conscience universelle.

 

André Chassaigne, avec beaucoup de force, rappelait cette notion des droits de l’homme. Cette notion absolument universelle s’impose à tous. Ne pas y croire c’est renoncer à tout ce que le siècle des lumières nous a apporté, tout ce que la Révolution française nous a apporté. Et nous voyons quoi ? Nous voyons que ces règles essentielles qui devraient servir de base à toute politique dans n’importe quel pays au monde, sont dans le vôtre bafouées.

 

Les rapports sont là, ceux d’Amnesty international, ceux de l’ONU qui sont également tout à fait convergents pour rappeler ces atteintes considérables.

 

La France doit être extrêmement vigilante et adoptée à l’égard de l’Iran une politique de très grande fermeté. Ne nous y trompons pas d’ailleurs. Si la France, qui est une puissance qui intervient en Iran, ne serait-ce que sur l’affaire nucléaire iranien, a pu obtenir le début d’une esquisse de négociations, c’est bien parce qu’il y a eu des sanctions économiques, c’est bien par ce qu’il y a eu une politique de fermeté. S’il n’y avait pas cette politique de fermeté, il est clair qu’il n’y aurait strictement aucune avancée avec le régime aujourd’hui de Rohani qui a donné l’espace d’un instant à l’Occident l’espoir que peut-être des choses avaient changé. Vous, vous saviez qu’il n’en serait rien. Nous n’étions pas dupes non plus et nous voyons aujourd’hui que les choses sont loin de s’améliorer.

 

Je forme donc le vœu véritablement que notre diplomatie s’appuie sur la Résistance iranienne, ne fasse pas une confiance absolue ne serait-ce que pour des questions bassement commerciales sur le régime iranien. Mais repose sur l’avenir de l’Iran, et l’avenir Iran peut exister qu’au travers de ceux qui s’opposent au régime actuel des mollahs. Donc je voulais vous redire du fond du cœur, Mme Radjavi, notre engagement.

 

La France devrait être plus allante pour l’arrivée sur notre territoire d’un certain nombre de résidents qui sont aujourd’hui à Liberty. D’autres pays européens l’on fait. Les États-Unis vont commencer à le faire. Il faut que la France montre aussi l’exemple. Notre diplomatie ne peut pas faire comme si rien ne se passait. Il est urgent d’envoyer un signal extrêmement fort pour que la France accepte de recevoir sur son territoire ces personnes privées des libertés les plus élémentaires.

 

Et je dirais en terminant que cette petite cérémonie que nous avons vue à l’entrée de cette salle Victor Hugo, pleine de symboles – voir ce militant de la liberté qui est mort à Liberty parce qu’il n’a pas pu recevoir les soins élémentaires – en dit plus long que de très longs discours.

 

Alors voilà Mme Radjavi, continuez votre action. Nous sommes avec vous. Je crois que c’est l’honneur du Parlement une fois de plus de vous accueillir ici, et au-delà des différences qui sont les nôtres, d’être à vos côtés, pour que le plus vite possible, nous trouvions le chemin d’un Iran véritablement démocratique.