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Nouveau président en Iran : « aucun espoir de changement » pour les Moudjahidines du peuple

AFP, 3 aout – La présidente du Conseil national de la résistance iranienne (CNRI, opposition en exil), Maryam Radjavi, a déclaré n’avoir « aucun espoir de changement » en Iran avec l’arrivée samedi du nouveau président Hassan Rohani.

« Nous n’avons aucun espoir de changement en Iran parce que Rohani pendant 34 ans a toujours occupé des postes-clé dans le régime des mollahs », a déclaré Mme Radjavi à l’AFP avant un rassemblement de ses partisans aux portes de Paris pour la rupture du jeûne du ramadan.

Le nouveau président « n’a pas le pouvoir ni la volonté » de changer le régime, a-t-elle affirmé.

« Le pouvoir est dans les mains du guide suprême de la République islamique (ndr: l’ayatollah Ali Khamenei) pour les politiques de répression, envers la Syrie, l’Irak, la fabrication de la bombe », a-t-elle ajouté en demandant une nouvelle fois la libération des prisonniers politiques, la liberté d’expression, « l’arrêt de la fabrication de la bombe atomique et des ingérences en Syrie ».

« Ce régime ne peut pas reculer d’un seul pas car sinon il y aura une révolution en Iran et le régime sera renversé », a-t-elle assuré.

Les négociations internationales sur le nucléaire iranien « ne sont qu’un mirage » qui permet à Téhéran de « gagner du temps », a-t-elle dit.

« Il faut adopter une politique de fermeté à l’égard du régime des mollahs, c’est-à-dire accentuer les sanctions et soutenir la résistance iranienne », a-t-elle plaidé.

« Soit le régime recule, et ce sera son implosion, soit il va se durcir et ce sera la confrontation avec la communauté internationale qui aboutira à son renversement », selon elle.

« Le gouvernement que va constituer Rohani sera très fragile à cause de ses conflits internes », a pronostiqué la présidente du CNRI.

« Dans la région, le régime iranien veut attiser les tensions entre sunnites et chiites », a-t-elle encore estimé citant la Syrie, l’Irak et le Yémen et a appelé les musulmans à s’unir contre « l’intégrisme et la théocratie ».