
Le Comité parlementaire britannique pour la Liberté de l’Iran
Jack Straw ne devrait pas apaiser les mollahs iraniens
Après son retour de son sixième voyage à Téhéran, M. Straw a déclaré : « Cela n’a jamais été une dictature d’un seul homme. Ce n’est pas une démocratie occidentale classique à tous les égards, mais il s’agit d’une situation politique très animée dans laquelle le Président Rohani doit naviguer. »
Il a admis que sa délégation n’avait ni rencontré ni voulu rencontrer des dissidents iraniens. Il a dit : « Pour être honnête, nous ne l’avons pas voulu. Ce n’était pas à l’ordre du jour. Nous n’étions pas dans la démarche de faire des gestes. Nous étaient dans la démarche de chercher à établir la confiance et de bonnes relations avec les gens qui souhaitent la confiance et de bonnes relations avec nous. »
Notre ministère des Affaires étrangères et notre Parlement ne devraient pas accepter les inquiétudes limitées de M. Straw à l’égard des mollahs meurtriers. Amnesty International a déclaré le 17 janvier que depuis le début de l’année 2014, l’Iran a effectué 40 exécutions, avec au moins 33 exécutions en une seule semaine.
Amnesty International a affirmé : « Les tentatives des autorités iraniennes de changer leur image internationale n’a pas de sens si dans le même temps les exécutions continuent d’augmenter… La réalité en Iran, c’est que les gens sont impitoyablement condamnés à mort après des procès inéquitables, et cela est inacceptable. »
Dans le passé, l’ancien ministre des Affaires étrangères, M. Straw, avait fait du lobbying auprès de la communauté internationale pour faire croire que le régime iranien n’était pas à la recherche d’armes nucléaires et avait suspendu ses activités d’enrichissement d’uranium. Il avait convaincu l’Union européenne d’inscrire de façon arbitraire la principale force de l’opposition iranienne sur la liste noire des organisations terroristes. Cette inscription a été annulée par la Cour européenne de Justice.
Plus tard, M. Rohani s’était vanté en disant qu’il avait réussi à tromper l’Occident en faisant croire que l’Iran avait suspendu l’enrichissement de l’uranium. A cette époque, les centrifugeuses du régime iranien tournaient à plein régime pour produire l’uranium enrichi destiné à la fabrication d’armes nucléaires. Dans le même temps, le guide suprême du régime iranien de l’Iran envoyait la fameuse Force Qods pour réprimer l’insurrection populaire contre le dictateur syrien Bachar al-Assad et pour mener des activités terroristes en Irak, au Liban et en Palestine. L’approche erronée de M. Straw a encouragé les mollahs à réprimer davantage les gens et poursuivre leurs activités nucléaires et terroristes.
Le député iranien, Shahin Mohammad-Sadeghi, a déclaré que le parlement iranien avait imposé des conditions préalables à la visite des députés britanniques et que leur programme de visite en Iran avaient été coordonné avec les autorités iraniennes. M. Straw n’aurait pas du visiter l’Iran dans de telles conditions.
Notre ministère des Affaires étrangères et notre Parlement devraient se méfier des actions de lobbying de M. Straw qui à la demande de Téhéran essayent d’imposer des restrictions à la Résistance iranienne.
Les victimes du régime iranien considèrent M. Straw comme quelqu’un qui ignore les souffrances de 80 millions d’Iraniens, qui serre la main avec leurs tortionnaires et leurs bourreaux et qui essaye de défendre les intérêts de ces derniers. L’attitude de M. Straw consistant à promouvoir un régime terroriste qui est le principal obstacle à la paix mondiale risque d’être mal comprise par l’opinion publique.
Comité parlementaire britannique pour la Liberté en Iran
Le 20 janvier 2014

