CNRI, 7 février Des centaines de partisans de lorganisation des Moudjahidine du peuple dIran et du CNRI, coalition de groupes démocratiques iraniens, et des personnalités ont manifesté à Munich alors que se tenait la 42e conférence sur la politique de sécurité qui avait pour thème cette année, « les menaces posées par le régime du clergé iranien ».
Environ 300 dignitaires de 50 Etats, y compris plus de 40 ministres de la défense et des affaires étrangères, ont assisté au forum. On remarquait la chancelière allemande, Angela Merkel, les ministre allemands de la défense, Franz-Josef Jung, et des affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, le secrétaire américain à la défense, Donald Rumsfeld, la ministre française de la défense, Michèle Alliot-Marie, son homologue britannique, John Reid, et le secrétaire général de lOTAN, le général Jaap de Hoop Scheffer.
Les manifestants ont appelé à des sanctions sévères et globales contre le régime intégriste de Téhéran. Ils ont souligné quil était temps darrêter la politique de complaisance et que toute tentative de conciliation serait perçue comme un signe de faiblesse de la communauté internationale.
Un manifestant de Hambourg qui entretient des liens très proches avec les milieux daffaires a dit aux journalistes sur place que le régime dépendait beaucoup de ses relations économiques avec loccident. « Les religieux ont plus besoin de loccident que loccident du régime. Cest une question de survie pour le régime. Il y a eu de vastes manifestations à travers le pays à cause de lincompétence du régime en matière de gestion de léconomie. Plus de 80% des Iraniens vivent sous le seuil de pauvreté selon les chiffres officiels », a dit Amir qui est en contact étroits avec le monde des affaires en relation avec le Moyen-Orient à Hambourg. « La situation actuelle a affecté le commerce avec lIran et beaucoup de sociétés iraniennes ont transféré leurs actifs hors du pays à cause dun avenir incertain. »
La solution au problème de lIran cest un changement de régime par le peuple et sa résistance organisée, a dit une manifestante. Badri, 45 ans, originaire de Téhéran et depuis trois ans en exil a mis laccent sur son soutien à la troisième voie de Maryam Radjavi pour un changement démocratique en Iran. Pour elle, personne ne veut de guerre, ni les Iraniens, ni les autres peuples du monde. « Laissez lIran aux Iraniens, ils soccuperont des mollahs. Retirez lOMPI des listes des groupes terroristes et levez toutes les restrictions imposées à la Résistance iranienne par lOccident, vous verrez ensuite comment les mollahs seront renversés. »
La manifestation a reçu un grand soutien du public et des médias, particulièrement la télévision et les radios locales qui se ont diffusé des reportages à ce sujet.

