lundi, janvier 30, 2023
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Maltraitance des prisonniers politiques par le régime iranien

Maltraitance des prisonniers politiques par le régime iranien

Il y a plus de deux semaines, les autorités du régime iranien avaient secrètement transféré un prisonnier politique en isolement cellulaire à la prison centrale de Karaj. Depuis, personne ne l’a revu, ni eu de ses nouvelles. Même les membres de sa famille, inquiets de son état de santé, n’ont reçu aucune nouvelle de lui.

Mehdi Farahi Shandiz, qui purge une peine depuis 12 ans, sur la base de fausses accusations relatives à la sécurité nationale, pour avoir insulté le Guide Suprême Ali Khamenei, n’a eu aucune communication avec sa famille depuis le 10 février.

Il a été placé en isolement cellulaire le 11 février, à l’occasion du 40e anniversaire du régime des mollahs, après avoir scandé « à bas le dictateur » et « à bas Khamenei », en signe de protestation contre les quatre décennies de règne tyrannique des mollahs. Selon nos sources, des gardiens pénitentiaires l’auraient attaqué dans sa cellule et l’auraient battu lors de son transfert.

Malheureusement, ces cas sont légions. Farahi Shandiz a été soumis, tout au long de son incarcération, à d’innombrables tortures physiques et mentales et s’est régulièrement vu refuser des soins médicaux.

Torture médicale
En Iran, le refus de traitement médical aux prisonniers politiques est également une pratique courante, notamment pour les punir, pour obtenir de faux aveux ou intimider les prisonniers qui défient les autorités.

Le régime des mollahs devrait être tenu responsable des décès qui auraient pu être évités ou des blessures de milliers de prisonniers politiques qui ont été privés des soins médicaux adéquats.

La prison de Raja’i Shahr

Depuis mi-décembre 2018, le régisseur de la prison de Raja’i Shahr refuse aux prisonniers politiques, les traitements médicaux vitaux que beaucoup attendaient depuis longtemps. Il affirme, pour se justifier, que cela est dû au fait qu’un prisonnier, condamné pour meurtre, s’est échappé alors qu’on le transférait dans un centre médical. Il a, cependant, refusé d’expliquer pourquoi c’était uniquement les prisonniers politiques qui subissaient ce genre de traitements.

Voici les prisonniers politiques de la prison de Raja’i Shahr à qui l’on refuse des soins médicaux pour leurs problèmes de santé graves :

• Saeed Shirzad, qui a de sérieux dommages au niveau de ses deux reins et qui pourrait les perdre s’il ne bénéficie pas du traitement pour lequel sa famille a déjà payé.

• Hassan Sadeghi, qui risque de perdre la vue suite aux tortures infligées par les autorités pénitentiaires.

• Majid Assadi, qui souffre de plusieurs maladies, notamment l’ulcère, l’ulcère duodénal, le kyste du foie, la hernie discale lombaire et de la spondylarthrite ankylosante.

• Shahram Mansourpour, qui doit être opéré d’urgence après une inflammation de disque intervertébral.

Arash Sadeghi, à qui il a été diagnostiqué une forme rare de cancer des os.

• Mohammad Banazadeh Amirkhizi, un homme âgé souffrant d’une déchirure de ménisque dans sa jambe.

• Hamzeh Savari, qui souffre d’une tumeur douloureuse au genou.

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