dimanche, décembre 4, 2022
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L’Occident lance un avertissement à l’Iran

L’Occident lance un avertissement à l’Iran Fox News, Washington – En présence des inspecteurs de l’AIEA, l’Iran a retiré les scellés sur les équipements d’enrichissement d’uranium que l’agence de l’ONU avait bloqué parce que l’Iran violait les traités de non prolifération.

Le retour à son programme nucléaire à l’usine de Natanz a mis en colère les Etats-Unis et les responsables européens qui accusent l’Iran de reprendre ses recherches nucléaires suspectées d’entrer dans le cadre de la quête d’armes atomiques.

Ce geste de l’Iran est une sérieuse évolution dans son affrontement avec l’Occident et s’il continue de défier l’opinion mondiale, le conseil de sécurité de l’ONU n’aura pas d’autres choix que d’imposer des sanctions, a dit le secrétaire de presse de la Maison Blanche, Scott McClellan.
«  Toute reprise de l’enrichissement serait une violation de l’accord passé entre l’Iran et les Européens, » a dit McClellan. « De telles initiatives serait une sérieuse confrontation avec l’occident au sujet du nucléaire iranien. »
« Si l’Iran continue sur ce chemin et que les négociations n’apportent rien, il n’y aura qu’une option à suivre. Et ceci et de référer l’Iran au conseil de sécurité. C’est que nous allons discuter avec nos amis européens et d’autres alliés, » a dit McClellan.
L’Iran commettrait une grande erreur s’il ignorait la communauté internationale à propos du programme nucléaire, a dit le président français Jacques Chirac.
Une déclaration de l’AIEA publiée à Vienne en Autriche, a dit que l’Iran a en effet descellé les équipements, et a dit à l’agence que l’étendue du travail d’enrichissement serait limitée.
« Nous ne reprenons que la recherche, pas plus », a dit le numéro 2 de l’organisation de l’énergie atomique d’Iran, Mohammad Saïdi, lors d’une conférence de presse. « La production du combustible nucléaire » qui comprend l’enrichissement nucléaire « demeure suspendue » a-t-il dit.
Saïdi a refusé de dire si les scellés avaient été brisés, estimant qu’il s’agit « d’un sujet confidentiel entre eux et l’AIEA. »
McClellan a dit que l’Iran qui essaye depuis 18 ans de dissimuler des armes a prouvé que l’inquiétude de la communauté internationale sur ses efforts pour obtenir la technologie nucléaire était fondée.
« Il y a de sérieuses inquiétudes dans la communauté internationale à propos de l’attitude du régime, et étant donné le passé de dissimulation de l’Iran sur ses activités nucléaires et qu’il continue à ne pas respecter les lois internationales, de telles inquiétudes sont bien fondées », a-t-il dit.
A Washington mardi, des analystes qui suivent le programme nucléaire iranien ont conclu que l’Iran n’a jamais gelé ses efforts pour obtenir une bombe atomique et que le geste de mardi le mènerait encore plus près de son but qu’on pensait encore très loin.
Le chef consultant stratégiste, Alireza Jafarzadeh, un des consultants pour Fox News, a insinué que l’Iran a produit au moins 5000 centrifugeuses  pendant les deux ans qu’il disait avoir gelé leurs activités. Jafarzadeh, un militant de l’opposition qui a révélé le site de Natanz en 2002, a dit qu’il pensait que Téhéran avait pré-positionné ces centrifugeuses pour être installés à Natanz avant la « reprise » officielle mardi et que tout était prêt pour la production d’arme bien plus tôt qu’on ne le pensait.
Si l’Iran choisit d’installer ces centrifugeuses, « elles permettraient à l’Iran d’être à seulement deux mois de produire des bombes atomiques, » a-t-il dit dans une conférence de presse qui s’est tenue à l’initiative du Comité de politique iranienne.
Malgré la menace, le ministre des affaires étrangères britannique Jack Straw a dit mardi qu’aucune intervention militaire n’était pour l’instant considérée contre l’Iran.
«  C’est un sujet qui doit être résolu de manière pacifique, mais il comprendra pas mal de pressions diplomatiques sur l’Iran. Nous avons montré notre bonne foi en Europe durant ces deux ans et demi. Je ne crois pas que nous aurions pu faire plus pour tenter de dialoguer avec les Iraniens, » il a dit.
Déjà, les cinq membres permanents du conseil de sécurité de l’ONU ont séparément envoyés des communiqués diplomatiques à l’Iran disant qu’il pourrait faire face à des sanctions si jamais il allait de l’avant avec son programme nucléaire.
Les responsables de l’administration Bush ont dit à Fox News que les communiqués envoyés samedi, sont une étape importante pour bloquer les ambitions nucléaires de l’Iran parce que la Chine et la Russie, qui ont des intérêts économiques énormes en Iran, ont dit dans le passé qu’ils opposeraient leur veto si jamais l’Iran devait être déféré devant le Conseil de Sécurité.
Tout en étant satisfaits que la Chine et la Russie aient lancé des avertissements séparés à l’Iran, les responsables de l’administration Bush avouent rester très prudents à ce sujet et qu’ils veulent pas dire prématurément si ces deux pays soutiendraient la mise en place des sanctions contre l’Iran.
Mais un haut responsable de l’administration a laissé entendre que la Chine et la Russie avaient envoyé leurs démarches sans trop le vouloir et pouvaient à la fin s’opposer à des sanctions. Néanmoins, McCormack a dit que les efforts de la Chine et de la Russie étaient bien vus.
« Je pense que les Chinois sont parfaitement capables de délivrer leurs propres messages, » a dit McCormack. «  Ce que nous faisons, avons fait et que nous continuerons de faire est de continuer de travailler avec eux, travailler avec les russes et d’autres afin que l’Iran reçoive un message clair, consistent et sans ambiguïtés du reste du monde.

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