samedi, décembre 3, 2022
AccueilActualitésActualités: Iran RésistanceNous étions remplis de gloire et de respect

Nous étions remplis de gloire et de respect

Par Mehran Bahramian

OfficialWire, 9 septembre, STOKHOLM – Nous étions remplis de gloire et de respect quand nos frères et sœurs libyens ont vaincu le régime dictatorial de leur pays. Nous étions aussi tellement heureux que la Communauté internationale ne l’ait pas négligé en soutenant une bonne fois pour toutes la population et leur résistance légitime.

C’est maintenant au tour de la Syrie et il semble que la Communauté internationale se réveille progressivement et commence à réagir aux cris de ces hommes et femmes courageux en Syrie qui payent inlassablement un lourd tribut pour leur liberté. Avec quelques mois de retard, mais c’était néanmoins bon à entendre, la secrétaire Clinton a également rejoint les personnalités politiques qui ont récemment apporté leur soutien au mouvement syrien pour la démocratie et prend l’initiative de sanctionner la Syrie.

Il est pourtant paradoxal que le gouvernement d’Obama prétende se ranger du côté de la démocratie quand il s’agit de l’Iran, alors que les Etats-Unis poursuivent illégalement leur politique honteuse de complaisance avec les mollahs en Iran. En 1997, la secrétaire d’Etat de l’époque, Madeleine Albright, avait mis à l’index l’opposition démocratique iranienne pour envoyer « un signe positif » à la dictature la plus criminelle de notre époque. Ainsi que l’a rapporté le Wall Street Journal en 2006, « le département d’Etat a ajouté l’OMPI sur une liste d’organisations mondiales terroristes dans le but d’indiquer le désir des Etats-Unis de se rapprocher des réformateurs ». Les mollahs utilisent encore cette étiquette en Iran pour justifier l’exécution des Iraniens les plus épris de liberté et pour justifier le massacre par leurs sbires du camp du principal mouvement d’opposition situé en Irak.

Cette inscription politique demeure inchangée bien que la Cour fédérale américaine du district de Columbia ait statué contre cela, demandant une révision de cette décision par la secrétaire Clinton. Cette révision toutefois, reste à faire plus d’un après, alors que les exécutions en Iran se poursuivent et que le camp d’Achraf a été attaqué une nouvelle fois par les agents irakiens du gouvernement iranien, faisant 36 morts et plus de 350 blessés graves en avril.

En juin dernier, plus de 100 000 partisans de la résistance iranienne se sont réunis à Villepinte en France. Il y avait des centaines de dignitaires et de hauts responsables de divers pays parmi lesquels des personnalités américaines comme le juge Michael Mukasey, ancien ministre de la Justice des Etats-Unis, Rudy Guiliani, ancien maire de New York et candidat à la présidentielle, et Patrick Kennedy. Ils réclamaient la fin de ces 14 ans d’injustice et exigeaient la garantie de la protection du camp d’Achraf. Le 26 août, plus de 10 000 Iraniens se sont rassemblés à Washington DC en face du département d’Etat, réclamant la même chose. Louis Freeh, ancien directeur du FBI, a interpelé fermement la secrétaire Clinton lors de ce rassemblement : « Même au cours de ces derniers mois, les décisions des Etats-Unis, concernant la Tunisie, l’Egypte, la Libye, le Bahreïn et le Yémen, ont été des décisions compliquées. Je suis heureux de ne pas être la personne qui prend en cette période de crises les décisions de politique étrangère qui doivent être prises. »

Mais considérer faits et preuves et affirmer, sans posséder les compétences nécessaires, qu’il n’existe pas de preuve factuelle crédible pour soutenir la proposition d’inscrire l’OMPI sur la liste des organisations terroristes étrangères, mesdames et messieurs, cela n’est pas du tout compliqué.

Winston Churchill a également fait une autre grande déclaration ; il a déclaré une fois, si vous vous en souvenez, qu’on peut compter sur les Américains pour faire ce qu’il faut après avoir épuisé toutes les autres possibilités. Eh bien, pendant 14 ans, l’OMPI a figuré injustement sur la liste des organisations terroristes étrangères.

Il ne nous est parvenu aucune réponse à cette décision du département d’Etat, hormis qu’ils sont en train de la réexaminer. Eh bien, à partir d’un certain point, une révision est une forme d’abus de procédé. Dans le monde juridique, ne pas répondre au tribunal devient à un certain moment méprisant. Il est temps que la secrétaire d’Etat agisse et j’entends par là qu’elle agisse de manière décisive et capitale afin de radier l’OMPI.

Je travaillais dans cette ville en 1997 lorsque le département d’Etat a inscrit cette organisation sur la liste des organisations terroristes étrangères. C’était une décision politique, ce que nous avons compris, bien que nous n’étions pas d’accord sur les paramètres factuels. Elle a été inscrite sur cette liste parce que le département d’Etat et la Maison Blanche pensaient pouvoir engager un dialogue constructif avec Khatami, surnommé si vous vous en souvenez, nouveau président modéré ; cela n’a pas marché.

En 1997, la politique de complaisance n’a pas fonctionné. En 2004, on avait dit au gouvernement républicain que les conséquences des IED qui tuait des militaires, hommes et femmes, en Irak s’atténueraient, disparaîtraient tant que l’OMPI demeurerait sur la liste ; le gouvernement y a adhéré.

La politique de complaisance n’a pas fonctionné pendant 14 ans, cela n’a pas fonctionné, mesdames et messieurs, en 1933, et cela ne fonctionnera jamais avec le régime terroriste de Téhéran. Aujourd’hui, la requête que nous adressons à Mme la Secrétaire et à ses collègues du département d’Etat que nous respectons grandement est très simple : considérez les faits, prenez une décision mais s’il vous plaît, prenez une décision maintenant, parce qu’il est primordial d’agir.

Le gouvernement américain classe chaque moment de cette organisation, donnant au régime sauvage de Téhéran la permission d’arrêter, de détenir, de torturer et de tuer ses propres combattants pour la liberté chez eux et les habitants d’Achraf qui mènent bravement leur combat pour la liberté de l’autre côté de la frontière. Cette permission de tuer s’atténuera seulement, sera seulement effacée une fois qu’on aura cessé de mettre à l’index l’OMPI.

Les Etats-Unis se sont rangés du côté des révolutionnaires libyens. Ils ont finalement soutenu le mouvement démocratique syrien ; l’honteuse politique de complaisance avec les mollahs en Iran, symbolisée par la conservation de leur seul mouvement d’opposition démocratique sur la liste des organisations terroristes étrangères des Etats Unis, est contradictoire et certainement pas une sage décision politique ? Rien ne peut arrêter la chute de la tyrannie religieuse d’Iran. Ce serait une honte de voir les noms de la secrétaire Clinton et du Président Obama classés parmi ceux qui ont entretenu des liens avec les mollahs criminels. Radiez l’OMPI maintenant !

Mehran Bahramian est un activiste des droits humains, préoccupé par le  fanatisme religieux en Iran, cœur du fascisme religieux et donc un immense problème auquel le monde entier se voit confronté quand il s’agit de préserver la paix et la tranquillité au Moyen-Orient et par conséquent, dans le monde entier.
 
 

 

FOLLOW NCRI

16,297FansLike
7,743FollowersFollow
377SubscribersSubscribe