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Madrid : Conférence internationale sur l’Iran

L’augmentation sans précédent du nombre des exécutions, l’accélération du projet nucléaire, le massacre de peuple syrien par le régime iranien et l’échec de la politique de complaisance, rendent de plus en plus crucial le soutien pour un changement de régime en Iran et la reconnaissance de la Résistance iranienne.ISJ, 19 décembre – Le 19 décembre, à l’invitation du Comité international pour l’application de la Justice, qui fédère quelque 4000 parlementaires des deux côtés de l’Atlantique, une conférence internationale, intitulée «Iran : Crise et solutions » s’est tenue à Madrid, en Espagne, sous la présidence de M. Alejo Vidal-Quadras, Vice-président du Parlement européen. L’oratrice principale était la présidente élue de la Résistance iranienne Maryam Radjavi. Les questions essentielles abordées lors de la conférence portaient sur la situation des droits humains en Iran, la crise nucléaire, le soutien total du régime iranien au dictateur syrien, les solutions et la politique de l’Union européenne concernant le régime iranien et son opposition démocratique.

 

Parmi les intervenants, figuraient également le sénateur José Maria Chiquillo, porte-parole pour les Affaires étrangères du Parti populaire au Sénat ; le député Jordi Xucla, porte-parole des Affaires étrangères du parti de la Convergence et de l’Union à la Chambre des députés ; Irene Lozano, porte-parole des Affiares étrangères du parti de l’Union du Progrès et de la Démocratie ; Fransisco Jose Alonso Rodriguez, président de la Ligue des droits de l’homme espagnole ; le Dr. Alejo Vidal-Quadras, vice-président du Parlement européen et président du Comité international pour l’application de la Justice ; Patrick Kennedy, membre du Congrès américain (1991-2011) ; Me Juan Garces, éminent juriste international, qui a été conseiller politique du président chilien Salvador Allende, et Paulo Casaca ancien eurodéputé.

Le 18 décembre, Mme Radjavi a été accueillie dans une réunion commune des commissions des Affaires étrangères, de l’égalité et de la coopération internationale du Sénat, ainsi que dans une réunion du groupe des droits de l’homme de la Chambre des députés espagnols. Les parlementaires espagnols ont entendu Mme Radjavi sur la situation en Iran.

Les participants ont salué les sacrifices faits par Mme Radjavi et le mouvement qu’elle dirige dans la lutte contre la dictature théocratique en Iran pour instaurer la démocratie dans ce pays. Ils ont estimé que les efforts admirables d’Alejo Vidal-Quadras, en soutien à la résistance du peuple iranien, en particulier son soutien aux Moudjahidine du peuple dans les camps d’Achraf et Liberty, étaient un symbole digne de respect de la solidarité des peuples d’Europe, spécialement du peuple espagnol, avec le peuple iranien et sa Résistance.

Les participants à la conférence ont souligné les points suivants :

1. Ils ont condamné les violations critiques et systématiques des droits humains en Iran, en particulier les exécutions de masse et l’assassinat des prisonniers politiques sous la torture. Ils ont estimé qu’il faut que les relations économiques et politiques avec Téhéran et leur développement soient subordonnés à l’amélioration de la situation des droits humains, et que le dossier des violations des droits humains en Iran, en particulier des violations des droits des femmes, soit renvoyé devant le Conseil de sécurité de l’ONU.

2. Tout en condamnant les manœuvres répressives et les pressions contre les résidents d’Achraf et de Liberty, ils ont appelé à la garantie de la protection des habitants et au respect de leurs droits fondamentaux par le gouvernement irakien, en particulier leur droit à la propriété. Ils ont aussi appelé à la désignation du camp Liberty comme camp de réfugiés.

3. Le deuxième avis du Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire qui a été publié, précise que les conditions au camp Liberty sont synonymes de celles d’un centre de détention, ce qui est en contradiction avec le Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Cela fait retentir la sonnette d’alarme pour le Secrétaire général des Nations Unies et les organismes compétents. Or le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU, Martin Kobler, a déclaré que le camp Liberty respectait les normes humanitaires et des droits humains. Martin Kobler a démontré à maintes reprises, y compris dans ses propos lors de la Journée internationale des droits de l’homme, qu’il a pris le parti du gouvernement irakien. Par conséquent, le Secrétaire général de l’ONU devrait nommer un émissaire impartial et compétent pour examiner la situation à Achraf et Liberty et pour résoudre ce problème humanitaire en accord avec les valeurs et les normes de l’ONU.

4. Aujourd’hui, il ne fait aucun doute que la guerre contre la population syrienne et les tueries là-bas sont dirigées par le régime iranien, son Corps des gardiens de la révolution et la force terroriste Qods. S’il n’y avait pas de soutien du régime iranien, Bachar el-Assad aurait perdu le pouvoir il y a longtemps. C’est le régime iranien qui finance cette guerre, en fournit les armes et l’entrainement et la commande. Par conséquent, il est essentiel d’imposer des mesures restrictives à ce régime et dans un premier temps de mettre en œuvre les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU interdisant l’exportation des armes par ce régime.

5. La politique de complaisance a échoué concernant les projets nucléaires du régime iranien. Si la communauté internationale ne favorise pas un régime intégriste doté d’une bombe atomique, en plus des sanctions internationales, elle doit s’aligner sur la volonté du peuple iranien de renverser ce régime. Le changement de régime et l’instauration de la démocratie en Iran est la seule façon de mettre fin au cauchemar d’un Iran intégriste et nucléaire.

6. Compte tenu de la montée sans précédent des exécutions et de la répression, ainsi que des tentatives croissantes par le régime religieux de se doter e l’arme nucléaire, son ingérence dans les pays de la région et l’échec de la politique de complaisance, il est plus important que jamais d’adopter une politique juste et ferme vis-à-vis du régime de Téhéran. Cette politique nécessite un soutien actif à un changement de régime en Iran, un soutien à la Résistance iranienne qui lutte contre le régime des mollahs depuis plus de trois décennies, de reconnaitre la Résistance et d’éliminer tous les obstacles de son chemin.

7. Ils ont apporté leur soutien au plan en 10 points de Mme Radjavi comme une base démocratique pour remplacer le régime des mollahs. Ils ont appelé le gouvernement espagnol à prendre l’initiative d’une nouvelle politique au sein de l’Union européenne en soutenant ce projet, à défendre les droits humains du peuple iranien et à respecter son désir de changement de régime 

Comité international pour l’Application de la Justice (ISJ)
le 19 décembre 2012

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