lundi, novembre 28, 2022
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Mme Radjavi, le combat que vous menez est important – Bruno Leroux

CNRI – « Le changement est un beau mot. Il doit s’appliquer partout, et je vous souhaite Mme Radjavi de pouvoir le connaitre, voire de l’incarner, le plus rapidement possible », a déclaré Bruno Leroux président du groupe SCR à l’Assemblée, le 20 février dans une conférence.

Organisée à l’initiative du Comité parlementaire pour une Iran démocratique, la conférence portant sur « les perspectives en 2013 au Moyen-Orient et en Iran, le rôle de la France », a rassemblé de nombreux députés de tous bords et a invité Mme Radjavi la présidente de la résistance iranienne, à venir s’exprimer. Video

Voici l’intervention de Bruno Leroux :

Il était d’abord normal que je vienne devant vous m’excuser que vous ayez pu tenir des réunions dans cette salle sans que je vienne vous saluer. Et c’était véritablement une impossibilité d’agenda, tout comme aujourd’hui d’ailleurs puisque le mercredi nous sommes entre toute une série de réunions qui vont m’obliger à partir dans quelques minutes pour préparer la séance des questions d’actualités. Mais je tenais d’abord à venir vous saluer, parce que vous êtes dans la salle du groupe socialiste et ce n’est pas simplement un symbole. Pour nous c’est aussi, en tout cas pour une très grande partie d’entre nous, beaucoup de parlementaires sont ici, que vous soyez dans cette salle, c’est un symbole mais c’est aussi un engagement, et je souhaitais venir vous le dire aujourd’hui.

Je veux bien entendu saluer mon collègue Dominique Lefebvre, l’ensemble des parlementaires présents, et surtout Maryam Radjavi, puisque la présidente du Conseil national de la résistance iranienne, que vous recevez aujourd’hui, que nous recevons aujourd’hui et dont nous connaissons tous l’engagement. Vous savez quand on est député de la Seine st Denis, c’est-à-dire tout près du Val d’Oise, quand on est en contact régulier avec les parlementaires qui ont accompagné depuis de longues années ce combat et qui a nécessité des discussions entre nous, sur lequel nous avons nécessité toujours à confronter les moyens, qui sont les moyens de notre action. Parce qu’il peut y avoir des buts en politique que nous fixons en commun et puis les moyens de notre action dont nous discutons les situations.

Moi j’ai suivi depuis de très, très longues années votre engagement et être aujourd’hui ici à cette tribune à votre gauche, mais n’y voyez rien puisque Dominique Lefebvre est à votre droite, c’est tout simplement que vous êtes bien encadrée aujourd’hui, tout simplement, c’est véritablement un honneur pour moi.

Je veux aussi saluer, parce que dans cette Assemblée, je crois que ce que nous sommes ici, les parlementaires socialistes qui sont dans cette salle, mais je vois André [Chassaigne] qui est ici, je sais qu’il y a des collègues d’autres sensibilités, il y a ceux qui ont accompagné ce combat au sein de cette assemblée pendant des années, je vois Yves Bonnet, je vois François Colcombet, qui sont ici, je crois qu’il y a là encore des objectifs, à condition qu’ils soient bien expliqués, et ces réunions y participent, le travail qui est fait aussi sur ce que j’appelle « l’avenue de la résistance iranienne », c’est-à-dire la rue de l’université, entre le 101 et le 128, qu’on pourrait rebaptiser « avenue de la Résistance iranienne », tant le travail de conviction qui y est fait par des amis, ceux que je côtoie ici régulièrement, tous les jours, est utile. Parce que, vous savez quand on se bat pour la démocratie, quand on se bat pour le changement on n’en fait jamais trop. On ne va jamais trop au contact, on ne va jamais trop à l’explication, et donc cela me semble aussi important.

Je ne vais pas revenir, vous l’avez fait aujourd’hui, sur la complexité de la situation en Iran, sur la complexité de la situation dans la région, sur ses interactions qui s’opèrent aujourd’hui avec des pays qui sont en mouvement autour de nous, que ce soit l’Irak, que ce soit les événements en Syrie. Ce sont tous les sujets dont vous débattez aujourd’hui et sur lequel je pense que la France, vous l’avez noté dans le débat, mais la France a partout un rôle à jouer.

Ce que je veux dire ici c’est que le combat qui est le vôtre pour un Iran démocratique et laïc est un élément essentiel pour le futur, pour le futur de l’Iran, pour le futur de sa population, mais aussi pour le futur de toute cette région. Et c’est en cela que le combat que vous menez aujourd’hui est un combat important.

Et moi, je suis venu vous dire que le changement est possible partout. Il n’y a pas de pays qui ne voit jamais de changement. Il n’y a pas de pays qui ne se révolte pas, il n’y a pas de pays qui ne décide pas de mettre fin, pour passer à autre chose, à un système. Tout cela nécessite bien entendu de la préparation, de l’organisation. Mais moi je suis convaincu aujourd’hui, et ce n’est pas à nous de le faire bien entendu à votre place, mais c’est à nous ici d’en favoriser la possibilité d’expression : oui aujourd’hui un changement est possible et il semble qu’il y ait des conditions réunies pour un changement possible. Si les débats, si la prise de conscience, si les propos que nous pouvons tenir ici peuvent contribuer à ce qu’il y ait ces changement pour un Iran démocratique et laïc, eh bien, ce sera une petite pierre que nous apporterons à la construction qui est la vôtre, sans le faire à votre place, mais en essayant de faire en sorte que votre voix puisse porter et puisse arriver jusqu’à ce changement.

Voilà, je ne veux pas aller plus loin. Vous avez encore de nombreux intervenants, mais vous dire la disponibilité qui est celle de cette salle. Elle ne bouge pas. Elle ne change pas. Elle est disponible jusqu’au moment où vous n’en aurez plus besoin. Pour l’instant je vous appelle à vous en servir comme vous le pouvez et à nous mobiliser comme il le faut. Je sais que Dominique suit pour notamment le groupe socialiste, ces questions particulièrement attentivement. Il se fait le relai autour de nous. Il y a nécessité toujours à mieux expliquer.

Voilà je voudrais terminer par un message, qui est un message aujourd’hui d’espoir. Un message d’espoir parce que le combat politique que vous menez, les victoires qui ont été rappelées par Dominique tout à l’heure, ouvrent la voie à ce qui peut être demain, je reprends le terme parce que nous l’avons utilisé pendant la dernière campagne, je ne vais pas bien entendu comparer à rien, rien n’est comparable aujourd’hui. Mais enfin le changement est un beau mot. Il doit s’appliquer partout, et je vous souhaite Mme Radjavi de pouvoir le connaitre, voire de l’incarner, le plus rapidement possible.

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