samedi, décembre 3, 2022
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Plan ignoble de transfert à l’hôtel des résidents d’Achraf et de Liberty par l’intermédiaire de l’ambassade des mollahs à Bagdad

Un « cadeau » ramené par Falah Fayaz et Martin Kobler de leur voyage à Téhéran, au lieu d’annoncer l’échec du projet de Lieu de transit temporaire (LTT)

La résistance iranienne révèle le document de la location de l’hôtel Yamameh à Bagdad par l’ambassade du régime iranien au début de 2011, aujourd’hui sous le couvert de « l’organisation iranienne du hadj et des pèlerinages » sous contrôle du ministère des renseignements des mollahs.

Cela fait deux mois que dans la feuille de route qu’ils ont tracé pour les habitants d’Achraf et de Liberty, le conseiller à la sécurité du gouvernement irakien et le représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU (RSSG) évoquent  un hôtel « qui est prêt à accueillir ce qui reste des résidents » d’Achraf.

Ce plan ignoble rapporté come un « cadeau » du voyage de Falah Fayaz et de Martin Kobler à Téhéran jette un voile sur l’échec du projet de Lieu de transit temporaire (TTL) qui était depuis le début obscure et douteux et visait à anéantir l’opposition au régime des mollahs.

1- Dans un communiqué daté du 21 février 2012, la Résistance iranienne annonce « avoir obtenu un document interne des gardiens de la révolution disant que le cabinet du premier ministre irakien, après le transfert du premier groupe d’habitants d’Achraf à Liberty, assure la force Qods et l’ambassadeur du régime à Bagdad que les membres de l’organisation des Moudjahidine seront paralysés à Liberty (…) Ce document choquant ne laisse aucun doute sur le fait que le projet de transfert des habitants d’Achraf à Liberty est entièrement au service du régime des mollahs et a pour but d’anéantir l’opposition démocratique et légitime à ce régime. »

Le document souligne : « Nous (gouvernement irakien) imposons nos conditions et voulons que les membres de l’organisation finissent par s’y plier (…) Dans de très nombreux cas, l’ONU justifie les conditions de l’Irak et demande aux membre de l’organisation des Moudjahidine de les accepter parce que Liberty n’est qu’une étape de passage où leur séjour ne durera pas longtemps. »

Selon ce document, le gouvernement irakien se plaint du fait que « tous les membres de la délégation de l’ONU en Irak ne sont en parfait accord avec le gouvernement irakien », « mais qu’en particulier M. Kobler, le représentant spécial du Secrétaire général appuie les demandes du gouvernement irakien. Nous pensons qu’il ne veut pas entrer en conflit avec le gouvernement irakien ni que ses relations avec le gouvernement irakien s’assombrissent à cause de l’organisation des Moudjahidine. » L’OMPI a fait des requêtes et « nous leur montrons des réactions positives comme quoi nous agissons de concert avec l’ONU. Mais ces demandes ne seront jamais accomplies. Le gouvernement irakien et son négociateur ont seulement accepté de discuter de problèmes sans importance et secondaires, des questions qui n’ont pas de grands effets sur la situation comme les visites sur place des médecins ou des délégations pour régler des points sans importance. Le gouvernement irakien réagit vivement aux autres demandes que parfois les Achrafiens déposent (…) Le nouveau camp doit répondre aux besoins du gouvernement irakien et non aux besoins des membres de l’organisation. Le gouvernement irakien ne cédera rien sur les questions essentielles. »

2- Falah Fayaz, le conseiller à la sécurité de Maliki a déclaré à son retour d’Iran le 24 avril à la télévision d’Etat irakienne : « M. Martin Kobler, Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU pour l’Irak, a parlé en détails avec les parties irakiennes et iraniennes via l’ambassade d’Iran ou d’autres canaux de communication avec l’Iran afin d’assurer les requêtes de mise en œuvre de l’accord qu’il a conclu avec l’Iran pour fermer le camp d’Achraf et mettre un terme à la présence de cette organisation sur le territoire irakien. Les discussions ont porté sur les mécanismes et le rôle de l’Iran dans ce qui doit être fait pour résoudre cette question. »

3- Deux jours après le transfert du 5e groupe d’Achrafiens à Liberty, Martin Kobler est parti en Iran. Le comité international pour l’application de la justice (ISJ) qui fédère plus de 4000 parlementaires à travers le monde écrivait à ce sujet le 24 mai au Secrétaire général Ban Ki-moon : « Le récent voyage de M. Kobler à Téhéran et l’hommage qu’il a rendu au rôle du fascisme religieux au pouvoir en Iran dans la sécurité de l’Irak et les rapports qu’il reçoit de ses rencontres avec le ministère du renseignement des mollahs sur l’OMPI, nous ont choqués. Nous avons appris qu’il avait depuis longtemps l’intention de se rendre en Iran et que le régime iranien ne lui a accordé un visa d’entrée que lorsque le 5e groupe d’Achrafiens a été transféré à Liberty. En février, M. Kobler lors de son voyage en Europe, avait dit à ses interlocuteurs européens que l’ambassadeur iranien en Irak avait subordonné son voyage en Iran au transfert de l’OMPI d’Achraf. »

Le 12 juin, l’ISJ dans une lettre au Secrétaire général de l’ONU rappelait à ce sujet  que Martin Kobler avait dans la pratique reçu son visa après le transfert des 2/3 des habitants ».

4- Le 31 mai, Kobler et George Bakoos, le conseiller politique de Maliki, ont rencontré les représentants des habitants à Liberty. En réponse aux plaintes des résidents, le conseiller de Maliki avait proposé que les 1200 personnes qui restent à Achraf, partent d’Achraf dans un hôtel et il garantissait qu’en 24 h on leur fournirait l’eau, l’électricité, la nourriture et les soins médicaux. Kobler qui s’était dit « surpris » par cette proposition l’avait soutenue et avait dit que le 5e groupe qui se plaignait qu’on n’avait pas transféré ses affaires et du renvoi de ses camions citernes et qui voulait retourner à Achraf, pouvait aller à l’hôtel au lieu d’Achraf !

Les habitants de Liberty avaient aussitôt qualifié ce plan d’intrigue que le régime iranien avançait pour dissimuler l’échec du projet de LTT. Ils ont mis fin à la rencontre et ont voulu quitter la pièce mais Martin Kobler leur a demandé de s’asseoir et de continuer à discuter et Bakoos a dit à Kobler de mettre de côté la question de l’hôtel, qu’il s’agissait juste d’une proposition…

5- Par la suite, le représentant des Achrafiens à l’extérieur de l’Irak a écrit à Kobler le 3 juin : « J’ai été surpris par le fait que vous et le représentant du gouvernement irakien ayez proposé de manière apparent spontanée le transfert de tous les habitants ou des malades dans des hôtels de Bagdad lors de la réunion que vous aviez organisée pour examiner les problèmes d’infrastructures au camp Liberty. Mais vous avez ignoré dans votre compte-rendu de la réunion la partie principale de la réponse du représentant des habitants où ils déclaraient que ce n’était pas nouveau et qu’il y a trois ans le régime iranien avait fait la même chose pour anéantir les habitants et qu’auparavant, cela avait été envisagé pour ceux qui voulaient rentrer en Iran. »

Le représentant des habitants ajoutait dans sa lettre à Kobler : « Dans la rencontre du 31 mai, concernant le plan de l’hôtel, étant donné l’expérience passée, il semble que cette solution prenne sa source à Téhéran dans le régime des mollahs. Vous connaissez certainement l’expérience de l’hôtel Mohajer de Bagdad que le ministère du renseignement des mollahs, le Vevak, a transformé en une de ses branches.  Au fil des ans, le gouvernement irakien y logeait tous les individus qui quittaient [le camp] et dans la pratique les livrait à l’ambassade du régime iranien à Bagdad et aux agents du Vevak, notamment Hadj Ali Navidi, Nasseri et Nobakhti que nous avons dénoncés un par un au cours des années passés, pour convaincre ces individus de rentrer en Iran et de collaborer avec la gestapo des mollahs. Quoi qu’il en soit, la question du transfert des résidents à l’hôtel montre bien que le LTT est un plan qui a échoué, ce que nous vous avions écrit il y a quelques temps, à vous et au Secrétaire général. D’autant plus que lors de la signature du protocole d’accord vous aviez supprimé la période précise de 6 mois pour le LTT du premier projet rédigé sur la base des demandes du gouvernement irakien. »

6 – Selon les documents et les rapports obtenus par la résistance iranienne de l’intérieur du régime des mollahs, début juillet, M. Kobler a chargé la MANUI à Bagdad de louer l’ensemble de l’hôtel Yamameh, ce même hôtel que le conseiller de la sécurité du gouvernement irakien note comme un autre LTT dans le protocole d’accord conclu avec Kobler.

Cet hôtel, est depuis le début 2011 sous contrat officiel loué par « l’ambassade de la République islamique d’Iran à Bagdad – Attaché commercial ». Ce contrat a été signé par un des agents de renseignement du régime du nom de Mehdi Nejat-Nia, pour une période d’un an avec une note soulignant qu’il est renouvelable. Le document figure en annexe et y est joint une feuille « accord passé avec l’hôtel Yamameh de Bagdad » portant le logo « République islamique d’Iran – ministère du commerce – bureau de l’Attaché commercial– Irak – Bagdad ».

Cet hôtel actuellement est loué par « l’organisation iranienne du Hadj et des pèlerinages » et c’est sous ce couvert qu’il est sous le contrôle du Vevak (Ministère du renseignement des mollahs iranien).

Selon les rapports existants de l’intérieur du régime iranien, la MANUI a dit qu’en  échange de la location d’un an de cet hôtel pour y loger 400 membres des Moudjahidine, elle verse une bonne somme pour que le contrat passé avec l’organisation iranienne du hadj et des pèlerinages se transforme en un nouveau contrat avec la MANUI.

Avec le plus grand rejet de ce plan ignoble qui a toutes les faveurs des services de renseignement du fascisme religieux en Iran, la Résistance iranienne demande au Secrétaire général que la MANUI s’abstienne de rentrer dans ce genre d’intrigues et de mesures immondes et qu’il la charge de garantir le minimum humanitaire à Liberty. Le nombre des requêtes minimales qui n’ont pas été satisfaites et qui subordonne le départ du groupes suivants d’Achraf à Liberty sont les suivantes, comme l’indique le communiqué du 15 juillet du secrétariat du CNRI :

1- Le raccordement de Liberty au réseau d’eau urbain ou le transfert des équipements nécessaires d’Achraf pour le pompage de l’eau du canal situé à 150m de Liberty.
2- Le transfert de la totalité des générateurs d’Achraf, en particulier des 6 principaux.
3- Rendre les six véhicules utilitaires (citernes d’eau et d’eaux usées) au 5e groupe à Liberty.
4- Le transfert d’Achraf des bungalows spécialement aménagés pour les invalides.
5- Le transfert de 5 chariot-élévateurs à Liberty pour le déplacement des charges lourdes qui se fait actuellement à d’eau d’hommes par les résidents.
6- Le transfert de 50 voitures ou leur équivalent en autobus pour le transport de 2000 personnes (auparavant 30 voitures ont été transférées pour 1200 personnes).
7- Autoriser les travaux de construction à Liberty comme l’aménagement de trottoirs, de porches, d’ombrages, de pentes d’accès, d’installations spéciales pour les invalides et d’espaces verts.
8- Le règlement de la question des biens meubles et immeubles des Achrafiens, en particulier l’autorisation d’entrée des commerçants et des acheteurs.

Il est bon de rappeler que le gouvernement irakien s’abstient de restituer deux containeurs d’affaires personnelles des groupes 4 et 5 d’une valeur de 120.000 dollars saisis il y a trois mois. L’ensemble de ces biens est légal, non militaires et une grande partie se détériore sous une température de plus de 50 degrés.

Le 23 juin, des milliers de parlementaires de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et des parlements nationaux de 46 pays de 5 continents avaient mis en garde dans une déclaration contre la transformation de Liberty en prison. Ils avaient souligné : « Nous disons clairement au gouvernement américain, à l’UE et à l’ONU qu’ils doivent agir pour assurer ces requêtes minimales. Comme par le passé, qu’ils ne règlent pas ces problèmes en puisant uniquement dans la poche des résidents. Ce n’est pas une solution durable et cela encourage le régime iranien et le gouvernement irakien à recourir à la violence et à violer davantage les droits des habitants. »

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 24 juillet 2012

 

 

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