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L’ordre du jour de Bush et Sarkozy pour l’Iran ?

Par le lieutenant général Tom McInerney et Raymond Tanter*

Human Events, 7 novembre 2007 – En 1776, Benjamin Franklin est allé à Paris comme premier ambassadeur américain pour y trouver un soutien pour l’indépendance de l’Amérique. Franklin a convaincu Paris de reconnaître l’indépendance américaine et a conclu une alliance. Le chercheur  Léo Lemay a écrit : “il ne fait aucun doute que l’Amérique n’aurait pas gagné la guerre d’Indépendance sans l’aide financière et militaire de la France et que Franklin était presque entièrement responsable d’obtenir cette aide.”

Aujourd’hui, Washington a de nouveau besoin de Paris pendant le voyage inaugural de Nicolas Sarkozy en Amérique comme président. La visite de Sarkozy peut avancer la cause des relations franco-américaines comme le séjour de Benjamin Franklin.

À l’ordre du jour de Bush et Sarkozy, on trouve la politique de l’Iran. Mais Washington ne peut pas résoudre seul une crise croissante avec l’Iran et a besoin de Paris pour modeler une politique transatlantique. L’Union européenne (l’UE) possède une force de levier sur l’Iran dans le commerce, les crédits et l’investissement. Les Etats membres de l’UE constituent les principaux partenaires commerciaux de l’Iran, avec 35% de l’ensemble des parts de marché; l’UE fournit 44 % des importations totales de l’Iran.

Les deux présidents reconnaissent qu’avec la bombe, un régime iranien dirigé par une idéologie islamiste agressive créerait une crise internationale sans précédent. Jusqu’ici, cependant, l’horloge nucléaire de l’Iran avance plus rapidement que la diplomatie occidentale en panne sèche.

En droite ligne de la position de Sarkozy comme quoi "l’Iran représente le problème le plus important sur la scène internationale", le 25 octobre Washington a mis sur la liste noire le Corps des gardiens de la révolution islamique et ses filiales à cause de ses responsabilités : sauver le régime clérical de son opposition, exporter le terrorisme et l’islamisme radical, supprimer le peuple iranien et produire des armes nucléaires.

En l’absence une troisième résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU, la France a suggéré aux membres de l’UE désirant mettre en oeuvre des sanctions de ne pas attendre les autres. Si l’UE, sous l’impusion de Paris, imposait des sanctions semblables à celles de Washington sur Téhéran, elle permettrait au régime de sentir la pression d’un occident uni.

Et pour renforcer le front diplomatique, Paris et Washington devraient compter sur la rue iranienne. Les manifestations majeures de protestation contre le ratonnement d’essence en juin indiquent que l’Iran déborde de désillusion et qu’il est mûr pour une diplomatie coercitive.

Etant donné l’instabilité iranienne croissante, il faut considérer trois options : la diplomatie multilatérale, l’action militaire unilatérale et habiliter la population iranienne. L’habilitation renforcerait la diplomatie et rendrait l’action militaire inutile.

Parce que Téhéran a échoué à répondre à l’option diplomatique, l’insistance de l’UE sur la diplomatie va probablement conduire à un Iran nucléaire, ce que les Etats-Unis ne permettront pas. Plus l’Europe insiste sur une option diplomatique qui échoue, plus Washington se dirige vers une option militaire, ce que l’Europe veut éviter avec raison.

Le 27 août, le Président Sarkozy a dit que des sanctions croissantes tout en maintenant la possibilité d’un dialogue avec l’Iran, était la seule politique “qui peut nous permettre d’échapper une alternative que je juge  catastrophique : la bombe iranienne ou le bombardement de l’Iran.”

Pour que la diplomatie coercitive de Sarkozy fonctionne, cela demande que l’occident gagne en force de pression sur Téhéran en renforçant la population iranienne. Ce renforcement exige un mouvement de résistance organisé à sa tete, pas un changement de régime à l’occidnetal, comme lors du renversement de 1953 par le Royaume Unis et les Etats-Unis du gouvernement élu de l’Iran à cet époque. Le rôle que l’opposition iranienne peut jouer est crucial dans une solution iranienne pour le dilemme d’une bombe iranienne ou d’un bombardement l’Iran.

Les Moudjahiddin du peuple (OMPI) et le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) sont des groupes d’opposition iraniens qui menacent la survie du régime extrémiste deTéhéran. Une étude des déclarations de régime par l’Iran Policy Committee constate que Téhéran accorde 350% plus d’attention à l’OMPI qu’à tous les autres groupes réunis.

Après un examen de 16 mois, les Etats-Unis ont constaté en juillet 2004 qu’aucune base ne peseait contre les membres de l’OMPI en Irak en violation des lois américaines, quoique le groupe soit inscrit comme une organisation terroriste par le Département d’Etat. Les interviews par des fonctionnaires de l’État et le FBI n’ont fourni aucune preuve pour accuser les membres de l’OMPI. En juillet 2004, le général Geoffrey Miller, alors vice-commandant en Irak, a annoncé que les membres de l’OMPI étaient des personnes protégées par les Etats-Unis, en vertu de la Quatrième Convention de Genève, qui leur offrait de nouveaux droits.

Ainsi, Président Bush et Président Sarkozy : Retirez l’OMPI des listes terroristes des Etats-Unis et de l’UE.

Et parce que le CNRI n’est pas sur la liste de l’UE, Paris devrait convaincre Washington d’enlever ce groupe de sa liste. Washington réfléchit pour savoir s’il faut enlever ces groupes de ses listes du terrorisme; Ainsi, Sarkozy aura une occasion d’aider les mesures de Bush dans la direction qure la Maison Blanche a déjà prise. Il est  temps maintenant de renforcer des sanctions américaines unilatérales contre Téhéran avec un approche occidentale commune, menée par Paris et Washington, pour renforcer le peuple iranien via ses groupes d’opposition.

L’Ambassadeur Benjamin Franklin serait fier de voir le Président Sarkozy avancer la cause de relations américaines-françaises, renforcer la diplomatie et empêcher la guerre en habilitant le peuple iranien à s’opposer au régime clérical non élu. Un tel mouvement serait compatible avec le dicton de Benjamin Franklin, “la Rébellion aux tyrans est l’obéissance à Dieu.”

*Lieutenant le général retraité McInerney est un analyste de la chaine Fow News et un coauteur : Plan de Victoire dans la Guerre contre le terrorisme (Regnery Publication, une compagnie soeur de HUMAN EVENTS). 

*Le Professeur Raymond Tanter est un ancien membre du Conseil de Sécurité nationale de l’Administration de Reagan-Bush. Il est président du Comité de Politique de l’Iran.
 

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