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Iran: Khamenei nie toute « réalité » à la version de l’accord-cadre sur le nucléaire

Le Guide suprême des mollahs a averti jeudi qu’il n’y avait pas de garantie pour qu’intervienne un accord final sur le programme nucléaire de l’Iran. Ali Khamenei a estimé que le texte convenu avec les grandes puissances le 2 avril « ne garantit ni l’accord en lui-même, ni son contenu, ni même que les négociations iront jusqu’au bout ».

 Khamenei, l’autorité qui a le dernier mot sur le dossier nucléaire, a nié toute « réalité » à la version de l’accord-cadre diffusée par les Etats-Unis, selon l’AFP. « J’ai vu le texte (…) ce ne sera pas la base d’un accord ». Les propos de Khamenei ont été perçus comme une douche sur l’optimisme ambiant concernant les chances d’un accord final.

De son côté le président des mollahs, Hassan Rohani, a exigé dans un discours à Téhéran, qu’en cas d’accord définitif, toutes les sanctions économiques soient levées « dès le premier jour de son application ». Alors que les 5+1 affirment qu’elles seront levées progressivement sous condition de vérification des engagements de Téhéran.

Le ministre français des AE, Laurent Fabius, a déclaré à propos des déclarations d’Ali Khamenei : « Nous avons avancé sur le nombre de centrifugeuses, le stock d’uranium, le pourcentage d’enrichissement… Restent cependant des points de désaccord, notamment sur les sanctions économiques ». Il a précisé que la France maintiendrait « son attitude constructive mais extrêmement exigeante ».

De son côté le porte-parole du département d’Etat, Jeffrey Rathke, a réagi en affirmant que « nous n’allons pas répondre à chaque déclaration publique faite par un responsable iranien, ni négocier en public (…) Mais les sanctions seront suspendues de manière progressive et sous condition de vérification que l’Iran respecte ses engagements, conformément à un plan d’action complet et définitif ».

Le ministère britannique des Affaires étrangères a pour sa part réitéré que « les sanctions resteront en place jusqu’à ce qu’un accord complet soit trouvé et que l’Iran mette en œuvre ses engagements nucléaires d’une façon vérifiée par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA ».

Maryam Radjavi, Présidente élue de la Résistance iranienne, avait déclaré au lendemain de l’accord nucléaire: « Une déclaration avec des généralités, sans signature ni l’approbation officielle de Khamenei ne barrera jamais la route à la bombe atomique ni aux tromperies inhérentes à la tyrannie religieuse. La poursuite des négociations avec le fascisme religieux dans le cadre de la complaisance ne pourra donner à la région et au monde de sécurité contre le danger nucléaire. Contraindre tout simplement le régime à respecter les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU est le seul moyen de l’empêcher de se doter de la bombe atomique. Le processus des négociations de 2002 à nos jours, en particulier le dernier marathon d’un an et demi, témoigne clairement du fait que le régime des mollahs ne comprend que le langage de la fermeté et de la force. »