mercredi, décembre 7, 2022
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Appel de Maryam Radjavi à un front uni contre le régime iranien, le terrorisme et l’intégrisme qu’il dirige dans la région

Conférence international à St Denis pour le mois de Ramadan

Appel de la conférence à assurer la sécurité des habitants de Liberty et leur retour à Achraf

Le samedi 3 aout, à l’occasion du mois sacré de Ramadan, des représentants de pays arabes et musulmans, ainsi que des représentants des communautés musulmanes de pays européens ont mis en garde contre l’ingérence croissante et le bellicisme du régime iranien dans les pays de la région. Ils ont aussi jugé nécessaire l’unité d’action face à ce régime qui est le principal parrain du terrorisme, propagateur de l’intégrisme et de la dictature religieuse dans le monde aujourd’hui et facteur de division et de guerre entre les musulmans.

Des délégations de 30 pays d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient, notamment de Syrie, d’Egypte, d’Irak, de Jordanie, de Palestine, d’Algérie, du Maroc, de Tunisie, du Yémen, du Koweït, du Bahreïn, d’Iran, d’Afghanistan, du Sénégal, ainsi que de France, d’Italie ont pris part à cette réunion, organisée par le Comité arabo-musulman en défense des résident d’Achraf.

Les participants à cette conférence qui se tient en même temps que l’entrée en fonction d’Hassan Rohani, le nouveau président des mollahs, ont mis en exergue que Rohani qui est passé par le filtre du conseil des gardiens de Khamenei, est depuis le début impliqué dans tous les crimes de cette théocratie. Il est incapable d’apporter un changement dans la politique, parce que tout changement sérieux mènera vers le renversement de la dictature dans sa totalité. Ils ont assuré que le changement de régime ne peut se faire que par un changement démocratique par le peuple iranien et sa résistance organisée.

La conférence, sous la houlette de Sid Ahmad Ghozali, ancien premier ministre algérien et président du Comité arabo-musulman en défense des résidents d’Achraf, a apporté son plein soutien aux habitants de Liberty avant de demander leur retour rapide à Achraf et que leur protection soit assurée.

Des personnalités politiques éminentes des Etats-Unis et d’Europe, notamment Tom Ridge, premier secrétaire d’Etat à la sécurité intérieure des Etats-Unis et ancien gouverneur de Pennsylvanie, ont pris la parole. Tarek Hachemi, vice-président irakien a envoyé un message dans lequel il aborde les attaques à la roquette contre le camp Liberty par des miliciens liés au régime du guide suprême et avec le soutien du gouvernement Maliki. « L’ONU, a-t-il dit, aurait dû intervenir et contraindre le gouvernement Maliki à assurer la sécurité et la vie dans la dignité dans ce camp, soit de le fermer définitivement et de ramener les habitants à Achraf. Bien que la seconde solution pratique soit la meilleure, l’ONU n’a pris aucune mesure. »

Parmi les autres intervenants de cette soirée, figuraient Sid Ahmed Ghozali, ancien premier ministre algérien, Anissa Boumediene, ancienne première dame d’Algérie et islamologue, Mohammad Al-Hadj Mohammad, député jordanien, le général Abdolellah Al-Naïmi, un commandant de l’Armée syrienne libre et président du conseil militaire de la province de Joulan, Mohammad Elorabi, ancien ministre des Affaires étrangères égyptien, Atef Makhalif et Majda Youssef, députés du parlement égyptien, Sheikh Tayseer Tamimi, ancien chef de la Justice de Palestine، Fatiha Al-Bakkali, députée marocaine, Robert Torricelli, ancien sénateur américain, Tahar Boumedra, ancien directeur du bureau des droits de l’homme de la MANUI en Irak et ancien responsable du dossier d’Achraf à l’ONU, Yves Bonnet, préfet honoraire et ancien directeur de la DST, Mgr Jacques Gaillot, Kak Baba Cheikh Hosseini, de l’organisation Khebat du Kurdistan d’Iran, Khalil Meroun,  recteur de la mosquée d’Evry , et Dhaou Meskine, recteur de la mosquée de la Réussite, le Cheikh Darameh, vice-président de la fédération des musulmans africains de France et  Saer Al-Hadj, président du courant du Futur de la Syrie,   

Sont également intervenues au nom des femmes, Kalthoum Kennou, juge tunisienne, Falak Al-Jamani, députée jordanienne, Tahiya Al-Habib, présidente de l’Union des femmes et présidente du parti Al-Amal de Mauritanie, Zahra Tokhi Zabouli, députée afghane, Souad Sbai, ancienne députée italienne, et Awa Ndiyae, militante sénégalaise des droits humains et présidente de l’Espace Afrique Internationale à Genève.

Maryam Radjavi, présidente élue de la Résistance iranienne, a appelé l’ensemble des musulmans à se rassembler dans un front uni contre cette dictature et le terrorisme et l’intégrisme qu’elle dirige. « Ce régime, a-t-elle dit, est l’ennemi de tous les musulmans, de tous les pays arabes et musulmans et le pire ennemi de Dieu et du peuple. »

« Les fidèles de toutes les religions, de l’islam à la chrétienté et au judaïsme, et les fidèles de tous les cultes comme les chiites et les sunnites, les savants et les hauts dignitaires du monde de l’islam, les personnalités politiques, les chefs de tribus et les dirigeants de partis politiques avec leur opinions propres, ont tous une place dans ce front. Car c’est une lutte contre l’ennemi de la vie et de l’existence de tous les musulmans et de tous les peuples de la région », a-t-elle ajouté.

Elle a estimé que la solidarité face au régime du guide suprême est le facteur le plus important pour neutraliser et écarter ses intrigues. Elle a appelé à ne pas laisser les mollahs au pouvoir en Iran dresser les musulmans les uns contre les autres en semant des divisions confessionnelles.

La bataille admirable de la nation syrienne et les soulèvements en Irak, a-t-elle poursuivi, ont poussé dans une impasse le front de la réaction et de la dictature dirigé par la tyrannie iranienne. La démocratie dans la région est le plus grand ennemi du régime du guide suprême en Iran. Tant qu’ils ne seront pas renversés, les mollahs ne renonceront pas à l’ingérence, aux provocations et à la guerre dans toute cette région. Ce régime s’efforce de saboter tout courant démocratique dans la région. Certains se trompent en pensant que le régime iranien cherche à imposer la domination des chi’ites sur les sunnites, alors que son but est d’étendre sa percée et sa domination sur la région pour sauvegarder son pouvoir chancelant à Téhéran. C’est pourquoi les mollahs utilisent toutes sortes de méthodes inhumaines et fourbes. Pour eux, le sang des chiites n’a aucune importance, pas plus que le sang des sunnites ou de n’importe quel être humain.

Mme Radjavi a ajouté : L’intégrisme et la tyrannie sous le couvert de la religion qui, sous l’effet de la lutte, du sang et des souffrances du peuple iranien et de son avant-garde des Moudjahidine du peuple, ont échoué sur le plan social et culturel en Iran, font face aujourd’hui dans le reste des pays de la région à la résistance des populations insurgées. Dans ces conditions, la présentation d’une alternative compétente, politique, culturelle et religieuse face à la dictature religieuse est plus nécessaire que jamais. Une solution authentique qui a totalement écarté le modèle intégriste et qui présente la véritable image de l’islam comme religion de liberté, de justice et de tolérance. C’est l’islam dans lequel croient les Moudjahidine du peuple d’Iran, fondés sur l’authenticité de l’islam. Un modèle qui défend la souveraineté populaire et l’égalité des femmes et des hommes, qui demande un gouvernement fondé sur la séparation de la religion et de l’Etat, qui appelle à la tolérance des fidèles des autres religions et opinions et qui défend les droits humains, qui recherche le bien-être général et le progrès du savoir et de la technologie.
 
La présidente élue de la Résistance iranienne a appelé l’ensemble des musulmans du monde, en particulier de la région, à venir en aide des habitants d’Achraf et de Liberty. Maintenir cette population sans défense et sans abri dans un abattoir, c’est la condamner au carnage. C’est pourquoi il faut les ramener le plus rapidement à Achraf où ils bénéficieront de plus de sécurité.

Elle a enfin souligné : Dès le premier jour, face au nouveau président du régime nous avons posé six critères essentiels : la liberté d’expression, les droits humains, la libération des prisonniers politiques, la liberté des activités politiques, la fin de la politique agressive en Syrie et en Irak, et l’abandon de la production de l’arme atomique.  Tout changement véritable passe obligatoirement par ces critères, que redoutent les mollahs. Les mollahs avancent sur le chemin de la défaite. La solution au problème de l’Iran et l’instauration de la paix, de la fraternité et de l’amitié dans toute la région, reposent dans le renversement du régime du guide suprême par le peuple iranien et sa résistance.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 3 aout 2013
 

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