CNRI – Laurent Fabius, cité par l’AFP, a déclaré que « la France souhaite un accord robuste (…) qui comporte la limitation dans la durée des capacités nucléaires iraniennes de recherche et de production, ça veut dire un régime de vérification poussé y compris si c’est nécessaire sur des sites militaires ».
Après une rencontre d’une heure avec son homologue iranien à Luxembourg, le ministre français des Affaires étrangères a détaillé lundi devant la presse trois points indispensables pour parvenir à un accord avec Téhéran sur son programme nucléaire controversé.
« Et ça veut dire qu’il faut aussi prévoir le retour automatique des sanctions en cas de violations par l’Iran de ses engagements », a-t-il ajouté. « Tout cela est important à la fois pour la sécurité régionale et pour l’action contre la prolifération nucléaire », a continué le ministre.
Ces points délicats dans la négociation sont connus de longue date, mais la mise au point du ministre intervient alors qu’elles vont s’accélérer en fin de semaine, la date butoir pour ces discussions étant fixée au 30 juin.
« Ce sera la position que tiendra la France », a assuré Laurent Fabius.
Lors d’un déplacement dimanche à l’étranger, Laurent Fabius avait réitéré : « Nous pensons qu’il faut être extrêmement ferme et que, si accord il y a, il doit être robuste. Cela veut dire qu’il doit pouvoir être vérifié. Un accord qui n’est pas vérifiable, c’est un accord qui n’est pas applicable ».
Lors d’une audition à la commission des Affaires étrangères de la Chambre des Représentants américaine le 29 avril, Maryam Radjavi, présidente élue du CNRI, a énoncé par vidéo-conférence les positions de la Résistance iranienne sur le projet nucléaire des mollahs. Tout en soulignant l’importance de la mise en œuvre des six résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, elle a insisté sur la nécessité des inspections inopinées de tous les sites, militaires et non-militaires, et sur la responsabilité du régime sur les dimensions militaires de ses projets et spécialistes nucléaires ainsi que les réseaux de contrebande qui lui fournissent les équipements et les matériaux nucléaires.

