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Nous devons être intransigeants avec l’Iran

Lord Corbett of Castle Vale

The Birmingham Post, 17 novembre – En 2002, le président Bush a classé l’Iran dans l’ « Axe du mal » ; aujourd’hui, Tony Blair dit que cet Etat (avec la Syrie) détient peut-être la clé pour la paix au Moyen-Orient. Lord Corbett of Castle Vale, ancien député d’Erdington, avance que la seule option est de rester intransigeant face aux dirigeants de Téhéran.

 

Les leaders occidentaux se creusent désespérément la tête en quête d’une nouvelle politique au Moyen Orient tandis que la situation difficile en Irak ne cesse de s’aggraver et que les tensions au Liban et en Palestine ne cessent de monter.

Cependant, une combinaison d’intérêts économiques à court terme et de manque de volonté ont empêché l’Occident d’affronter la source première d’instabilité dans la région qui ne cesse de jeter de l’huile sur le feu, les dirigeants théocratiques de Téhéran.

Suite à la défaite des Républicains aux élections de mi-mandat aux Etats-Unis, un changement de politique au Moyen Orient revêt une nouvelle importance. Les médias continuent de spéculer autour des recommandations de l’Iraq Study Group, plus connu sous le nom de Commission Baker, dont la mission est d’étudier les options de politique étrangère des USA en Irak.

Les personnes en faveur d’un « engagement » vis-à-vis des ayatollahs d’Iran, parfois décrit comme de l’apaisement, ont saisi cette opportunité pour appeler à un « dialogue » avec Téhéran afin de résoudre les différentes crises au Moyen Orient, et en particulier en Irak. C’est comme demander à un pyromane de les aider à éteindre les nombreux feux qu’il a allumés et qu’il continue d’attiser.

Le camp de l’ « engagement » qualifie cette politique de nouvelle grande idée, mais il semblerait que ce soit plutôt un chemin escarpé, dangereux et sans issue, le même chemin qui a mené à la crise internationale actuelle.

Les partisans de l’engagement espéraient qu’en faisant des concessions au régime de Téhéran et en lui offrant des avantages, ils rendraient les soi-disant « modérés » plus forts. Durant cette dernière décennie, l’Iran s’est vu offert tout un éventail d’avantages, d’une coopération commerciale à une assistance à son programme nucléaire exclusivement civil. Par ailleurs, les gouvernementaux occidentaux ont accédé aux demandes de Téhéran de placer ses principaux opposants sur liste noire.

Au lieu de donner le pouvoir aux soi-disant « réformateurs », cette politique a permis aux radicaux, menés par un ancien commandant des Gardiens de la Révolution, Mahmoud Ahmadinejad, de prendre le contrôle total de l’Iran. D’autres hauts responsables se sont vantés publiquement de leurs progrès réalisés dans le domaine nucléaire pendant que l’Occident était occupé à faire les quatre volontés « modérées » de Khatami.

L’engagement vis-à-vis des mollahs est voué à l’échec parce qu’il est basé sur deux méprises fondamentales : la volonté des mollahs de modérer leur politique et de se laisser persuader d’abandonner leur programme nucléaire.

Avant de s’adresser par liaison vidéo à la Commission Baker, le Premier ministre a défini la politique de Téhéran. Dans son discours annuel au banquet du Maire de Londres cette semaine, il a déclaré que l’Iran était critiqué pour ses ambitions de développement d’armes nucléaires et refusait de se soumettre aux requêtes de l’ONU de cesser l’enrichissement d’uranium. Il a ajouté : « Au lieu de cela, ils agissent à des points sensibles dans la région pour nous contrarier. Ils se servent des éléments les plus extrêmes du Hamas en Palestine, du Hezbollah au Liban et des milices chiites en Irak ».

En fait, les dirigeants théocratiques d’Iran ont depuis le commencement des hostilités en Irak interféré de manière agressive dans les affaires internes de ce pays dans le but d’y établir un Etat intégriste satellite sous leur contrôle. Le succès de cette opération affecterait dangereusement la balance stratégique du pouvoir au Moyen Orient.

Téhéran est généralement reconnu comme étant responsable d’une grande proportion des attentats terroristes ayant lieu en Irak. Le régime iranien serait également derrière des assassinats de dissident irakiens, de l’armement et du financement d’un réseau d’insurgés et de milices dans le but spécifique de commettre des violences contre les forces de la coalition et des Etats-Unis, de s’infiltrer dans les institutions gouvernementales et de sécurité irakiennes, de diriger des centres de torture secrets et d’interférer dans les élections irakiennes en truquant les votes.

Pendant le week-end, des commandants britanniques ont affirmé que les armes utilisées pour attaquer quotidiennement leurs soldats provenaient d’Iran. Le jour de l’Armistice, un bateau de patrouille britannique a été attaqué près de Bassora à l’aide d’engins explosifs improvisés, faisant quatre morts parmi des officiers britanniques et des femmes et trois blessés. C’est ce genre d’armes que le régime iranien fournit aux groupes terroristes en Irak.

Que pensent les Irakiens de tout cela ? En juin, 5,2 millions d’entre eux ont signé une déclaration mettant en garde contre les dangers posés par le régime iranien en Irak et offrant leur soutien au principal groupe d’opposition iranien, l’OMPI.

Ce n’est pas une ingérence plus profonde du régime iranien dans les affaires irakiennes qui amènera la stabilité dans ce pays, mais plutôt l’expulsion des mollahs et de leurs forces.

Poursuivre la politique de complaisance vis-à-vis de l’Iran alors que ce pays refuse de respecter la résolution 1696 du Conseil de Sécurité de l’ONU appelant à la suspension de l’enrichissement d’uranium et défie ouvertement la communauté internationale en annonçant la mise en marche d’une seconde cascade de centrifugeuses pour la production d’uranium, tout en accélérant ses activités terroristes au Moyen Orient, est une récompense pour ses actes déplacés. Cela aurait des conséquences sérieuses pour le Moyen Orient tout entier, ainsi que poutr la paix et la stabilité dans le monde.

Au lieu de cela, dans le cadre de la révision actuelle de la politique, l’Occident doit se demander ce que les oppresseurs brutaux du peuple iranien craignent le plus. Ce n’est certainement pas les Etats-Unis ni la Grande-Bretagne.

Ce qu’ils craignent c’est la démocratie et ceux capables de l’instaurer, soit les 95 pourcent d’Iraniens qui méprisent ce régime et le Conseil national de la Résistance iranienne. Le CNRI est dirigé par une femme courageuse, Mme Maryam Radjavi, qui est l’antithèse de tout ce que les ayatollahs représentent.

La réaction furieuse de Téhéran aux visites de Mme Radjavi cette année à l’Assemblée parlementaire du Conseil d’Europe, au Parlement européen, au Sénat belge et au Parlement norvégien indique clairement à quel point les ayatollahs craignent le véritable représentant du peuple iranien.

En Norvège, Mme Radjavi a bien fait comprendre que le monde n’avait pas à choisir entre une intervention militaire étrangère et l’apaisement des dirigeants religieux iraniens. Elle a déclaré : « Il existe une troisième option : un changement démocratique amené par les Iraniens et leur Résistance organisée. J’ai fait un rêve : un Iran libre sans exécution ni torture, un Iran libre et démocratique, un Iran où la tolérance et la paix pourraient s’épanouir et un Iran en paix ».

C’est là que réside la solution à la crise actuelle au Moyen orient. L’Occident doit immédiatement adopter une politique ferme vis-à-vis du régime iranien.

Par ailleurs, il doit retirer les obstacles placés sur le chemin du peuple iranien vers la liberté en commençant par ôter l’étiquette injuste de terroriste placée sur l’OMPI.

Si l’Occident avait le courage et la volonté de suivre cette voie, nous pourrions voir très prochainement un Moyen Orient très différent.

Sinon, un autre conflit est inévitable.

 

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